La richesse, la valeur et l'inestimable. Fondements d'une critique socio-écologique de l'économie ca
Harribey Jean-Marie
LIENS LIBERENT
28,01 €
Epuisé
EAN :9791020900388
La richesse est le trou noir de la science économique. Se réduit-elle à la valeur économique des marchandises ? Pour sortir de la crise sociale et écologique du capitalisme, faut-il procéder à une fuite en avant productiviste ? La théorie économique dominante ne sait pas répondre à ces questions parce qu'elle assimile la valeur d'usage à la valeur d'échange, elle postule que l'accumulation infinie du capital est porteuse de bien-être et tient pour acquis que les forces libres du marché conduisent la société à son optimum et à son équilibre. Ce livre propose une critique sociale et écologique de l'économie capitaliste contemporaine en effectuant un retour sur l'économie politique, d'Aristote à Smith et Ricardo, et sur sa critique radicale accomplie par Marx : le travail est le seul créateur de valeur économique, et cette valeur acquiert une reconnaissance sociale à travers l'échange monétaire, que celui-ci soit marchand ou non marchand. Mais l'humanité puise dans la nature des richesses irréductibles à la valeur économique, richesses que le capitalisme tente de transformer en nouvelles marchandises et donc en occasions de profit. Toutes les institutions internationales, prises de panique devant la dégradation écologique, s'évertuent à calculer la valeur intrinsèque de la nature, celle des services qu'elle rend, afin de la réduire à du capital qu'il s'agira de rentabiliser. En maintenant la distinction radicale entre richesse et valeur, ce livre montre au contraire l'importance de ce qui échappe à la quantification marchande parce que c'est inestimable.
Nombre de pages
530
Date de parution
22/03/2013
Poids
648g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9791020900388
Titre
La richesse, la valeur et l'inestimable. Fondements d'une critique socio-écologique de l'économie ca
Auteur
Harribey Jean-Marie
Editeur
LIENS LIBERENT
Largeur
152
Poids
648
Date de parution
20130322
Nombre de pages
530,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le capitalisme mondial traverse une crise systémique de longue durée et multidimensionnelle, et la pandémie Covid-19 est apparue comme le symptôme du paroxysme de ses contradictions sociales et écologiques : marchandisation et exploitation à outrance du travail et de la nature semblent avoir atteint un niveau insoutenable. Cette crise nous fait prendre conscience de la fragilité des sociétés et de l'incertitude concernant l'avenir. Fragilité parce que la technique crée un nouveau problème quand elle prétend en résoudre un. Incertitude parce que le temps long échappe à l'horizon humain, tant le capitalisme a fait de la vitesse et surtout de son accélération le moyen de raccourcir le temps. La vie au ralenti due au confinement a ainsi ouvert de nouvelles questions : quel est le prix de la vie ? quelle est la place du travail ? Quel est notre rapport au progrès ? à la nature ? Les voies sont ouvertes pour penser des modèles de société non soumis à la marchandisation des activités humaines et de tout le vivant : il n'y a pas de "fin" de l'histoire, des alternatives au capitalisme sont possibles et surgissent au creux des failles du système : réhabiliter le travail, instituer les communs et socialiser la monnaie, par une démocratisation générale de toutes les institutions de la société.
Crise sociale et crise écologique sont liées, selon Jean-Marie Harribey, parce que sans l'exploitation de la nature, celle du travail n'aurait pas eu de support matériel, et sans l'exploitation du travail, celle de la nature n'aurait pu s'enclencher et se généraliser. La crise du développement est analysée et l'imposture qui consiste à croire qu'une croissance économique infinie serait possible est critiquée. Il explore la voie d'une économie économe des ressources naturelles et du travail humain. Tâche difficile ? Oui parce qu'il s'agit de transformer les rapports sociaux et l'imaginaire que la société marchande a imposé à tous.
Comment expliquer la crise du capitalisme alors que tous les médias, tous les commentateurs, tous les professeurs d'université de renom, tous les théoriciens du marché et de la finance, ou peu s'en faut, se répandent en discours mystificateurs ? En ne lâchant pas d'un pouce le débat théorique, Jean-Marie Harribey élabore des outils pédagogiques populaires à l'image des travaux qu'il a menés depuis 1998 au sein d'Attac. Le lecteur trouvera des textes alliant l'analyse et la dérision, qui sont de petits essais socio-économiques, écrits sur le vif des mouvements sociaux de ces dernières années. Souvent sur un modèle parodique, l'auteur a fait appel à des classiques de la littérature populaire qui en disent plus long que beaucoup de savants traités. Par exemple, lors de la lutte des jeunes contre le projet du gouvernement de créer un " contrat première embauche " au motif qu'il fallait " changer de modèle social ", il " utilise " Le Petit Prince pour écrire : " Dessine-moi un modèle. " Le lecteur reconnaîtra aussi La Fontaine, Corneille, Molière, Cervantès, Hugo et quelques autres... Ce faisant, Jean-Marie Harribey rappelle que le capitalisme du XXe et du XXIe siècles a miné les deux piliers sur lesquels il repose : l'exploitation de la force de travail et celle de la nature. Crise sociale et crise écologique sont au c?ur des crises - à première vue financières, en réalité globales - que connaît le capitalisme depuis les années 1980. La conclusion donne la parole aux deux grands économistes qui déjà en leur temps avaient compris ce qu'était le capitalisme. Marx et Keynes avaient vu en quoi la logique du profit est une logique sacrificielle puisque les humains et la nature étaient condamnés à n'être que des instruments.
Ce livre vise à mettre entre les mains des citoyens les éléments d?une critique de l?économie capitaliste qui puissent les aider à comprendre et à transformer une société jusqu?ici vouée au profifi t, à l?enrichissement de quelques-uns et à l?appauvrissement du plus grand nombre, sur fond de dévastation écologique de la planète. Il fait suite à deux premiers essais, La démence sénile du capital, Fragments d?économie critique, paru alors que le capitalisme fifi nancier semblait au sommet de sa puissance et promis à l?éternité, et Raconte-moi la crise, publié peu après l?éclatement de la crise de 2007-2008 qui n?en finit pas de produire ses ravages. Ceux-ci sont tels qu?ils justifient que l?on montre pourquoi le modèle de société imposé par la course à l?accumulation du capital arrive dans une impasse, sans échappatoire possible. Une fin de cycle en quelque sorte. Le projet est à la fois pédagogique et théorique : il s'agit de rendre abordables les concepts indispensables à la démystification du discours économique dominant et à l?élaboration d?alternatives radicales. Seront donc rappelées les racines de la crise dans ses multiples dimensions, économique et financière mais aussi sociale et écologique. Les citoyens ont découvert avec ahurissement les frasques des banques, à l'occasion du crédit déversé pour servir la spéculation, auxquelles le monopole de la création de monnaie a été confié, et qu'il revient à la collectivité de se réapproprier. Le capitalisme productiviste arrive dans une impasse : c'est la fin de partie pour les partisans de l'accumulation infinie du capital. Mais que se dessine-t-il pour l'avenir ? Reconversion énergétique, élargissement d'une sphère non marchande soustraite à l'impératif de rentabilité, un droit du travail et un partage du travail pour restreindre les prérogatives de la propriété. Ce sont quelques pistes pour sortir de la dictature de la marchandise et concevoir autrement la richesse sociale. La forme du livre alterne contes et exposés, et il fraye son chemin entre sérieux et dérision. Car le capitalisme de fin de cycle n'est-il pas affairiste et grippe-sou, avide et gaspilleur, surréaliste et terre-à-terre, scientiste et ridicule, violent et ubuesque, effrayant et pitoyable ? Pour le dépasser, il faudra un peu de raison, un brin de folie inventive, le tout embrasé par beaucoup de passion citoyenne pour la démocratie.
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