Les progressistes ont fait trop de concessions à l'élite du pouvoir. Ils ont succombé à l'opportunisme puis à la peur en entraînant avec eux leurs institutions. Ils ont renoncé à leur fonction morale. Ils n'ont pas dénoncé les abus des milieux d'affaires quand ils en avaient l'occasion, et ont banni de leurs rangs ceux qui osaient le faire. L'une après l'autre, ces institutions ont succombé à l'appât du gain, aux harangues patriotiques, à l'idéologie de la guerre permanente, à la peur des ennemis de l'intérieur comme de l'extérieur et à la méfiance à l'égard des militants de gauche, à qui l'élite progressiste devait jadis son honnêteté". De plus en plus puissant, l'Etat-entreprise n'a même plus à répondre à ses détracteurs progressistes. Les médias, les syndicats, les universités, les artistes et le Parti démocrate se sont tous inclinés devant la grande entreprise et, bordés de leur prétendue neutralité, défendent désormais les intérêts de celle-ci dans une consternante pantomime de démocratie. l'élite progressiste américaine, détachée du monde, dépourvue de toute crédibilité, a déserté la tribune politique, cédant la place au populisme d'extrême droite. A la fois récit du naufrage volontaire du contre-pouvoir, depuis la Première Guerre mondiale jusqu'à l'invasion de l'Irak, et constat d'un alarmant vide idéologique, ce livre salue aussi les révoltés, libres parias, qui persistent à épuiser le champ du possible.
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Nombre de pages
299
Date de parution
05/10/2012
Poids
436g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782895961505
Titre
La mort de l'élite progressiste
Auteur
Hedges Chris ; Calvé Nicolas
Editeur
LUX CANADA
Largeur
140
Poids
436
Date de parution
20121005
Nombre de pages
299,00 €
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Hedges Chris ; Sacco Joe ; Van den Dries Sidonie ;
Joe Sacco et Chris Hedges ont entrepris d'examiner les zones sinistrées des USA, ces régions qui ont été sciemment exploitées au nom du profit, du progrès et de l'avancée technologique. Ils ont voulu montrer à quoi ressemblait la vie des populations dans ces endroits où les lois du marché régnaient en maître, où les êtres humains et la nature furent exploités avant d'être ensuite abandonnés afin d'en tirer un maximum de profits. Ils ont voulu voir ce que l'idéologie du capitalisme décomplexé signifie pour les familles, les villes, les travailleurs et l'écosystème. De la réserve indienne de Pine Ridge dans le Dakota aux militants d'Occupy Wall Street, les auteurs dressent un constat peu optimiste sur l'Amérique contemporaine, celle dont le taux de pauvreté est le plus élevé des pays industrialisés.
La culture de l'illusion est une forme de pensée magique grâce à laquelle des prêts hypothécaires sans valeur se transforment en richesse, la destruction de notre assise manufacturière se transforme en possibilité de croissance, l'aliénation et l'anxiété se transforment en conformisme pétulant, et un Etat qui mène des guerres illégales et administre des colonies pénitentiaires où l'on pratique ouvertement la torture à l'étranger devient la plus grande démocratie du monde." Avec son bonheur de façade et ses émotions fabriquées, la culture de l'illusion étend son emprise sur les Etats-Unis. D'un salon de l'industrie de la pornographie à Las Vegas aux plateaux de la télé-réalité, en passant par les campus universitaires et les séminaires de développement personnel, Chris Hedges enquête sur les mécanismes qui empêchent de distinguer le réel des faux-semblants et détournent la population des enjeux politiques réels. Le portrait qui s'en dégage est terrifiant : régie par les intérêts de la grande entreprise, la culture américaine se meurt aux mains d'un empire qui cherche à tirer un maximum de profit de l'appauvrissement moral, intellectuel et économique de ses sujets.
La culture de l'illusion est une forme de pensée magiquegrâce à laquelle des prêts hypothécaires sans valeur setransforment en richesse, la destruction de notre assisemanufacturière se transforme en possibilité de croissance,l'aliénation et l'anxiété se transforment en conformismepétulant, et un Etat qui mène des guerres illégales etadministre des colonies pénitentiaires où l'on pratiqueouvertement la torture à l'étranger devient la plus grandedémocratie du monde." Avec son bonheur de façade et sesémotions fabriquées, la culture de l'illusion étend son emprisesur les Etats-Unis. D'un salon de l'industrie de la pornographieà Las Vegas aux plateaux de la télé-réalité, en passant par lescampus universitaires et les séminaires de développementpersonnel, Chris Hedges enquête sur les mécanismes quiempêchent de distinguer le réel des faux-semblants etdétournent la population des enjeux politiques réels. Leportrait qui s'en dégage est terrifiant: régie par les intérêts de lagrande entreprise, la culture américaine se meurt aux mainsd'un empire qui cherche à tirer un maximum de profit del'appauvrissement moral, intellectuel et économique de sessujets.
Il y a une quarantaine d'années, lorsque des télévangélistes américains — tels Pat Robertson — se sont mis à hurler sur les ondes que les Etats-Unis deviendraient une nation et un empire chrétien, les esprits cultivés souriaient. Ce langage passait alors pour du racolage commercial, de l'esbroufe ou des coups de gueule sans conséquence. Aujourd'hui, l'influence politique de la droite radicale évangélique est devenue incontestable aux Etats-Unis. Près d'un tiers des Américains y adhèrent, à divers degrés. Elle possède des écoles, des journaux et des radios. Ses membres ont largement soutenu Donald Trump, et ils ne sont pas étrangers à l'assaut du Capitole de janvier 2021. Son langage autoritaire et ses appels à la domination totale ne sauraient donc plus passer pour des hyperboles.
Résumé : L'extrême droite a pris le pouvoir dans une foule de pays et elle menace de triompher dans plusieurs autres. Mark Fortier s'inquiète, mais il est aussi très las. Résolument campé à gauche dans ses convictions politiques, il constate que s'il ne veut pas être la proie des prochains maîtres du monde, il lui faudra changer de camp. Bien entendu, ce "journal de conversion" est une satire, un pamphlet cinglant et comique qui s'en prend aux fascistes, mais en premier lieu à tous ceux qui ont laissé la démocratie se dissoudre. L'auteur s'y compose une psyché autoritariste et s'efforce d'adhérer avec enthousiasme aux convictions de la droite radicale. Il offre surtout un portrait saisissant de la dégradation de nos institutions et une description affligeante de ce qui point lorsque l'on cesse de résister. Heureusement, la thérapie échoue, laissant tout de même ce qu'il faut de raison pour ne pas céder entièrement au désespoir.
A partir de son champ d'études, l'anthropologue David Graeber jette dans ce texte qui date de 2004 les bases d'une théorie sociale anarchiste. Le marxisme a longtemps inspiré les sciences humaines, mais l'anarchisme qui est pourtant plus ancien, n'a encore que peu de représentants dans les universités et n'a pas encore occupé les champs du savoir. Certes, il y a eu Mauss et Clastres, mais l'anthropologie continue, encore aujourd'hui à se méfier d'une vision non-hiérarchisque et anti-étatiste du monde. Elle ose trop peu utiliser les outils à sa disposition pour inventer un contre-pouvoir efficace. C'est pour remédier à cela que Graeber a écrit ce pamphlet qui, après avoir réaffirmé les bases de l'anarchisme, explore les différents éléments auxquels l'anthropologue anarchiste doit s'atteler, notamment, et à l'instar de l'anthropologue Pierre Clastres, une nouvelle théorie de l'Etat et une nouvelle analyse du capitalisme. Cette nouvelle édition est augmentée d'une préface de Francis Dupuis-Déri
Londe de choc de l'attaque du Hamas, le 7 octobre 2023, a frappé une France inquiète, en proie à une crise démocratique après l'échec du mouvement contre la réforme des retraites. La montée de l'extrême droite et la "bollorisation" du paysage médiatique ont propagé l'islamophobie dans l'espace public, créant un terreau favorable au discours israélien. Mais la propagande a aussi été relayée par des intellectuels comme Gilles Kepel ou Eva Iltouz, pour ne nommer qu'eux, qui ont profité de leur statut pour développer des stratégies de désinformation. Dans cet ouvrage, Denis Sieffert analyse leurs discours, les confronte à une autre réalité qui replace la question palestinienne au centre de l'histoire coloniale, sans jamais méconnaître la douleur juive, ni sous-estimer le fléau d'un antisémitisme étroitement corrélé au conflit. Il dénonce un débat public qui, pendant des mois, a ignoré le massacre des Gazaouis. Il montre comment une partie de ceux que l'on appelle les sionistes de gauche en sont venus à soutenir un gouvernement israélien d'extrême droite.