Les feuilles mortes du capitalisme. Chroniques de fin de cycle
Harribey Jean-Marie
BORD DE L EAU
15,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782356872593
Ce livre vise à mettre entre les mains des citoyens les éléments d?une critique de l?économie capitaliste qui puissent les aider à comprendre et à transformer une société jusqu?ici vouée au profifi t, à l?enrichissement de quelques-uns et à l?appauvrissement du plus grand nombre, sur fond de dévastation écologique de la planète. Il fait suite à deux premiers essais, La démence sénile du capital, Fragments d?économie critique, paru alors que le capitalisme fifi nancier semblait au sommet de sa puissance et promis à l?éternité, et Raconte-moi la crise, publié peu après l?éclatement de la crise de 2007-2008 qui n?en finit pas de produire ses ravages. Ceux-ci sont tels qu?ils justifient que l?on montre pourquoi le modèle de société imposé par la course à l?accumulation du capital arrive dans une impasse, sans échappatoire possible. Une fin de cycle en quelque sorte. Le projet est à la fois pédagogique et théorique : il s'agit de rendre abordables les concepts indispensables à la démystification du discours économique dominant et à l?élaboration d?alternatives radicales. Seront donc rappelées les racines de la crise dans ses multiples dimensions, économique et financière mais aussi sociale et écologique. Les citoyens ont découvert avec ahurissement les frasques des banques, à l'occasion du crédit déversé pour servir la spéculation, auxquelles le monopole de la création de monnaie a été confié, et qu'il revient à la collectivité de se réapproprier. Le capitalisme productiviste arrive dans une impasse : c'est la fin de partie pour les partisans de l'accumulation infinie du capital. Mais que se dessine-t-il pour l'avenir ? Reconversion énergétique, élargissement d'une sphère non marchande soustraite à l'impératif de rentabilité, un droit du travail et un partage du travail pour restreindre les prérogatives de la propriété. Ce sont quelques pistes pour sortir de la dictature de la marchandise et concevoir autrement la richesse sociale. La forme du livre alterne contes et exposés, et il fraye son chemin entre sérieux et dérision. Car le capitalisme de fin de cycle n'est-il pas affairiste et grippe-sou, avide et gaspilleur, surréaliste et terre-à-terre, scientiste et ridicule, violent et ubuesque, effrayant et pitoyable ? Pour le dépasser, il faudra un peu de raison, un brin de folie inventive, le tout embrasé par beaucoup de passion citoyenne pour la démocratie.
Nombre de pages
192
Date de parution
15/01/2014
Poids
220g
Largeur
130mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782356872593
Titre
Les feuilles mortes du capitalisme. Chroniques de fin de cycle
Auteur
Harribey Jean-Marie
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
130
Poids
220
Date de parution
20140115
Nombre de pages
192,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Résumé : Le capitalisme mondial traverse une crise systémique de longue durée et multidimensionnelle, et la pandémie Covid-19 est apparue comme le symptôme du paroxysme de ses contradictions sociales et écologiques : marchandisation et exploitation à outrance du travail et de la nature semblent avoir atteint un niveau insoutenable. Cette crise nous fait prendre conscience de la fragilité des sociétés et de l'incertitude concernant l'avenir. Fragilité parce que la technique crée un nouveau problème quand elle prétend en résoudre un. Incertitude parce que le temps long échappe à l'horizon humain, tant le capitalisme a fait de la vitesse et surtout de son accélération le moyen de raccourcir le temps. La vie au ralenti due au confinement a ainsi ouvert de nouvelles questions : quel est le prix de la vie ? quelle est la place du travail ? Quel est notre rapport au progrès ? à la nature ? Les voies sont ouvertes pour penser des modèles de société non soumis à la marchandisation des activités humaines et de tout le vivant : il n'y a pas de "fin" de l'histoire, des alternatives au capitalisme sont possibles et surgissent au creux des failles du système : réhabiliter le travail, instituer les communs et socialiser la monnaie, par une démocratisation générale de toutes les institutions de la société.
Crise sociale et crise écologique sont liées, selon Jean-Marie Harribey, parce que sans l'exploitation de la nature, celle du travail n'aurait pas eu de support matériel, et sans l'exploitation du travail, celle de la nature n'aurait pu s'enclencher et se généraliser. La crise du développement est analysée et l'imposture qui consiste à croire qu'une croissance économique infinie serait possible est critiquée. Il explore la voie d'une économie économe des ressources naturelles et du travail humain. Tâche difficile ? Oui parce qu'il s'agit de transformer les rapports sociaux et l'imaginaire que la société marchande a imposé à tous.
Comment expliquer la crise du capitalisme alors que tous les médias, tous les commentateurs, tous les professeurs d'université de renom, tous les théoriciens du marché et de la finance, ou peu s'en faut, se répandent en discours mystificateurs ? En ne lâchant pas d'un pouce le débat théorique, Jean-Marie Harribey élabore des outils pédagogiques populaires à l'image des travaux qu'il a menés depuis 1998 au sein d'Attac. Le lecteur trouvera des textes alliant l'analyse et la dérision, qui sont de petits essais socio-économiques, écrits sur le vif des mouvements sociaux de ces dernières années. Souvent sur un modèle parodique, l'auteur a fait appel à des classiques de la littérature populaire qui en disent plus long que beaucoup de savants traités. Par exemple, lors de la lutte des jeunes contre le projet du gouvernement de créer un " contrat première embauche " au motif qu'il fallait " changer de modèle social ", il " utilise " Le Petit Prince pour écrire : " Dessine-moi un modèle. " Le lecteur reconnaîtra aussi La Fontaine, Corneille, Molière, Cervantès, Hugo et quelques autres... Ce faisant, Jean-Marie Harribey rappelle que le capitalisme du XXe et du XXIe siècles a miné les deux piliers sur lesquels il repose : l'exploitation de la force de travail et celle de la nature. Crise sociale et crise écologique sont au c?ur des crises - à première vue financières, en réalité globales - que connaît le capitalisme depuis les années 1980. La conclusion donne la parole aux deux grands économistes qui déjà en leur temps avaient compris ce qu'était le capitalisme. Marx et Keynes avaient vu en quoi la logique du profit est une logique sacrificielle puisque les humains et la nature étaient condamnés à n'être que des instruments.
Résumé : La richesse est le trou noir de la science économique. Se réduit-elle à la valeur économique des marchandises ? Pour sortir de la crise sociale et écologique du capitalisme, faut-il procéder à une fuite en avant productiviste ? La théorie économique dominante ne sait pas répondre à ces questions parce qu'elle assimile la valeur d'usage à la valeur d'échange, elle postule que l'accumulation infinie du capital est porteuse de bien-être et tient pour acquis que les forces libres du marché conduisent la société à son optimum et à son équilibre. Ce livre propose une critique sociale et écologique de l'économie capitaliste contemporaine en effectuant un retour sur l'économie politique, d'Aristote à Smith et Ricardo, et sur sa critique radicale accomplie par Marx : le travail est le seul créateur de valeur économique, et cette valeur acquiert une reconnaissance sociale à travers l'échange monétaire, que celui-ci soit marchand ou non marchand. Mais l'humanité puise dans la nature des richesses irréductibles à la valeur économique, richesses que le capitalisme tente de transformer en nouvelles marchandises et donc en occasions de profit. Toutes les institutions internationales, prises de panique devant la dégradation écologique, s'évertuent à calculer la valeur intrinsèque de la nature, celle des services qu'elle rend, afin de la réduire à du capital qu'il s'agira de rentabiliser. En maintenant la distinction radicale entre richesse et valeur, ce livre montre au contraire l'importance de ce qui échappe à la quantification marchande parce que c'est inestimable.
Cet ouvrage propose : 1°) Un état de la recherche en matière de complotisme (surtout du point de vue psychologique - domaine dans lequel de nombreuses recherches ont été menées ces dernières années et dont il n'existe pas de synthèse grand public) ? 2°) Liens entre complotisme , antisémitisme et islamophobie (C'est toujours le Mossad qui est derrière; Eurabia) ? 3°) Repenser le complotisme à l'ère des medias sociaux (les classiques du sujet datent d'avant Facebook) ? 4°) Pourquoi la lutte contre le complotisme est-elle condamnée à l'échec.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.