Quand un certain Biblin, arrivé au soir de sa vie, se décide à apporter sa contribution au progrès de la science, il jette son dévolu sur le Collège d'anthropologie de l'université où il a jadis étudié. L'expérience qu'il veut financer consiste à installer quelques volontaires dans un territoire approprié et à les faire vivre, pendant un an, à la façon d'une tribu de l'âge de la pierre. On s'interrogera longtemps sur ses motivations. S'agit-il simplement d'ouvrir de nouveaux champs d'application à l'archéologie expérimentale ? On sait que celle-ci est à la mode : ateliers de préhistoire en France, reconstitution de la vie au néolithique en Angleterre, écoles de survie aux Etats-Unis. Le projet suscite l'enthousiasme ou la suspicion, et la discussion s'étend à toutes les facultés : c'est qu'il concerne bien l'homme dans sa totalité. Et déjà les juristes s'attachent à justifier en droit l'existence de la future tribu, les médecins à jouer vis-à-vis d'elle le rôle de la sélection naturelle. Les botanistes dressent le catalogue des espèces végétales comestibles et donnent leurs premières leçons. Quant aux candidats eux-mêmes, tout en se soumettant à un sévère apprentissage, ils déposent sur le bureau des professeurs le cahier de leurs revendications... Enfin, l'on achemine la tribu élue vers ses terres ardennaises. Les savants se retirent ; le travail des saisons peut commencer.
Nombre de pages
228
Date de parution
06/04/1982
Poids
275g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070205387
Titre
Les forêts tempérées
Auteur
Haumont Thierry
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
275
Date de parution
19820406
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Situé au coeur de la péninsule scandinave, à l'entrée de la Laponie, le Hameau est un village de quelques maisons disséminées le long d'une piste peu fréquentée. Sur ce pays rude, le jeune Hrafnkel promène ses très curieux regards ; il va nous raconter comme en rêvant sa singulière enfance au milieu des siens : la demeure paternelle croulant sous les plantes, le dénuement, la garde des moutons à l'orée de la forêt des Bouches. Il redécouvre chez lui un tableau représentant l'Arbre du Monde ; dans les branches de celui-ci court un écureuil dont il fera son dieu tutélaire. Après l'initiation sauvage aux mystères quasi sacrés d'une nature toute-puissante, Hrafnkel sera amené à passer le cercle polaire pour s'établir dans une ville nouvelle où l'on vient d'entreprendre l'exploitation des mines de fer. Il y fera son apprentissage. Il provoquera les rencontres, entrera dans toutes les maisons. Surtout, il se déplacera au centre d'une véritable prolifération de langages, il assistera, dans un paysage religieux déjà chargé, à l'irruption d'une nouvelle secte. Alors, la langue épaisse, lourd de significations, Hrafnkel devra reprendre le chemin du hameau, portant en lui les germes d'une très provisoire voyance.
Aujourd'hui, selon ce qu'on a bien voulu me dire, vous faites procéder au recensement de tous les peupliers du pays, vous demandez à vos hommes de les répartir sur des cartes en mâles et femelles, afin de déterminer dans vos bureaux quelles sont les endroits où il y a interpénétration des deux". "Il y a de grandes lois à tirer aussi de l'exceptionnelle présence d'exceptions, seul un homme disposé à s'introduire partout, y compris là où il se sait indésirable, sera capable de les découvrir". "Il y a longtemps que je sais que les peupliers sont partout, y compris aux endroits où on ne s'attend pas à les voir ; qu'il y en a beaucoup de semblables, sur des kilomètres, mais quelques-uns qui paraissent sortir des modèles reconnus ; il y a donc longtemps que je sais qu'aucun d'eux ne pourra m'échapper".
Franz Grünenwald, jeune homme boiteux et passionné de livres, est nommé bibliothécaire de la petite ville allemande de Flachsenfingen. S'appliquant à faire de la bibliothèque un lieu de travail idéal, sa méticulosité s'étend à ses lecteurs, et il entreprend dès lors de consigner tout ce qu'il sait de leurs lectures. Mais un de ceux-ci, Théodor Bonhiver, échappe à ses investigations : n'empruntant aucun livre, il en consulte beaucoup sur place, ôtant ainsi au bibliothécaire la possibilité de s'immiscer dans ses lectures. Franz n'aura alors de cesse que de découvrir le sujet de l'ample travail de ce lecteur qui ne se laisse pas deviner. Nous sommes en 1932.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.