Jonathan Lasker. Edition bilingue français-anglais
Hegyi Lórand ; Griffay Marie
FAGE
22,00 €
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EAN :9782849753675
Le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole poursuit sa présentation de la scène artistique new-yorkaise avec l'oeuvre de Jonathan Lasker. Jonathan Lasker (né dans le New Jersey en 1948) étudie l'art dans les années 70 à une époque dominée par l'art conceptuel et qui laisse peu de place à la pratique de la peinture. En réaction et afin de désavouer la mort supposée de ce médium, Lasker se donne pour but d'inventer une nouvelle forme de peinture qui réengage les éléments tels que la ligne, le plan, la couleur, tout en affirmant la présence physique des "choses" représentées, entre abstraction et figuration, entre structuralisme et narration. Il est en cela l'un des plus importants pionniers de la peinture post-moderne américaine. Largement exposées aux Etats-Unis et en Europe, ses peintures sont présentées pour la première fois à l'occasion d'une exposition personnelle dans un musée français. Ce catalogue, composé d'un essai et d'une interview inédits, offre une vue générale sur le travail accompli depuis 1977.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
95
Date de parution
13/05/2015
Poids
828g
Largeur
246mm
Plus d'informations
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EAN
9782849753675
Titre
JONATHAN LASKER
Auteur
Hegyi Lórand ; Griffay Marie
Editeur
FAGE
Largeur
246
Poids
828
Date de parution
20150513
Nombre de pages
95,00 €
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Le Prix des Partenaires, doté d'une exposition et d'une publication, est attribué à un jeune artiste vivant en France par le Club des Partenaires du Musée d'Art Moderne de Saint-Etienne Métropole. Pour cette initiative unique en France, le jury a récompensé Marina Perez Simâo, née en 1980 au Brésil, pour son travail d'une très grande finesse, essentiellement sur papier et centré sur la figure humaine, qui se développe sur plusieurs registres aux influences riches et diverses liées à son parcours et sa formation.
La compréhension, décidai-je, n'était plus pour moi ni un but ni une nécessité. Ce qu'il me fallait à présent était la reconnaissance, l'acceptation quasi physique de la réalité comme bloc complexe - des images centripètes, des noyaux de l'être, non plus son analyse. Il me fallait un moyen de capter et de retenir des bouts de vie hautement concentrée. Il me fallait un moyen d'utiliser ceux-ci. Il me fallait un moyen de garder les perceptions entières, de " tirer bien, pas droit"."
Veronika Holcova est née à Prague en 1973. Plus connue pour ses peintures aux paysages idéalisés, romantiques, habités de personnages étranges et tournant souvent le dos au spectateur, elle présente au Musée de Saint-Etienne un ensemble exceptionnel regroupant 120 dessins réalisés entre 2008 et 2011, sorte de journal intime dessiné. La série s'intitule Diary Records (Archives du quotidien) et regroupe un ensemble de souvenirs enregistrés chaque jour dont ce catalogue offre une sélection. Les dessins sont tous réalisés à l'huile sur un papier artisanal. Des figures à peine esquissées, des personnages fantastiques, une nature personnifiée, souvent très colorée, des interactions suggérées sont autant de motifs délicats qui viennent habiter la page blanche sans jamais la saturer. Des scènes de la mythologie ou des textes saints sont également parfois rejouées avec un recul ludique les rendant presque anodines. L'univers que propose cette jeune artiste est celui des contes et des chimères, qui irradie d'une étrangeté familière peuplée de silhouettes, de fleurs, de jeux d'acrobates, de masques et d'êtres hybrides. Le monde de Veronika Holcova est un imaginaire sensible et délicat, proche d'une forme de poésie surréaliste libérée des frontières du temps et de l'espace, tournée vers la nature et la vie. Son "journal" offre un condensé d'images mystérieuses et légères, loin de tout ancrage réel ou tragique, à même de faire resurgir des souvenirs d'enfance, de naïveté face au monde, d'évasion grâce à des visions révélées.
L'exposition de La maison rouge réunit pour la première fois en France plus de cent cinquante oeuvres de l'artiste rom Ceija Stojka, née en Autriche en 1933. Déportée à l'âge de dix ans, elle survit à trois camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen. C'est à cinquante-cinq ans, qu'elle rompt le silence et se lance dans un fantastique travail de mémoire, lequel donne naissance à plusieurs récits et à plus d'un millier d'oeuvres, encres, gouaches et acryliques sur toile ou papier, alors qu'elle est autodidacte. Elle devient ainsi la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner de son expérience concentrationnaire, contre l'oubli et le déni, contre le racisme anti-rom ambiant en Autriche et en Europe. L'ensemble de ce qu'elle laisse à sa mort en 2013, donne la sensation d'un grand journal sans chronologie, où peintures et écrits, s'entremêlent pour restituer les souvenirs cauchemardesques d'une enfant sur ce qu'on appelle Samudaripen ou génocide tsigane. Ce catalogue, réalisé à l'occasion de l'exposition, s'attache à restituer fidèlement l'esprit de l'artiste, sa singularité, sa force de vie et dévoile un travail pictural hors du commun.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.