1492, date cruciale dans l'histoire de l'Europe. Au-delà des fêtes anniversaires, la réflexion, pour comprendre le sens d'une conquête et accomplir son oeuvre, se tournera naturellement vers son artisan majeur : Christophe Colomb. Pour répondre à cette interrogation, quel meilleur guide que le Génois ... Lui, le héros, est porté par l'énergie d'un siècle : celle des progrès de la navigation et de la cartographie, d'une économie irréversiblement planétaire, d'une poursuite du grand récit de croisade. Rencontrant son époque, le navigateur reste profondément original. Il voyage en artiste, avec de faibles moyens financiers, devance par son succès l'élan de son milieu. Christophe Colomb, le "médiéval", ouvre la voie au monde moderne et il en montre l'impérieuse nécessité. Mais quels rivages furent abordés ? La découverte de l'Amérique, c'est aussi l'Europe réinventée. Si ses limites géographiques volent en éclats, ses frontières mentales se précisent : il existe d'autres humanités, des civilisations sans le Christ ! Les richesses du Nouveau Monde, espoir d'une Europe en formation, donnent la priorité aux valeurs de l'expansion, à l'exploitation. Sous le pavillon de la Santa Maria, toute la terre, bientôt, sera conquise. Lourde découverte. Elle trouve sous le regard aigu de l'historien plus de clarté par le portrait d'un homme, fils de modeste tisserand, petit levrier soulevant l'univers.Jacques Heers est agrégé d'histoire et docteur ès lettres, professeur à l'université de Paris Sorbonne (Paris IV). Il est l'auteur de biographies remarquées : Marco Polo, Machiavel parues aux Editions Fayard et La Vie quotidienne àla cour pontificale au temps des Borgia et des Médicis 1420-1520, aux Editions Hachette.
Nombre de pages
394
Date de parution
28/08/1991
Poids
547g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782010179587
Titre
Christophe Colomb
Auteur
Heers Jacques
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
150
Poids
547
Date de parution
19910828
Nombre de pages
394,00 €
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L'historien, à juste titre, condamne l'esclavage, mais le voit volontiers dans un passé lointain ou dans un contexte colonial. Le marchand d'esclaves est étranger ou conquérant. Comment en admettre la pratique dans son propre passé ? Avons-nous un seul livre sur l'esclavage en pays musulmans ? Sur les chasseurs et les convois de captifs noirs vers les comptoirs de l'Islam ? Le sordide trafic des négriers sur les côtes occidentales d'Afrique n'aurait jamais pris une telle ampleur sans les mercantis maures ou noirs, sans les potentats de l'Intérieur qui razziaient et jetaient sur les marchés des troupes de malheureux prisonniers. Et en occident ? Entre chrétiens même ? Nos manuels n'en parlent pas : reflet d'une éthique, d'une gêne aussi. Pourtant l'esclavage a bel et bien existé, pour les femmes surtout, amenées d'Orient, domestiques en Italie, en Espagne et en Provence. Un phénomène qui marque la société en profondeur, impose une teinte particulière aux rapports humains, suggère une autre idée de la ville médiévale du Midi.
On a longtemps expliqué l'émergence et la croissance des villes au Moyen Age en Occident grâce à l'essor des activités marchandes et industrielles, à celui des trafics et à la montée d'hommes nouveaux. Sans nier le poids de ces facteurs économiques, Jacques Heers insiste sur le rôle des structures politiques et des affrontements pour la maîtrise du pouvoir. Le paysage urbain fut ainsi construit en fonction d'autres conditions : asseoir des implantations solides, ménager des voisinages et des clientèles, renforcer des solidarités... Car l'aménagement de la ville dès qu'il prend de l'ampleur, résulte inévitablement de l'affirmation d'un pouvoir. Ce ne fut jamais oeuvre de paix et d'entente sereine, mais signe de victoire, marque de conquête et de domination.
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
René Thom, médaille Fields 1958, a conçu la théorie des catastrophes dans les années 1960 comme un ensemble de modèles mathématiques applicables en biologie et en linguistique. Mais, en ces temps de défaite de la pensée, où seul compte le résultat, aussi insignifiant soit-il, sa démarche apparaît bien solitaire. Apologie du logos retourne l'anathème lancé par Heidegger - "la science ne pense pas" - en injonction : "la science ne cherche qu'à transformer le monde, alors qu'il s'agit de l'interpréter". Ce parti pris de l'intelligibilité des choses conduit à une recherche du sens dans les domaines les plus divers : de la danse aux régulations biologiques, du prolongement analytique à la tectonique des plaques et aux révolutions politiques, de l'ontologie aporétique à la critique de la méthode expérimentale. Recueil des principaux articles de René Thom écrits dans les années 1980, Apologie du logos rend parfaitement accessible la pensée de l'un de nos grands philosophes vivants.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.