Les prétentions à incarner la communauté politique ou des groupes particuliers se multiplient. Elles s'expriment au sommet des institutions représentatives, mais aussi dans les mouvements sociaux contestataires. Elles sont portées autant par les leaders autoritaires que par les mouvements libertaires. Les articles ici rassemblés entendent éclairer ces phénomènes à l'aide de la notion de la représentation-incarnation. Cet idéaltype désigne une relation où l'entité représentante tend à être identifiée à l'entité qu'elle prétend incarner, sans que ce lien repose sur un mandat ou une volonté explicite. Cette relation contribue de façon décisive à forger l'identité et l'unité du groupe représenté. La représentationincarnation plonge ses origines dans la théologie chrétienne comme dans la philosophie et le droit public du Moyen Age, avec la notion de représentation-identité. Sécularisée, elle se retrouve sous des formes diverses dans les parlements d'Ancien régime, dans les controverses opposant Hobbes et les parlementaires anglais, dans les conflits de légitimité de la révolution de 1848, chez Edmund Burke, Carl Schmitt ou les théoriciens du populisme. La force des régimes politiques modernes a reposé sur leur capacité à fusionner la légitimité donnée par le mandat électoral et celle qui découle de l'incarnation de la communauté politique dans les représentants élus. Cette articulation est aujourd'hui remise en cause : la crise des systèmes représentatifs s'approfondit tandis que fleurissent des prétentions alternatives à incarner le peuple. Il est temps de se donner les moyens conceptuels de distinguer ces deux sources de légitimité.
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Nombre de pages
160
Date de parution
17/01/2019
Poids
280g
Largeur
155mm
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EAN
9782724635515
Titre
Raisons politiques N° 72, novembre 2018
Auteur
HAYAT/PENEAU
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
155
Poids
280
Date de parution
20190117
Nombre de pages
160,00 €
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Ce volume collectif réunit des contributions d'historiens et de politistes spécialistes de la représentation politique au sein d'espaces variés (France, Aragon, Saint-Empire, Suède, péninsule italienne, Chine, etc.) aux époques médiévale et moderne. Le volume souligne le rôle joué par la représentation symbolique (rituels, images, cérémoniaux) dans les pratiques politiques et éclaire, à partir d'une large palette d'exemples, les pratiques parlementaires médiévales et modernes et les différentes manières de représenter le peuple, par des procédures inscrites dans la loi ou, au contraire, apparues lors de périodes de révoltes. Il constitue ainsi une invitation à mieux évaluer, par contraste, la signification de la démocratie représentative contemporaine.
Un témoignage des difficultés engendrées par le fait de devenir mère. Des questionnements individuels et malgré tout universels. L'autrice aborde le sujet de la dépression post partum et de sa prise en charge, encore aujourd'hui peu considérée dans l'univers psychiatrique. 10 à 20 % des mères sont touchées par une dépression post-partum dans les semaines qui suivent leur accouchement, selon l'assurance maladie. Un récit accessible et illustré en noir et blanc avec douceur.
Libéralisme, conservatisme, socialisme... Pour tout savoir sur ces courants et idéologies, les rattacher aux auteurs et oeuvres qui les caractérisent et les replacer dans une socio-histoire de l'Etat moderne et des sociétés contemporaines. Alors que la démocratie contemporaine est fondée sur le débat d'idées, il est parfois difficile de s'y retrouver entre les différents courants : libéralisme, conservatisme, socialisme, républicanisme, communisme, fascisme, national-socialisme, etc. Ce manuel décrit et analyse ainsi, des révolutions du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, les soubassements sociaux, institutionnels et théoriques des idées politiques contemporaines et de leurs regroupements dans des idéologies en compétition. Il propose une histoire des idées politiques en contexte, en les réinscrivant dans les sociétés et les grands débats de leur temps et en les resituant dans les transformations sociohistoriques plus amples de l'Etat et des structures sociales, économiques et techniques. Pour les étudiant. e. s des 1er et 2e cycles en droit, en science politique, en histoire et en sociologie ainsi que pour les doctorant. e. s en sciences sociales.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.
Deuxième puissance mondiale depuis 2010, la Chine ne veut pas seulement détrôner les Etats-Unis, mais aussi bouleverser l'ordre international établi depuis 1945. A-t-elle les moyens de cette ambition ? Oui si l'on en juge par l'ampleur des outils économiques, diplomatiques, militaires et idéologiques qu'elle déploie et que symbolisent les "nouvelles routes de la soie" ; oui si l'on observe l'évolution de sa politique étrangère et de sécurité, surtout depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012 ; oui si l'on décrypte ses relations avec ses partenaires et voisins, comme le fait cet ouvrage, à l'aide de sources de première main. Derrière cette force se cachent des fragilités. Dépendante de l'extérieur, la Chine connaît un ralentissement économique et un vieillissement sans précédent de sa population. La persistance d'un régime autoritaire, nationaliste, antioccidental et de plus en plus arrogant confère un caractère inachevé à son intégration internationale et accroît les sources de conflit, en particulier avec les Etats-Unis et le Japon.