Ali Haroun évoque ici la période s'écoulant du cessez-le-feu, conclu le 19 mars 1962, à l'élection du premier gouvernement algérien, le 29 septembre suivant. Au cours de ces six mois, deux événements capitaux ont dévié dangereusement le cours de l'histoire : l'implosion du FLN, le 6 juin à Tripoli, et la politique suicidaire de la terre brûlée suivie par l'OAS. Pour la première fois, sont sérieusement analysés les motifs et les conséquences désastreuses de la mort prématurée du FLN historique qui va priver l'Algérie de toute autorité légitime, entraîner les excès criminels de l'été 1962, permettre l'appréhension du pouvoir par la violence et imposer un régime dont le populisme chaotique allait signifier la chute prochaine. L'arrivée des jusqu'au-boutistes OAS en France va perturber sérieusement le champ politique, ébranler les fondements de la justice républicaine et dévoyer des personnalités de haut rang naguère respectables. Qu'aurait été l'avenir des deux pays si l'indépendance était intervenue dans un climat apaisé par l'arrêt des combats ? L'ouvrage donne quelques clés de lecture pour s'interroger sur les occasions manquées d'un développement commun et entrevoir la fondation de nouveaux et fructueux rapports entre les deux peuples.
Nombre de pages
374
Date de parution
01/07/2005
Poids
400g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747588652
Titre
Algérie 1962. La grande dérive
ISBN
2747588653
Auteur
Haroun Ali
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
400
Date de parution
20050701
Nombre de pages
374,00 €
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Résumé : Pendant la guerre d'Algérie, le FLN a ouvert en métropole un second front. Contrôlant peu à peu les 300 000 Algériens de l'immigration, la 7e wilaya - celle de France - a mis en place une organisation politico-militaire d'une redoutable efficacité. En réalité, une véritable administration parallèle et clandestine. Ali Haroun, un des dirigeants du FLN en France, livre son témoignage serein, précis et concret. Il décrit les structures et les trafics d'armes, les attentats et les faux papiers, les filières ; il raconte encore la collecte des cotisations qui vont grossir le trésor de guerre du FLN, les projets d'évasion des responsables algériens détenus et l'aide de leurs amis français, mais aussi la répression et la prison. Ce récit, fondé sur une collection unique d'archives inédites, est surtout une contribution indispensable à l'histoire de la guerre d'Algérie. Docteur d'Etat en droit (Paris, Panthéon-Sorbonne), Ali Haroun est avocat au Barreau d'Alger et agréé à la Cour Suprême. Il a été notamment, en Algérie, ministre des droits de l'Homme (1991-1992), puis membre du Haut Comité d'Etat (HCE) et de la présidence collégiale de la République (1992-1994).
Tu ne me connais pas pour la simple et bonne raison que je n'existe pas. Je suis un faux philosophe. Un philosophe inventé de toutes pièces par un auteur prétentieux qui se permet de dire ce que je pense ou ce que je fais. Je me nomme Héractète. Un nom qui te permettra de me citer avec beaucoup de crédibilité : « Comme dirait Héractète... » et c'est toute la sagesse antique qui vole à ton secours dans une conversation où tu te trouves, il est vrai, à court d'arguments. Qui ose contredire un philosophe antique ? Dans ta tête, je porte une toge et des sandales, mais je préfère largement le survêt coton et le tee- shirt un peu sale. En revanche, je me passe de barbe, ça fait trop hipster. Ce livre est un carnet de pensées couchées sur papier au gré de mes inspirations : des réflexions, des aphorismes comme les philosophes aiment à les appeler, même si, dans le monde actuel, on parle plutôt de vannes ou de punchlines. Tu peux le commencer par le milieu ou la fin, peu m'importe. Après tout je n'existe pas alors de là à avoir une influence sur tes choix... Si tout cela ne te plaît pas, ferme ce livre et donne-le. Moi, Héractète, je suis le philosophe qui n'existe que dans la tête de ceux qui veulent bien m'y laisser entrer.
Mahamat-Salah Haroun, écrivain et réalisateur, dresse un portrait étonnant du Tchad, de son histoire et de sa culture. Il mêle son histoire familiale à l’Histoire d’un pays, celle de sa grand-mère Kaltouma qui s’est enfuie dans le désert à la poursuite de sa liberté, à celle de son père qui découvre la France après la déclaration d’indépendance. L’histoire intime de sa famille lui permet, sur trois générations, de raconter l’histoire d’une Nation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.