
Boire la mer à Gaza. Chronique 1993-1996
L'historien, comme l'a dit Walter Benjamin, est comme un prophète qui regarde en arrière. Boire la mer à Gaza, qui traite des années 1993-1996, annonce et éclaire les terribles événements qui se déroulent à la fin de la " décennie de la paix " à Gaza comme en Cisjordanie. Le long boyau de béton où s'entassent à l'aube les ouvriers palestiniens qui vont travailler en Israël, les allées sableuses des camps de réfugiés, les tentes où l'on pleure les militants assassinés, les sermons dans les grandes mosquées, les tribunaux nocturnes, tels sont les lieux de ce livre. Les anciens prisonniers, chauffeurs de taxis, entrepreneurs en bâtiment, réfugiés auxquels Amira Hass donne la parole ont d'infinies ressources de fierté et d'humour pour dire l'exil, le deuil, l'occupation, la désillusion et l'opiniâtre espoir. Comme l'écrit Arlette Farge, " l'histoire, par moments, ressemble à un arbre familier ; l'écorce nous en est bien connue, tandis que nous échappe ce qu'elle recouvre... Amira Hass creuse cette écorce et tient dans ses mains fragiles et fermes ce qui, en dessous, est friable et vivant. "
| Nombre de pages | 583 |
|---|---|
| Date de parution | 19/10/2001 |
| Poids | 516g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782913372160 |
|---|---|
| Titre | Boire la mer à Gaza. Chronique 1993-1996 |
| Auteur | Hass Amira ; Farge Arlette ; Marelli Joëlle |
| Editeur | FABRIQUE |
| Largeur | 130 |
| Poids | 516 |
| Date de parution | 20011019 |
| Nombre de pages | 583,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Correspondante à Ramallah. Articles pour Haaretz 1997-2003
Hass Amira ; Jones Rachel Leah ; Marelli Joëlle ;Amira Hass est, selon sa propre expression, une " spécialiste de l'occupation ". Ses articles sur les territoires palestiniens occupés ont été écrits en immersion totale, d'abord à Gaza dans les années 1993-1996 (d'où est issu Boire la mer à Gaza, La fabrique, 2001) puis à Ramallah, en Cisjordanie, où elle vit depuis 1997. Lire aujourd'hui dans leur continuité les articles réunis dans ce livre, c'est lire la progression de l'invivable : c'est observer au jour le jour l'étouffant contrôle israélien sur la vie et les territoires palestiniens tout au long des " années Oslo ", c'est anticiper l'insurrection, c'est discerner les modalités et les conséquences de sa répression, du saccage des villes, des entraves mises aux mouvements des Palestiniens, de la multiplication des morts parmi les civils, les vieux, les femmes, les enfants. Sans ménager la direction palestinienne, sans faire l'économie d'une interrogation sur les formes de l'insurrection, sur le défaut de stratégie de la résistance et sur le culte de la mort, Amira Hass s'en prend avant tout à la volonté de ne pas savoir des siens, ceux à qui s'adresse son travail : les Israéliens. En cherchant à leur montrer ce qui se commet en leur nom, elle tente aussi de leur faire connaître cette société palestinienne, si proche et si lointaine à la fois.EpuiséVOIR PRODUIT16,30 € -

LA REVUE INTERNATIONALE DES LIVRES & DES IDEES N° 10, MARS-AVRIL 2009 : LES MENSONGES D'ISRAEL
Klein Naomi ; Siegman Henry ; Hass Amira ; TraversSur commande en 4-6 joursCOMMANDER5,00 € -

Apartheid et Israël
Cohen Derek ; Argaud Elise ; Hass Amira ; MarelliLe rapprochement entre ces deux termes, apartheid et Israël, peut choquer: comment associer le régime blanc discriminatoire d'Afrique du Sud avec la situation d'Israël? Ce livre n'est pas un pamphlet mais le témoignage, le récit et la réflexion d'un Sud-Africain, devenu aujourd'hui professeur au Canada, qui découvre d'abord avec enthousiasme l'Etat d'Israël, puis qui s'étonne des formes prises par l'occupation des territoires, après 1967. qui corrompt l'occupant et dés-humanise l'occupé, et qui s'insurge devant l'iniquité d'une situation politique toujours dans l'impasse. Un essai à la fois court, précis et percutant les idées reçues, pour tenter de nous ouvrir les yeux, comme s'y emploie également avec conviction la journaliste Amira Hass dans sa préface, qui raconte le voyage récent en Israël de responsables sud-africains qui se rendent compte avec un certain effarement de la réalité d'une situation jusqu'alors méconnue. Derek Cohen, comme Amira Hass, ont choisi de ne pas succomber au confort des opinions établies et à la tentation du silence. Seront-ils entendus...EpuiséVOIR PRODUIT10,20 € -

Aujourd'hui la guerre. De quoi la guerre est-elle le nom ? Clauzewitz, Mao, Carl Schmitt, Administra
Hass CatherineLe 13 novembre 2015, beaucoup d’acteurs politiques, médiatiques ou de témoins des attentats parisiens répétaient en boucle : « Nous sommes en guerre. » Cette expression ambigüe n’a pas permis de mieux comprendre ce qui s’était passé. Elle interroge d’autant plus si l’on considère que, durant les années 2000, l’on avait annoncé la fin de la guerre au profit de l’avènement d’« opérations de police » et d’« états de violence ».En s’attachant à restituer ce qui fut pensé sous le nom de guerre à partir des écrits de Clausewitz, Mao, Schmitt et l’administration Bush, Catherine Hass nous montre que la guerre n’apparaît pas ou ne disparaît pas selon les périodes mais qu’elle change de mode selon la politique à l’œuvre, redistribuant ses catégories – ami, ennemi, antagonisme, nation, révolution, terrorisme…Le pari de ce livre est que des pensées révolues de la guerre peuvent constituer une forme de recours pour réfléchir notre contemporain, à l’instar de la Syrie ou de Daech. Docteure en anthropologie politique, Catherine Hass est spécialisée dans l'étude du contemporain. Après avoir mené des enquêtes essentiellement sur les jeunes issus des quartiers populaires, ses recherches portent, depuis plus de dix ans, sur le nom de guerre et l'examen de quelques-unes de ses configurations politiques, actuelles comme révolues.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,65 €
Du même éditeur
-

Démocratie, dans quel état ?
Agamben Giorgio ; Badiou Alain ; Bensaïd Daniel ;« Qu est-ce donc qu un démocrate, je vous prie? C est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc. » Cette question, ce jugement sans appel d Auguste Blanqui datent d un siècle et demi nais gardent une actualité dont ce livre est un signe. Il ne faut pas s attendre à y trouver une définition de la démocratie, ni un mode d emploi et encore moins un verdict pour ou contre. Les huit philosophes qui ont accepté d y participer n ont sur le sujet qu un seul point commun: ils et elles rejettent l idée que la démocratie consisterait à glisser de temps à autre une enveloppe dans une boîte de plastique transparent. Leurs opinions sont précises dans leurs divergences, voire contradictoires ce qui était prévu et même souhaité. Il en ressort, pour finir, que tout usé que soit le mot « démocratie », il n est pas à abandonner à l ennemi car il continue à servir de pivot autour duquel tournent, depuis Platon, les plus essentielles des controverses sur la politique.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER13,00 € -

Hirak en Algérie. L'invention d'un soule`vement
Benderra Omar ; Gèze François ; Lebdjaoui Rafik ;Depuis le 22 février 2019, chaque vendredi, les Algériens descendent dans les rues, parfois par millions, pour réclamer le départ du régime en place depuis l'indépendance : "Qu'ils dégagent tous ! " , "Les généraux à la poubelle" . Un mou-vement, appelé "hirak" en arabe, d'une ampleur inédite dans l'histoire du monde contemporain : on n'a jamais vu la majorité de la population opprimée d'un pays ma-nifester ainsi pacifiquement dans les rues de ses villes pendant des mois pour exiger une authentique démocratie. Ce livre tente de rendre compte de cette extraordinaire ébullition, qui a sidéré tous les observateurs. Il réunit les contributions de journalistes et professionnels algériens qui ont suivi sur place le mouvement au jour le jour, ainsi que celles de spécialistes, algériens et français, qui observent l'actualité du pays depuis des décennies. D'où l'intérêt de ce livre sans équivalent, qui montre d'abord comment les slogans exprimés de mille manières dans les manifestations du hirak ont révélé la remarquable lucidité du peuple sur la nature du régime. Ils expriment sans détours que, depuis les années 1980, celui-ci est dirigé par l'équivalent d'une coupole mafieuse, principalement com-posée par les chefs de l'armée et de la police politique, réunis autour du partage des circuits de corruption. Une coupole qui se cache derrière une façade politique civile constituant une fausse démocratie à base de ministres et de partis, "laïques" ou "islamiques" , sans aucune autonomie réelle. Après avoir rappelé les évolutions récentes de ce régime, qui permettent de com-prendre les origines profondes du soulèvement, les auteurs rendent compte en détail de ses multiples facettes, comme l'inventivité et l'humour des manifestant. e. s, la place essentielle des jeunes et des femmes ou la revendication centrale d'une "seconde libé-ration" , celle du peuple après celle du pays en 1962. Mais aussi la mobilisation spéci-fique des étudiant. e. s, sans négliger le rôle de la presse et des réseaux sociaux, ni les réactions à la répression exercée par les forces de sécurité. En se concluant par une série de révélations sur les effets du hirak au sein du pou-voir (règlements de comptes à la tête de l'armée et de la police politique, arrestations d'oligarques liés aux réseaux de corruption de certains clans...), ainsi que sur les réac-tions des grandes puissances, cet ouvrage très accessible apporte des clés essentielles pour comprendre l'un des plus puissants mouvements sociaux de l'histoire moderne. Omar Benderra (économiste), François Gèze (éditeur), Rafik Lebdjaoui (journa-liste) et Salima Mellah (journaliste) sont membres de l'association Algeria-Watch, créée en 1997 pour dénoncer les violations des droits humains en Algérie et faire con-naître les réalités de son régime et de sa société. Son site est considéré comme une référence incontournable par de nombreux acteurs, en particu-lier en Algérie même. Les contributeurs : Abdelghani Badi, Lakhdar Benchiba, Omar Benderra, Ré-douane Boudjemaâ, José Garçon, François Gèze, Moumen Khelil, Rafik Lebdjaoui, Hocine Malti, Hassina Mechaï, Mohamed Mehdi, Salima Mellah, Drifa Mezenner, Habib Souaïdia.EpuiséVOIR PRODUIT16,00 € -

Montmartre du plaisir et du crime
Chevalier Louis ; Hazan EricOn pourrait dire que ce livre est déguisé. En apparence c'est une oeuvre, somme toute traditionnelle, du grand historien de Paris que fut Louis Chevalier ? des parties et sous-parties, des notes, des références ? mais sous ces dehors académiques, c'est d'une féerie qu'il s'agit. En l'ouvrant à n'importe quelle page, on y rencontre des personnages fabuleux, Salis au Chat Noir, Bruant au Mirliton, Lautrec au Moulin-Rouge avec la Goulue et Valentin, et Yvette Guilbert, Damia, Fréhel. Au fil des chapitres, les belles courtisanes, Liane de Pougy, la belle Otéro, Emilienne d'Alençon, côtoient Barrès et Mac Orlan, Carco et Zola qui s'en inspirera pour ces grandes héroïnes du plaisir et du crime, Gervaise dans son lavoir de la rue des Islettes, et Nana, inoubliablement représentée par cet autre montmartrois que fut Edouard Manet. Les lieux parcourus sont ceux du crime, "décor d'ombre, de misère, de vengeance, de peur" ? plutôt à l'est, du côté de La Chapelle ; et ceux du plaisir, la scintillante place Blanche, le boulevard de Rochechouart où, à l'Elysée-Montmartre, on regarde danser Grille d'Egout, "laquelle fait exercice avec sa jambe gauche comme avec un Remington". "Vous êtes la Sybille conduisant Enée dans le royaume des ombres" dit à Chevalier un ami américain. "Montmartre, pour vous, c'est le temps retrouvé. Non pas seulement votre Montmartre, celui de vos souvenirs et de ces romans qui se mêlent à vos souvenirs, mais Montmartre lui-même qui, à vous entendre, n'a d'autre réalité, d'autre forme assurée d'existence, de durée, que d'être, en permanence, une féerie ou un délire de sensations et toujours les mêmes." Prodigieux livre où il faut accepter de se perdre entre Barbès et Clichy, de se laisser aller à un plaisir non défendu, l'enchantement de l'écriture et d'une impeccable érudition.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

Aisthesis. Scènes du régime esthétique de l’art
Rancière JacquesLe terme « aisthesis » désigne le mode d'expérience selon lequel, depuis deux siècles, nous percevons des choses très éloignées par leurs techniques de production et leurs destinations comme appartenant en commun à l'art. Du Torse du Belvédère analysé en 1764 par Winckelmann au décor des métayers de l'Alabama décrit en 1941 par James Agee, en passant par une visite de Hegel au musée de Munich, une conférence d'Emerson à Boston, une soirée de Mallarmé aux Folies-Bergère, une exposition à Paris ou à New York, une mise en scène à Moscou ou la construction d'une usine à Berlin, Jacques Rancière examine une quinzaine d'événements ou de moments, célèbres ou obscurs, où l'on voit se transformer la perception de ce qu'est l'art et ce qu'il fait. Les histoires et les philosophies de la modernité artistique qui font prime l'identifient à la conquête par chaque art de son autonomie, exprimée par des ?uvres exemplaires qui se séparent à la fois de l'art du passé et des formes de la vie prosaïque. Quinze années de travail ont amené Jacques Rancière à des conclusions exactement inverses : le mouvement propre à la modernité esthétique, celui qui a soutenu les rêves de nouveauté artistique et de fusion entre l'art et la vie, tend à effacer les spécificités des arts et à brouiller les frontières qui les séparaient entre eux et les tenaient à l'écart de l'expérience ordinaire. Les quatorze scènes ici retenues, empruntées aux arts plastiques comme au théâtre, à la littérature comme au cinéma ou à la photographie, sont autant de témoignages de ce bouleversement dans l'expérience de l'art et de ses rapports avec la vie. On y apprend comment une statue mutilée peut devenir une ?uvre parfaite, une image d'enfants pouilleux une représentation de l'idéal, une culbute de clowns l'envolée dans le ciel poétique, un meuble un temple, un escalier un personnage, une salopette rapiécée un habit de prince, les circonvolutions d'une robe de danseuse une cosmogonie et un montage accéléré de gestes la réalité sensible du communisme. Autant de moments où se brouillent les rapports admis entre l'art des esthètes, l'amusement du peuple, la description du monde vécu et sa transformation politique. Ces quatorze scènes dessinent une histoire de la modernité artistique bien éloignée du dogme moderniste.En stockCOMMANDER20,00 €
