Ce roman est une admirable épopée d'un certain monde provincial aux Etats-Unis. A travers la vie du Pasteur Vernon Kallsen et de sa femme Laetitia, apparaît le destin d'une petite ville américaine entre 1930 et 1950, Kaleburg, où vit une communauté essentiellement composée de citoyens d'origine allemande. Un drame a coupé en deux l'existence du pasteur lorsqu'il exerçait son ministère à Slilton : Eugène, le jeune "mauvais garçon" que Laetitia et lui avaient adopté, s'est pendu. Tout au long du livre énorme et foisonnant comme la vie elle-même, les motifs du suicide d'Eugène et les circonstances qui l'entourèrent, nous sont dévoilés peu à peu, par brefs fragments entrecoupés que l'auteur s'est ingénié à insérer dans un contexte où le tragique le dispute constamment à l'humour. Ainsi faisons-nous la connaissance des personnages les plus pittoresques et les plus émouvants : un riche banquier et sa fille, des fermiers opulents et ruinés, leurs épouses, leurs enfants. En raison du puritanisme du pasteur Kallsen, déchiré entre sa foi et ce qu'il croit être le péché, le livre entier baigne dans une très étrange atmosphère d'anxiété érotique ainsi que dans la conscience aiguë de la vanité des désirs et de leur toute puissance. Le récit nous mène à l'instant où le pasteur, au cours des noces de deux jeunes gens semblant promis au bonheur, revit par la pensée le suicide d'Eugène. La tentation s'empare de Vernon Kallsen. Va-t-il se supprimer de la même horrible manière ? Jusqu'aux dernières pages l'ambiguïté subsiste. Il ne s'agit plus d'un suicide, mais d'un duel intérieur avec Dieu qui tient "dans sa main" les plus mystérieux pouvoirs. Dieu triomphera-t-il ? Le lecteur l'apprendra en terminant la lecture de ce grand livre.
Nombre de pages
300
Date de parution
18/01/1963
Poids
250g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782070231089
Titre
Dans la main de Dieu
Auteur
Harnack Curtis
Editeur
GALLIMARD
Largeur
141
Poids
250
Date de parution
19630118
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Essence du christianisme est un grand classique de la théologie protestante allemande. Publié en 1900, ce texte reprend un cours public délivré par le grand historien de l'Eglise et des dogmes Adolf (von) Harnack quelques mois auparavant à l'Université de Berlin. Son auteur, alors au faîte de sa gloire scientifique, entreprend d'élucider ce qui constitue l'identité du christianisme au gré d'une enquête historique allant de la prédication de Jésus jusqu'à la fin du XIXe siècle. Il identifie "l'essence du christianisme" à l'Evangile tel que Jésus l'a prêché et montre que cet Evangile, par-delà toutes les transformations qu'il a connues au cours des siècles, reste une puissance active dans le présent, susceptible d'aider l'homme moderne à trouver un sens à sa vie. L'enquête historique prend ainsi la forme d'une apologie du christianisme. Dès sa parution, ce texte a été traduit dans de nombreuses langues et régulièrement réédité en Allemagne. Un grand nombre de théologiens majeurs, protestants, catholiques et juifs, se sont prononcés à son sujet. Cette nouvelle traduction, qui remet enfin à disposition ce texte en français plus de cent ans après sa dernière édition, est accompagnée d'écrits de Leo Baeck, Ernst Troeltsch et Rudolf Bultmann qui en montrent les enjeux critiques et l'actualité.
Harnack Adolf von ; Hoffmann Joseph ; Tardieu Mich
Mission et expansion du christianisme a été conçu au départ comme complément de l'Histoire romaine de Mommsen qui n'y abordait pas la question religieuse. "Le projet primitif était de s'en tenir à une étude de la propagation de la religion chrétienne par la géographie historique (le quatrième livre). Mais, jugeant que la statistique missionnaire n'offrait guère quelque chose de vivant, Harnack se décida à élargir la perspective par des analyses préalables. Il y rendait compte successivement des contextes judéo-grecs de la diffusion et des débuts de la légende missionnaire (livre I), du contenu théologique varié de la prédication missionnaire (livre II), et enfin des modalités et agents de la mission (livre III)", comme l'explique Michel Tardieu dans la Préface à la traduction française. On trouvera notamment exposés, dans cette ?uvre majeure, les conditions externes et internes de la première mission chrétienne, à l'époque où elle se sépare du judaïsme, le contenu éthique et religieux de la prédication, la perception du christianisme comme "troisième race" et sa critique, une explication de la notion de "religion du Livre", le conflit avec les religions traditionnelles, l'organisation des communautés, la place de Rome dans la "Confédération catholique". Harnack peut ainsi être considéré comme une sorte de "Mommsen christianus". Cette ?uvre magistrale, sans cesse améliorée et amplifiée, écrite par un historien au sommet de son art et soucieux d'une écriture lisible, reste un monument sans égal. Ce livre est traduit en français pour la première fois par Joseph Hoffmann, d'après la dernière édition revue par Harnack lui-même. La Préface de Michel Tardieu situe ce livre dans son contexte historique et la Postface de Pierre Maraval en souligne l'actualité.
Biographie de l'auteur Adolf von Harnack (1851-1930), théologien protestant, historien, philologue et éditeur des Pères de l'Eglise, est l'auteur d'une uvre monumentale, qui continue à faire date, concernant l'histoire du christianisme ancien
L'Histoire des dogmes d'Adolf von Harnack est un grand classique. L'auteur y met au jour la multiplicité des courants théologiques nés de l'Evangile et développés par les " grands " de la théologie orthodoxe mais aussi par les hérétiques et les schismatiques. Trois grandes étapes - Antiquité, Moyen Age et Réforme - scandent le rapport intime et parfois conflictuel entre la réflexion théologique, nourrie de l'Evangile et des diverses cultures, et les dogmes qui ont pris une certaine autonomie par rapport à elle. Ce livre, toutefois, va beaucoup plus loin qu'une enquête historique. On a dit de lui qu'il ouvrait la " modernité théologique ". Refusant de transformer le christianisme en objet du passé, admirable, certes, mais renvoyé aux musées, Harnack a voulu ouvrir un nouvel âge " postdogmatique ", en redécouvrant la simplicité du christianisme des origines purifié de ses scories. Rarement la science historique aura été autant mise à contribution pour résister aux menaces d'effacement du christianisme à l'époque contemporaine.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.