Les méthodes psychocorporelles sont foison. Elles semblent multiplier depuis quelques années en Europe et plus particulièrement en France, en partie au sein du New Age. Elles sont, en réalité, beaucoup plus anciennes qu'il n'y paraît de prime abord. Les héritages occidentaux mais aussi orientaux des méthodes de relaxation et autres techniques de détente sont trop souvent sous estimés. Les analyses sociologiques et plus largement anthropologiques développées visent à relativiser la supposée nouveauté de ces méthodes plurielles. Elles contribuent surtout à montrer leur importance séculaire dans les sociétés occidentales, mais aussi, parfois, leur stigmatisation. Les relaxations sont appréhendées à la fois comme des techniques de gestion individuelles et collectives. Cette approche vise surtout à préciser leur nécessité anthropologique fondamentale dans la compréhension des relations humaines. Au-delà des mouvements conjoncturels des tendances modernes, les méthodes de relaxation mettent en jeu des relations à soi, à autrui et au monde dont les symboliques mais aussi les effets réels sont majeurs. Les analyses s'appuient sur plusieurs enquêtes réalisées à partir du début des années 1990 et qui se prolongent jusqu'à aujourd'hui. Elles précisent à la fois les ressorts intimes agissant dans les séances de relaxation, mais aussi leurs dynamiques sociales et plus précisément professionnelles à l'interstice des milieux médicaux, éducatifs, ludiques, sotériologiques, etc.
Nombre de pages
428
Date de parution
02/10/2004
Poids
590g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782747568234
Titre
Anthropologie des relaxations
Auteur
Héas Stéphane ; Perrin Eliane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
160
Poids
590
Date de parution
20041002
Nombre de pages
428,00 €
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L'être humain développe des capacités physiques et mentales étonnantes. Parfois, il les met en jeu dans une visée professionnelle et devient expert es corps. C'est le cas des nez de la parfumerie, des oenologues, des imitateurs, des mimes, des fakirs, etc. Mieux comprendre ces socioprofessionnalités en construction permanente révèle l'éventail insoupçonné des potentialités humaines aujourd'hui, repoussant toujours les limites en termes de performance, de capacité, d'habileté.
Stéphane Héas, sociologue, a réalisé de nombreux entretiens avec plus d'une trentaine d'entre-eux, a recueilli quantité d'informations dans différents blogs professionnels et personnels, articles et interviews. Il s'interroge sur l'impact de telles performances corporelles sur autrui et sur eux-mêmes. Qu'est-ce qui les a conduits à ces performances? Comment ces êtres exceptionnels les vivent-elles dans leur quotidien et professionnellement? Au-delà du mythe et de la fascination que provoquent de telles démonstrations, l'auteur révèle le travail, souvent acharné, les motivations, les valeurs communes, les singularités des démarches respectives, le rôle du public, moteur d'innovation constantes, la fierté et les déboires de la célébrité et questionne les limites de l'humain. Cette enquête sociologique originale, la première sur le sujet, interroge finalement la capacité de nossociétés à accepter la différence humaine. Elle questionne la difficulté de se distinguer des autres et comment le non-conformisme peut convoquer des problèmes sociaux, politiques et économiques.
Chacun d'entre nous ne se réduit pas à sa peau. Pourtant, les relations entre la peau et notre sentiment d'exister, nos plaisirs et déplaisirs quotidiens, complexifient le tableau de la biomédecine, qui oublie parfois que l'être humain est toujours impliqué dans des relations de sens pour soi et pour autrui. Cette trame sensible, véritable grammaire symbolique, infuse chacun de nos comportements, et plus encore chacune de nos sensations ou proprioceptions. La peau était par le passé et demeure aujourd'hui un support et une surface du travail culturel... souvent à l'origine des phénomènes de stigmatisation (douloureuse, maladive, malveillante ou raciste).
Les processus de stigmatisation alimentent et entretiennent l'exclusion. Cet ouvrage fournit un espace de parole aux victimes : être brûlée à l'acide, souffrir d'un trouble psychique handicapant, vivre des orientations sexuelles minoritaires, etc. Il présente des analyses dans le cadre de l'école, du sport, de l'hôpital général ou psychiatrique. Enfin, il précise la condition de personnes vulnérables particulièrement exposées à la stigmatisation. La sociologie, l'ethnologie, l'histoire, les sciences de l'information et de la communication, mais aussi la pédagogie sont mobilisées pour mieux comprendre ces processus et ces personnes, leurs trajectoires, leurs réactions, leurs mobilisations. Le stigmate n'est pas une marque indélébile inscrite une fois pour toutes. Ses conséquences sont parfois durables, mais les actions et réactions, les adaptations matérielles, symboliques, permettent de construire des expériences riches d'une variété humaine, d'une mixité sociale et culturelle, à vivre, à expérimenter dans le respect de tous et toutes.