Extrait 1. ICHIRO A SA MERE Le 10 mai Maman, tu m'as permis de décider si j'irais avec vous à Suwa ou si je resterais seul à Tokyo. J'y ai réfléchi depuis l'autre jour et je préfère rester seul ici. Je pense que tu serais plus contente si je partais avec vous tous, et c'est cela qui me faisait hésiter depuis l'autre jour, mais, en fin de compte, j'ai pris la décision de rester. La première raison est naturellement le collège. J'ai beau y réfléchir, je trouve que c'est dommage de m'en aller dans un lycée de province après avoir été reçu dans un des premiers lycées de Tokyo. Remarque que je ne sais pas grand-chose de celui-là, mais je ne crois pas que je puisse m'y plaire. Tous mes camarades seront comme ces garçons de Ninomiys ou de Tateshima n'est-ce pas ? Au début, ils ne faisaient que me regarder sans presque rien dire, puis quand ils se sont un peu habitués, ils se sont mis à prendre les livres auxquels je tiens le plus, à tripatouiller mon microscope, même quand je leur disais de ne pas y toucher. Ils ne font que dire : «donne-moi ci ! donne-moi ça !» Ils ont envie de tout ce qu'ils voient. Je ne crois pas que je puisse devenir ami avec des types pareils. Et puis, quand j'en parle aux camarades, ils disent tous qu'on ne va pas se réfugier à la campagne, que c'est bon pour les froussards. Quand on me dit ça, je me fais l'effet de fuir devant l'ennemi, et je n'ai pas envie de partir. D'un autre côté, ça ne me dit rien d'être séparé de toi. C'est ce qui me faisait hésiter, mais une fois ma résolution prise, tout cela me tracasse moins. Tu m'as bien dit, n'est-ce pas, que si je restais, tu viendrais me voir au moins une fois par mois ? Si tu viens, je pourrai t'avoir à moi tout seul. Pas de Kinji, ni de Yuzô, ni de Shirô... Ma maman à moi, du matin au soir, tu seras ma maman à moi tout seul : c'est ce qui me remplit de joie. Et puis - mais je ne devrais peut-être pas te le dire - à la vérité, ça me fait plaisir d'essayer de vivre un peu tout seul. Je suis un lycéen et j'ai envie d'être comme une grande personne. Jusqu'ici, j'ai entendu et j'ai lu des histoires de garçons qui restaient à travailler à la ville, loin de leur famille, et maintenant que cela m'arrive, j'en éprouve presque de la joie. Comment t'expliquer cela ? C'est comme si j'étais devenu un personnage de roman. Je t'ai écrit un tas de choses sans queue ni tête. En somme, je voudrais rester seul à Tokyo. Voudras-tu me le permettre, sans que cela te fasse de la peine ? Je sais bien que tu ne me diras pas non, mais ce qui me tracasse, c'est ta mine triste quand nous faisons quelque chose qui te déplaît. Je t'en prie, donne-moi joyeusement la permission de rester. À ICHIRÔ, DE SA MÈRE Tu as donc décidé de rester à Tokyo. J'ai parfaitement compris tes raisons. A vrai dire, je pensais bien que c'était ce que tu déciderais, et ta lettre ne m'a pas étonnée. Mais quant à savoir si je pourrai me séparer de toi joyeusement, je n'en suis pas trop sûre. Cependant, en bonne maman, j'essaierai bien fort, pour toi. Si tu te décides à rester, j'ai pas mal de choses à faire : 1 ° Te recommander à ton professeur. 2° Décider qui viendra garder la maison. 3° Réfléchir à qui tu devras t'adresser quand il y aura quelque chose que tu ne comprendras pas pour tes études. 4° Décider le menu de tes repas. 5° Décider combien je dois te laisser d'argent et où. 6° Décider quel médecin te soignera, si jamais tu tombais malade et comment on m'avertirait. 7° Que faire en cas de bombardement. Il y en a peut-être encore d'autres, mais je vais commencer par m'occuper de celles-ci, décider ce qu'il faut décider en ce qui les concerne. Toi aussi, réfléchis à ce qui reste à faire. J'ai fait partir un tiers des bagages aujourd'hui. Comme j'ai déclaré le second tiers ce matin, il partira probablement dans une semaine. Le reste, je compte le laisser ici. Dis-moi ce que tu veux garder et ce que tu veux envoyer là-bas, et particulièrement ce qu'il faut emballer soigneusement. Il est encore temps, je pense, pour que ce que tu désires soit fait. Bonsoir, mon Ichirô. --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
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Nombre de pages
225
Date de parution
23/04/1999
Poids
165g
Largeur
125mm
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EAN
9782070513871
Titre
L'Enfant d'Hiroshima
Auteur
Hatano Isoko ; Hatano Ichirô
Editeur
GALLIMARD JEUNE
Largeur
125
Poids
165
Date de parution
19990423
Nombre de pages
225,00 €
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Hatano Ichirô ; Hatano Isoko ; Schatzberg Joan ; M
Les lettres d'Ichirô, élève au lycée de Tokyo, et d'Isoko, sa mère, qui vit à la campagne, tissent un lien unique que la séparation rend plus fort. Touchante est la délicatesse maternelle qui respecte la liberté et la sensibilité de son fils à une époque aussi douloureuse que celle d'Hiroshima durant la guerre. Touchante est la plume d'Ichirô qui écrit: " Faites rage, lames et vents du monde impur, moi j'avance dans la vie, aux côtés de ma mère."
Correspondance inoubliable, à la portée universelle, que ces lettres échangées entre un jeune adolescent et sa mère dans le Japon de la Seconde Guerre mondiale. Correspondance inhabituelle aussi : débutée lors d'une séparation désirée - Ichirô préfère rester au lycée de Tokyo lorsque les siens se réfugient à Suwa -, elle se poursuit alors même que la famille est à nouveau réunie. Ces lettres vibrent du profond respect que se portent Ichirô et Isoko, de la difficulté des combats quotidiens dans le monde d'Hiroshima, ce monde d'adultes si douloureux pour le jeune homme. Sa mère, tout en délicatesse et abnégation, épaule et écoute son fils, dont elle apprend humblement, pour vivre malgré les chagrins, l'inquiétude et la guerre. Et Ichirô d'écrire : Faites rage, lames et vent du monde impur, moi j'avance dans la vie aux côtés de ma mère.
Devenue en quelques années une notion centrale des analyses relatives au travail et à la professionnalisation, les définitions qui sont attribuées à la notion d'identité, sont aussi variées que les espaces théoriques, idéologiques et pratiques qui lui sont associés. De ce point de vue, l'identité est en passe de devenir un concept aux contours flous et mouvants. Souvent étayée par différentes notions telles que le positionnement, la construction ou la négociation de soi, l'étiquetage social, la professionnalité, etc., elle semble se dissoudre dans différentes catégories qui s'y agrègent et s'y substituent. Dans une visée d'intelligibilité et de clarification des enjeux sociaux qu'elle recouvre, chaque contribution de l'ouvrage propose donc d'apporter un éclairage théorique quant aux sens et usages qu'elle consacre à cette notion, à la forme qu'elle lui dédie (dynamique, positionnement, représentation, etc.) ainsi qu'à la méthode mise en oeuvre. L'enjeu est de démêler ce qui aujourd'hui apparaît comme une notion surinvestie et pourtant incontournable des champs des métiers adressés à autrui.
Devant le succès de la notion de compétence et la diversité des discours à son sujet, le besoin de clarification des points de vue et des enjeux sociaux qu'elle recouvre a paru nécessaire à un groupe de chercheurs, issus du Cereq, de l'IUFM Champagne-Ardenne, du CRF-CNAM Paris et de l'ENSIETA. Une journée d'étude, intitulée Usages sociaux de la notion de compétence : quels savoirs ? Quels individus ? , s'est ainsi tenue le 9 mars 2006 au CNAM, à Paris, coordonnée par la Maison de la Recherche sur les Pratiques Professionnelles.. La richesse des communications présentées a fait naître l'idée de cet ouvrage, qui regroupe le point de vue de plusieurs chercheurs, issus de laboratoires et de champs de recherche disciplinaires différents. Au travers d'études de terrain concrètes, ces contributions nous offrent un bel ensemble de réflexions et d'analyses, utile à tous ceux qui, tant à des fins de compréhension que d'utilisation, s'intéressent à la notion de compétence en éducation et en formation.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
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Podkin est le fils d'un chef de clan. Il n'est pas encore le héros aux multiples surnoms -le Brave, Oreille-Tranchée- et préfère s'amuser en toute insouciance avec sa soeur aînée, Paz et leur petit frère, Pook. Jusqu'à ce que son terrier soit attaqué par les Gorm, de redoutables lapins vêtus de métal. Podkin va devoir protéger les siens et découvrir son exceptionnelle destinée...