Normal021falsefalsefalseFRX-NONEX-NONE / Style Definitions / table. MsoNormalTable {mso-style-name : "Tableau Normal" ; mso-tstyle-rowband-size : 0 ; mso-tstyle-colband-size : 0 ; mso-style-noshow : yes ; mso-style-priority : 99 ; mso-style-parent : "" ; mso-padding-alt : 0cm 5. 4pt 0cm 5. 4pt ; mso-para-margin-top : 0cm ; mso-para-margin-right : 0cm ; mso-para-margin-bottom : 8. 0pt ; mso-para-margin-left : 0cm ; line-height : 115% ; mso-pagination : widow-orphan ; font-size : 12. 0pt ; font-family : "Aptos", sans-serif ; mso-ascii-font-family : Aptos ; mso-ascii-theme-font : minor-latin ; mso-hansi-font-family : Aptos ; mso-hansi-theme-font : minor-latin ; mso-font-kerning : 1. 0pt ; mso-ligatures : standardcontextual ; mso-fareast-language : EN-US ; } La seigneurie de Beaujeu fut, entre le Xe et le XIVe siècle, au premier rang de la chevalerie française et donna de grands seigneurs attirés par la croisade et l'aventure. Situé entre Cluny, Lyon, le comté de Forez, la Bresse savoyarde et le Dauphiné, le Beaujolais entretint des relations complexes tout autant avec ses puissants voisins qu'avec la royauté capétienne. Entre le Xe et le XIVe siècle, les seigneurs de Beaujeu se sont tenus au premier rang de la chevalerie française. Ces grands seigneurs sont des hommes de guerre : parfois un peu brigands, ils sont surtout attirés par la croisade et l'aventure, contre les Sarrasins ou les Albigeois. Maîtres du Beaujolais, ils doivent faire leur place entre les puissances qui les entourent : l'abbaye de Cluny, l'archevêque de Lyon, le comté de Forez, la Bresse savoyarde et le Dauphiné. Ils fondent des villes et des abbayes ; leur piété les pousse à se faire enterrer à Notre-Dame de Belleville ou à Cluny. D'abord réticents envers les Capétiens, ils comptent bientôt parmi leurs principaux soutiens ; un mariage heureux, à la fin du XIIe siècle, n'a-t-il pas rapproché les deux familles ? Au XIIIe siècle, les Beaujeu sont à leur apogée. Une branche cadette, les seigneurs de Montpensier, donne aux Templiers un de leurs derniers grands-maîtres, Guillaume de Beaujeu. En 1265, Guichard V meurt sans enfants. Sa fille Isabelle, qui a épousé le comte de Forez, exige que son fils cadet, Louis, relève la seigneurie, que ses descendants gouvernent jusqu'en 1400. Etrangement, les Beaujeu n'ont jamais été que des seigneurs : ils n'ont jamais reçu le titre de comte auquel ils auraient pu prétendre. A la fin du XVe siècle, Anne, la toute-puissante fille de Louis XI, la régente du royaume, n'est encore que la " dame de Beaujeu ". C'est sur sa figure que se clôt un volume qui entend relancer l'intérêt pour une famille sur laquelle il reste encore beaucoup à faire.
Nombre de pages
230
Date de parution
05/06/2024
Poids
452g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782958580902
Titre
Les seigneurs de Beaujeu. Xe - XVe siècle
Auteur
Hélary Xavier
Editeur
CIHAM
Largeur
170
Poids
452
Date de parution
20240605
Nombre de pages
230,00 €
Disponibilité
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L'ordre du Temple a-t-il réellement disparu ? Et, avec lui, son fameux trésor ? La malédiction lancée par le dernier grand maître sur le bûcher doit-elle être prise au sérieux ? Les templiers sont-ils les ancêtres des francs-maçons ? Dès la première croisade, on trouve trace des templiers et des combats qu'ils ont menés en Terre sainte aux côtés des croisés. Pourtant, la naissance de l'ordre est aussi mystérieuse que sa déchéance. Du pouvoir réel qu'il a exercé au Moyen Age entre Orient et Occident - notamment grâce à la protection du pape - aux mensonges colportés par le roi de France Philippe le Bel pour entraîner sa chute, partez à la découverte du plus énigmatique, du plus célèbre et du plus fascinant des ordres militaires et religieux.
Pour raconter la pratique de la guerre des rois capétiens, Xavier Hélary s'intéresse d'abord au recrutement, à la composition et à l'organisation des armées: il s'agit de rendre compte du passage d'une armée féodale, dans laquelle les chevaliers servent parce qu'ils sont les vassaux d'un seigneur, à une arme soldée où tous les combattants sont retenus aux gages du roi. C'est ensuite l'évolution des formes de cette guerre qui est envisagé: Saint Louis privilégie la croisade, alors que Philippe le Bel ne fait campagne qu'à l'intérieur de son royaume, contre les princes trop puissants que sont à ses yeux le duc d'Aquitaine et le comte de Flandre. Enfin, l'auteur explique en quoi la guerre favorise la croissance de l'État capétien, évidente autour de 1300. Essor de l'administration et de la fiscalité, emprise sur la noblesse, renforcement du prestige du roi: sans être le facteur exclusif, la guerre telle que la pratiquent les Capétiens contribue fortement au développement de la puissance royale et à la construction de la nation France.
C'est le premier livre consacré à la bataille de Courtrai qui a opposé les chevaliers de Philippe le Bel aux Flamands. Elle est pourtant décisive: Philippe le Bel y a perdu une grande partie de sa chevalerie et surtout de son prestige. Avant Azincourt et Crécy, c'est la première grande défaite de la chevalerie française. Elle signe également la naissance du sentiment national flamand. Pourquoi la guerre a-t-elle éclaté entre Philippe le Bel et ses sujets flamands? Comment une armée de chevaliers, de professionnels de la guerre, a-t-elle pu être vaincue? Pour la postérité, la bataille de Courtrai sera la "bataille des Éperons d'or", la première défaite infligée à une armée de chevaliers par une armée d'artisans. Le 11 juillet 1302, devant les murailles du château de Courtrai, l'armée royale et les milices flamandes sont de nouveau face à face, comme elles l'ont souvent été depuis le début du siècle. Les forces en présence sont déséquilibrées: les troupes flamandes sont composées de 20 000 combattants à pied, alors que les troupes françaises atteignent les 50 000 archers, fantassins et chevaliers. Les Français jugent la victoire facile. Ils s'élancent et dans la précipitation s'embourbent dans les marécages. Les chevaliers, trop lourdement armés, ne peuvent s'extirper du bourbier. Les combattants flamands vont massacrer ces chevaliers à terre. Ce jour-là, la victoire sera flamande. Périssent ainsi Robert d'Artois, chef de l'armée et cousin du roi de France, le connétable de France, les deux maréchaux de France, le garde du sceau et des barons en grand nombre. Sur les cadavres qui parsèment le champ de bataille, les Flamands vainqueurs ramassent par centaines les éperons dorés qui sont l'attribut des chevaliers. En Belgique, on commémore encore chaque année le jour de la bataille, devenu jour de fête nationale. Pour les Flamands, cette victoire sonne le début de leur indépendance et acquiert une valeur symbolique.
25 août 1270 : Saint Louis s'éteint dans le camp de l'armée croisée, près de l'ancienne Carthage. Partis au début du mois de juillet d'Aigues-Mortes, les barons et les chevaliers qui ont pris la croix à la suite du roi de France ont débarqué à Tunis quelques jours plus tard. Paralysés dans l'attente toujours différée du roi de Sicile, épuisés par les chaleurs de l'été tunisien, les croisés sont rapidement décimés par la maladie qui emporte le roi et plusieurs hauts personnages. Après quelques combats menés pour sauver les apparences, l'armée croisée rembarque au mois de novembre. La destruction de la flotte dans un port sicilien par une tempête empêche l'expédition de se poursuivre en Terre sainte. Les croisés n'ont plus d'autre choix que de rentrer en France. Entreprise à grands frais, précédée de nombreux préparatifs de toutes sortes, la Huitième et dernière croisade est un échec complet. C'est le récit d'un désastre qu'entreprend ce livre, depuis la prise de croix de Saint Louis en 1267 jusqu'au retour de l'armée croisée au printemps 1271. Un désastre à méditer en ces temps de crispations et de confrontations.
Charansonnet Alexis ; Gaulin Jean-Louis ; Hélary X
Annexion, rattachement ou réunion ?? Le bon terme n'est pas facile à trouver, tant le processus qui a conduit les Lyonnais à devenir de bons et fidèles sujets du roi de France a été long et tortueux. Les mots latins du droit (permutatio, annexio, superioritas, imperium, potestas, auctoritas...) employés par les médiévaux eux-mêmes accentuent encore cette difficulté. Une chose est sûre ? : jusqu'au début du XIVe siècle, la ville relève sans aucun doute possible de l'Empire - séquelle des lointains partages qui ont divisé l'empire de Charlemagne. Mais, depuis saint Louis, les Capétiens ont mis à profit les querelles incessantes qui opposent l'archevêque et les bourgeois de Lyon pour intervenir dans les affaires de la ville. C'est sous Philippe le Bel (1285-1314) que la mainmise se fait plus pesante. En 1307, les "? Philippines ? " fondent la souveraineté du roi sur Lyon ? ; en 1310, l'armée royale vient à bout des velléités de résistance de l'archevêque ? ; à partir de 1313, Lyon est le siège d'une sénéchaussée royale nouvellement créée. Tout s'est joué en quelques années. Philippe le Bel et ses conseillers ont montré leur opiniâtreté. Quand la mauvaise foi et la duplicité n'ont pas suffi, ils n'ont pas reculé devant l'usage de la force. A la mort du "? Roi de fer ? ", les Lyonnais sont français. C'est pour mieux comprendre l'entrée de Lyon dans le royaume de France qu'une vingtaine d'historiens ont joint leurs efforts. Il leur a paru nécessaire, en effet, de reprendre la réflexion sur la situation particulière de Lyon à partir du IXe siècle et de la conduire jusqu'au début de l'époque moderne, quand la ville accueille les rois de France sur le chemin des guerres d'Italie. Grâce à leurs contributions, c'est l'histoire toute spéciale d'une ville-frontière, entre France et Empire, qui se trouve éclairée d'un nouveau jour.
Une somme médiévale traite-t-elle forcément de théologie ? Un conseil émane-t-il nécessairement d'un juriste ? Les codifications en termes de genres dans la littérature sont chose courante et les écrits médicaux en relèvent aussi, au Moyen Age comme à l'époque moderne ; les formes en usage y sont nombreuses, et aux traités et commentaires, s'ajoutent les conseils et quaestiones, les compendia, les summae, les livres de recettes et antidotaires, les aphorismes, les practicae, les régimes, les reportationes, etc. Face à la pluralité des intitulés et des formes discursives, les auteurs de ce volume ont souhaité réfléchir à ce qui faisait le genre, dans le domaine médical : le critère est-il l'unicité de l'objet examiné? Une unité thématique ? Une forme d'écriture spécifique ? La manière dont le texte est désigné par son auteur ? Ou encore, pour le livre manuscrit comme pour les premiers imprimés, le classement proposé par des copistes, des lecteurs voire des éditeurs ? Enfin, peut-on appliquer au Moyen Age comme à l'époque moderne un outil méthodologique qui serait la notion de genre éditorial ? Autant de questions auxquelles onze contributions de spécialistes d'histoire de la médecine dans des aires géographiques et à des époques variées, de la tradition médicale antique jusqu'au XVIe siècle, tentent ici d'apporter chacune un élément de réponse.
Si saint Pierre et saint Paul étaient devant les inquisiteurs, aussi bons chrétiens qu'ils fussent et qu'ils soient, les inquisiteurs les traiteraient assez mal pour leur faire confesser l'hérésie" , plaidait Bernard Délicieux devant Philippe le Bel en 1303. C'est sur le Midi de la France, où ceux que l'Eglise traquait et condamnait comme hérétiques se qualifiaient eux-mêmes de "bons hommes" , qu'a porté l'essentiel des études de Jean-Louis Biget : rassembler ici trente-quatre de ses articles écrits depuis 1971 permet de faire ressortir toute la richesse et l'unité d'une recherche majeure sur les dissidences religieuses dans la France médiévale. Né en 1937, Jean-Louis Biget, élève, maître de conférence puis professeur à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, a concentré l'essentiel de ses travaux sur la région languedocienne médiévale, principalement Albi, et fut précurseur dans la relecture des mouvements hérétiques de l'Occident médiéval ; il est aujourd'hui une référence de premier ordre en ce qui concerne l'histoire des hérésies languedociennes et de l'Inquisition, en France comme à l'étranger. Dans ce livre fort de plus de neuf cents pages, il porte son regard sur les nombreux aspects des dissidences languedociennes médiévales.
Alleu " est l'un des termes les plus employés pour désigner la propriété foncière au Moyen Age central. Quant à l'" alleutier ", petit ou grand propriétaire libre, il est une figure traditionnelle de l'historiographie, classiquement opposée au vassal, au tenancier et au serf. Les alleux sont le plus souvent documentés au moment où ils sont absorbés par une seigneurie ; les alleutiers semblent donc chroniquement menacés de tomber sous la coupe de plus puissants qu'eux. Ils continuent pourtant d'apparaître dans les sources, ce qui est généralement interprété en termes de résistance. Les auteurs de ce livre réévaluent les rapports de l'alleu avec la seigneurie et la féodalité dans la France, l'Italie et la Catalogne des Xe-XIIe siècles, c'est-à-dire avant la redécouverte du droit romain et la formation de la doctrine dite du " domaine divisé " qui a défini les droits respectifs des seigneurs et des tenanciers. A la lumière des recherches récentes sur les évolutions socio-juridiques propres à cette période ? dont l'interprétation a été profondément renouvelée depuis vingt ans ? il apparaît que l'alleu n'est pas une butte-témoin de la propriété romaine, un îlot de liberté qui résisterait au féodalisme avec plus ou moins de succès. Il se distingue de la tenure ou du fief, mais imparfaitement, inégalement selon les régions considérées. Il désigne une terre librement conservable, transmissible et aliénable et, en ce sens, il est bien une propriété foncière. Mais la propriété de ce temps ? comme déjà, à certains égards, celle de Rome ? doit être comprise comme relative, dépendante de la condition personnelle du propriétaire et de sa situation par rapport aux pouvoirs supérieurs. C'est ainsi que peuvent être résolues les apparentes contradictions que présente la documentation et notamment celle-ci : que l'alleu soit par excellence la terre du noble mais qu'il puisse pourtant appartenir à un serf.