Cet ouvrage relate le cheminement intellectuel de Richard Hellbrunn, psychanalyste, autrefois professeur de boxe par ailleurs, le conduisant à découvrir comment le corps mis en mouvement dans un cadre protégé libère les affects douloureux, enkystés en nous parfois jusqu'à l'insoutenable. Les personnes violentes ont souvent subi les affres de la violence dans leur histoire personnelle. Leur corps garde la mémoire de cette souffrance, oubliée jusqu'à ne plus pouvoir la dire, ni même parfois la reconnaître en soi. La psychoboxe n'est ni boxe, ni pure psychanalyse. L'auteur emprunte aux deux disciplines revisitées, ce qui permet au corps agi par la violence d'investir l'espace, en sécurité, selon un protocole précis, et de libérer sa parole, parvenant ainsi à la déliaison de la souffrance. L'ouvrage revient sur vingt-cinq années de pratique de la psychoboxe liées à des problématiques de violence : psychothérapie de personnes ayant recours à la violence, ou victimes d'actes violents, écoute et formation de professionnels confrontés à la violence, aux crises et aux conflits au sein d'organisations publiques ou privées. Les principaux objets de la psychoboxe se dégagent du questionnement de Richard Hellbrunn : " le poing " comme intentionnalité pure, " le tenir-debout " position anthropologique, la dynamique " d'incorporation-excorporation ", " le corps de la négation ". Mis en oeuvre dans les processus graduels de combats, ces objets amènent le sujet à se créer un espace de pensée lui permettant de métaboliser la violence en lui. Cette approche psychanalytique corporelle innovante facilite le passage des rives de la souffrance morcelante à celles de la vie unifiée et libre, d'hommes, de femmes, de jeunes et de moins jeunes.
Nombre de pages
180
Date de parution
12/06/2014
Poids
295g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343035338
Titre
A poings nommés. Genèse de la psychoboxe
Auteur
Hellbrunn Richard
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
295
Date de parution
20140612
Nombre de pages
180,00 €
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Résumé : Les auteurs, sous la direction de Richard HELLBRUNN, ont mené un travail destiné aux auteurs de violences intrafamiliales pendant cinq années dans le milieu associatif. Cet ouvrage a l'ambition d'ouvrir un espace de parole pour ces personnes qui ont achevé leur, travail avec eux, afin qu'ils puissent dire ce qu'ils pensent de leur traversée, plus ou moins réussie, de la violence répétitive dans laquelle ils se sentaient enfermés. Ils sont les experts des situations difficiles qu'ils ont su dépasser et démontrent que la violence n'est pas une fatalité dès lors qu'elle est prise en charge dans un processus thérapeutique qui met le corps en jeu et libère la parole. Richard HELLBRUNN et Karima Merah retracent leur aventure associative remplie d'aléas, tant la violence est difficilement prise en compte par nos institutions alors qu'elle concerne tout un chacun. Puis ils posent quelques concepts de psychoboxe qui font écho au précédent livre de Richard HELLBRUNN, A Poings nommés. Françoise STORTZ a recueilli la parole d'auteurs de violence. Elle nous la livre de façon littérale tant cette parole mérite d'être respectée et accueillie dans son authenticité. Ensemble, ils dégagent un espace de liberté qui laisse à penser que la violence intrafamiliale peut être jugulée dès lors que la société la reconnaîtra et portera un autre regard sur elle.
Dire, redire et démontrer que la violence, c'est l'homme dans ce qu'il a de plus archaïque, de plus profond, de plus imprévisible. Proposer ce regard et en tirer des conclusions pratiques pour la prise en charge des sujets encombrés, débordés, écrasés par les effets de la violence. Ecouter sans relâche ce que cette violence peut avoir à dire et à faire à celui ou celle qui en fait l'expérience, agie et/ou subie ; il aura fallu soutenir cette position, institutionnellement et politiquement incorrectePrendre acte que la violence est habitable et pensable en dehors des seules représentations pathologisantes, et par conséquent enfermantes, avant de vouloir coûte que coûte en éradiquer les effets. S'ancrer dans ce savoir sur elle, se poser et mettre en mots ce qui la rend à la fois attirante et repoussante, ceci dans un rapport direct et constant au social, à travers une pratique professionnelle dans une structure de prévention spécialiséeTel est l'ancrage de Richard Hellbrunn qui a pensé puis construit, puis pensé encore et en corps cette approche psychocorporelle de la violence et de ses effets sur le sujet. La psychoboxe est née de ces pensées : ni l'or de la cure psychanalytique type, ni celui de l'exploit sportif mais bien la rencontre "bâtarde" d'un corps en annulation symbolique et d'un regard autre qui produit mouvement et effets de sens. " Pascal Marti
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.