Livius Maxim, le héros de La Forteresse, rejoint volontairement l'armée, dans une sorte de fuite en avant afin d'échapper à son indécision et à la complexité de ses sentiments : il n'arrive pas à choisir entre deux soeurs, Cecilia - au lourd secret -, et Antonia. Son passé, comme l'Histoire, rattrape constamment sa vie, dont il entrave et détourne le cours. Quinze jours avant d'être démobilisé, le lieutenant Livius fait l'objet d'une mutation inattendue vers une lointaine forteresse dans la montagne ; là, il apprend que "vu l'extrême importance stratégique du secteur, son temps de service est prolongé sans limite." Dans cette forteresse, rien ne se passe comme ailleurs : même le règlement militaire fonctionne autrement. C'est un univers à part, absurde et paranoïde, celui d'hommes accrochés à leur passé et à leurs certitudes, qui ne savent rien de leur situation, sinon qu'ils doivent obéir à un Ordre énigmatique. L'un d'entre eux, un peu plus lucide que les autres, appelle cela une "entorse au temps". Il est impossible de savoir ce qui se passe au dehors ni d'où vient le ravitaillement, les ingrédients pour des repas princiers ; quant à l'ennemi hypothétique et soi-disant tapi dans la forêt, de l'autre côté du torrent, le doute plane fortement sur sa réalité.
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Nombre de pages
251
Date de parution
10/04/2006
Poids
194g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782878582291
Titre
LA FORTERESSE
Auteur
Hasz Robert ; Philippe Chantal
Editeur
VIVIANE HAMY
Largeur
115
Poids
194
Date de parution
20060410
Nombre de pages
251,00 €
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Il est un héros sans nom, un réfugié en perdition dans un appartement sordide de Hongrie où il a trouvé refuge contre la guerre civile qui déchire son pays. Un refuge certes, pour son corps, mais non pour son esprit qui ne parvient pas à trouver d'apaisement. Lentement, inexorablement, il glisse dans un no man's land intérieur, finissant même par éloigner sa femme et sa fille de son univers intime. Il attend. Personne, pas même lui, ne peut répondre de cette attente. Un jour, pourtant, des amis universitaires de sa femme lui présentent un intellectuel fantasque qui le charge d'adapter les traductions de la correspondance d'un étudiant du XVII siècle nommé Kramer. Renié par sa famille Kramer a sillonné l'Europe avec, pour seul point d'ancrage, sa soeur à qui il écrit régulièrement. Comme le héros de ces voyages, le narrateur cherche à s'évader d'un monde qui le brutalise profondément. Mais lui ne voyage pas ou du moins pas très loin, se bornant à traîner son désenchantement dans des hangars désaffectés. Il y rencontre néanmoins trois clochards énigmatiques qui, peu à peu, le font entrer dans leur univers. Diogène, Doc et Papa sont des êtres à part, encore bien plus étrangers au monde actuel que leur état ne le suggère. Le mystère qui les entoure déroule le fil de la légende. Légende qui trouve un écho inattendu dans les textes sur lesquels le narrateur travaille et dans les théories développées par son ami Simon, un mathématicien passionné d'archéologie. Trois univers apparemment disparates. Deux époques que trois siècles séparent à première vue, pourtant reliés par ce fil de légende.Peu à peu, la correspondance, livre dans le livre, trouve sa place : capteur autant que réflecteur. A travers un récit historique mâtiné de fantastique, Robert Hasz aspire son lecteur dans un lieu d'imaginaire, univers surnaturel dont le narrateur fera son refuge mais dont le mystère ne sera jamais totalement révélé. --Laure de Montalembert--
Hasz Robert ; Philippe Chantal ; Castellan Georges
Aux environs de l'an 1000. L'Europe centrale est l'objet detoutes les convoitises. Le pape décide alors de confier à unbénédictin retiré à l'abbaye de Saint-Gall, Stephanus dePannonie, une mission capitale: convaincre les Magyarspaïens de s'allier avec le Saint-Siège contre l'empereurgermanique Othon I. Voilà Stephanus sur les routes. À lafrontière du monde chrétien, il est capturé par les "barbares"qui découvrent qu'il détient le médaillon représentant l'oiseauTogrul, insigne du Künde. Ses ravisseurs se persuadent alorsqu'il est ce chef spirituel qu'ils attendent depuis longtemps...Des guerriers fougueux à cheval, une époque troublée, desintrigues, des trahisons... Le Prince et le Moine, romanhistorique et d'aventures à la fois, plonge le lecteur dans lemythe fondateur de la Hongrie et dans les fracas du Xe siècle.Au gré des guerres ottomanes et des légendes, les chroniquesenchâssées du moine Stephanus de Pannonie forment uneépoustouflante chanson de geste.
Résumé : En 1769, la planète Vénus passera devant le disque solaire. Les scientifiques des observatoires du monde entier s'organisent, avec intérêt et impatience, pour observer ce phénomène rare à partir de plusieurs lieux. C'est ainsi que Janos Sajnovics, jeune prêtre jésuite hongrois, astronome et mathématicien, part sur invitation spéciale du roi du Danemark jusqu'à Vardo, en région lapone, en tant qu'assistant de Maximilian Hell, lui-même jésuite et astronome à la cour impériale de Vienne. Leur extraordinaire voyage, rythmé par des tribulations hasardeuses et des rencontres étonnantes, les mènera au coeur des principales villes européennes, dévoilant la complexité propre à l'Europe du XVIIIe siècle : les systèmes idéologico-politiques, les relations intellectuelles et culturelles. Cette expédition se révèle être aussi un voyage intérieur intense et agité pour Janos, qui peine à trouver son chemin et sa place. Le jeune homme est tourmenté par les chimères de l'amour, les tentations incarnées par Madame Vilma Heintz et Dorothea, et par son attrait pour les continents lointains. Il se retrouvera fatalement face à lui-même et à ses choix, et il devra prendre son destin en main. Le Passage de Vénus, allie avec élégance et subtilité la grande tradition du roman historique et celle du roman psychologique. Il plonge le lecteur dans un siècle qui fascine toujours autant et qui a vu naître de nombreux bouleversements, notamment dans la culture, la philosophie et les sciences.
Jana brûlait de dire son nom, Zorka, vous connaissiez Zorka, c'est bien ça ? Mais dire son nom maintenant, à voix haute, après tant d'années d'efforts pour le taire, aurait été aussi bizarre que le prétendu cauchemar de cet homme. Qui plus est, Jana n'avait aucune patience pour les énigmes venant d'un homme. Il y avait toujours une condition au suspense, et l'anticipation était aussi finement nauséabonde qu'un filet de salive que l'on fait lentement dégouliner de la bouche, et la révélation ne révélait généralement rien de plus que le privilège réservé aux hommes de retenir des informations. Même s'il connaissait effectivement Zorka, cela ne la concernait plus. Que ce soient cette information, l'existence de Zorka ou les jetons de jeu que l'homme entrechoquait dans la paume de sa formulation, rien de tout cela ne la concernait. Pensait-il faire d'elle une petite fille en mentionnant la Malá Narcis ? Elle aurait voulu lui dire que jamais de sa vie elle n'avait été une petite fille, et qu'elle ne comptait pas le devenir aujourd'hui. "Un soupçon de Lynch, un soupçon de Ferrante, la cruelle absurdité d'Antonin Artaud, la féroce candeur d'Anaïs Nin, la langueur stylée d'une chanson de Lana Del Rey... une séduction lente puis obscurcie comme une pièce enfumée". The Guardian
Tavares Gonçalo M. ; Nédellec Dominique ; Caiano R
O Bairro" (Le Quartier) créé par Gonçalo M. Tavares est en fête : ses habitants s'apprêtent à accueillir de nouveaux voisins. Ils sont réunis pour la première fois dans ce livre. Inauguré par Monsieur Valéry, ce quartier utopique est habité par des écrivains, des poètes, des dramaturges et des artistes auxquels l'auteur rend hommage. Ils n'ont qu'un seul objectif : résister à la barbarie. Au fil des pages, vous croiserez Monsieur Brecht, Monsieur Henri (inédit), Monsieur Juarroz (inédit), Monsieur Breton (inédit), Monsieur Calvino, Monsieur Eliot (inédit), Monsieur Swedenborg, Monsieur Kraus et Monsieur Walser. Chacun de ces messieurs a son domaine de prédilection, et tous portent sur le monde un regard empreint de subtilité et d'ironie.
A sept ans, je n'étais sûre que d'une chose : que tout peut basculer d'un instant à l'autre, que rien ne dure. -J'aurais donc eu tout lieu d'être terrorisée, apathique, repliée sur moi-même, blindée face à ce qui se passait autour de moi. C'est heureusement l'inverse qui se produisit. Je voyais la vie comme une aventure extraordinaire, dont il ne fallait pas perdre une miette en se voilant les yeux et qui réservait toujours, au tournant du chemin, quelque chose d'inattendu, d'incroyablement terrible, ou de terriblement incroyable. Niki, qui vient de mourir, raconte l'histoire de sa famille. D'une jeunesse privilégiée à la clandestinité, du Moyen-Orient aux villes grecques, Niki, c'est aussi l'histoire d'une femme libre, façonnée tour à tour par les drames et les joies du XXe siècle. Une fresque flamboyante et absolue, faite d'espoir, de vengeances, de batailles et d'amour.