Rennes sous la IIIe République. Cahiers d'Edmond Vadot, secrétaire général de la ville de 1885 à 190
Harismendy Patrick
PU RENNES
24,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782753506312
Depuis quarante ans, la Bibliothèque municipale de Rennes détenait un curieux manuscrit comme on disait au XIXe siècle. Tellement curieux - et impressionnant d'ailleurs avec ses 1800 pages -, que cet ensemble formé des Cahiers d'écolier tenus par Edmond Vadot, secrétaire général de la mairie de Rennes de 1885 à 1909, était demeuré inédit. Et pourtant, il est bien question d'une histoire de la Ville, vue et vécue de l'intérieur par un observateur placé au croisement idéal pour en comprendre les ressorts. Pas moins de sept maires se succèdent dans cette chronique, faisant passerelle entre Edgar Le Bastard et Jean Janvier, ici réunis par un même désir de modernisation. On y perçoit aussi les effets très directs de l'affaire Dreyfus et les changements de majorités municipales qui en résultent, les relations souvent compliquées avec l'Etat à travers ses préfets, comme les tentations d'un fonctionnaire un peu trop entreprenant devant un pouvoir municipal incertain de lui-même. Mais c'est aussi à l'histoire d'une migration géographique et professionnelle, à une trajectoire sociale et à un itinéraire psychique qu'invite ce texte, déconcertant par son mode de composition, comme par son contenu. De fait, la vie de bureau laisse assez de loisirs, entre deux conversations, pour qu'à côté des portraits parfois acides et des délibérations municipales, l'esprit puisse divaguer. De la Bresse reconstruite par l'imaginaire aux plaisirs balnéaires des rivages de la Manche, des jalousies entre élus rennais aux aléas domestiques, en passant par l'expérience terrible de la guerre franco-prussienne de 1870, la langueur et les doutes de la Belle Epoque trouvent en Vadot un mémorialiste inattendu, aux confluences de l'extraordinaire et de la banalité. A l'apogée du scientisme bien des doutes subsistent en effet, auxquels savants, vulgarisateurs... et tables tournantes tentent de répondre à leur manière. Il fallait donc plusieurs yeux pour lire ces Cahiers et plusieurs mains pour les commenter. Issue d'un travail collectif ayant associé des étudiants puis des enseignants-chercheurs, cette édition volontairement partielle illustre la complexité des jeux sociaux et des identités politiques alors en ?uvre.
Nombre de pages
544
Date de parution
14/11/2008
Poids
960g
Largeur
165mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782753506312
Titre
Rennes sous la IIIe République. Cahiers d'Edmond Vadot, secrétaire général de la ville de 1885 à 190
Auteur
Harismendy Patrick
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
960
Date de parution
20081114
Nombre de pages
544,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Biographie de l'auteur Patrick Harismendy, agrégé d'histoire, est Professeur d'Histoire contemporaine à l'université Rennes 2. Il a publié, entre autres, Sadi Carnot - L'ingénieur de la République (Perrin, 1995).
Harismendy Patrick ; Robert Vincent ; Caron Jean-C
Résumé : Serait-on passé à côté d'autres " années trente " ? La liste est longue des indices, longtemps négligés, d'une ambiance de quête, d'urgence et d'invention que distillent les jeunes années de la monarchie de juillet. Entre l'immobilisme prudhommesque et la répétition lancinante de journées révolutionnaires s'opèrent bien des changements : humanisation des peines judiciaires, création de grandes institutions culturelles, jeux complexes avec le passé récent, mise en place de nouveaux instruments de surveillance ou d'appréciation des opinions, émergences de mesures prophylactiques, intrusion de l'expertise en diverses matières, besoins d'intégration nationale, interrogations sur le peuple et son travail... De fait et malgré les tramages hérités du Consulat et de l'Empire, une nouvelle France, ou peut-être une nouvelle vision de celle-ci, semble se dessiner qui commande des réformes et des ajustements. Une relecture de ces années s'imposait donc pour essayer de mieux comprendre cette convergence de phénomènes, éclos dans l'aval révolutionnaire, et trop vite imputés au changement de régime. La réalité, dont rendent compte les réflexions rassemblées ici, est ambivalente et dépasse la tension accoutumée entre Résistance et Mouvement. Se mêlent, en effet, les fruits mûris du réformisme de la Restauration finissante, l'imitation de ce qui s'expérimente ailleurs, le besoin irrépressible de ruptures, la crainte inverse de l'entraînement, mais aussi l'interrogation sur l'" esprit du temps ". Et les idées sont là qui se précisent : on parle de " système ", de culte national, on rêve catégories et nomenclatures, en même temps que le futur s'ensemence des travaux d'une génération appelée à durer. Bref, Etat et sociétés trouvent moyens et acteurs pour s'ordonner. Trait majeur, l'espace public devient médiatique et engendre l'opinion, ce qui explique, peut-être et paradoxalement, la glaciation des années 1840.
Soixante-dix ans après l'événement fondateur du 18 juin 1940 et malgré plusieurs ouvrages marquants qui font suite à un cortège de mémoires d'acteurs de premier plan, la France Libre reste mal connue. Problèmes de définition, de chronologies, de méthodes, de sources; concurrences entre les résistances, qu'il s'agisse des réseaux, des hommes, des mémoires; multiplicités des trajectoires, des engagements mais aussi des ruptures et des désengagements sont des évidences trop longtemps passées sous silence. Tout ceci crée un écheveau complexe et souvent difficile à démêler. L'ambition de ce livre n'est donc pas de proposer un prêt à penser de la France Libre et encore moins une analyse définitive. Mais à partir de dossiers très neufs ou d'archives aussi inédites qu'exceptionnelles parfois, les auteurs rassemblés ici dessinent une histoire très renouvelée, toute en nuances et volontairement provisoire. Une attention toute particulière est cependant donnée aux entrées en résistance notamment sur le plan individuel ou administratif, mais aussi à certaines opérations ou certains milieux sans oublier les mécanismes mis en oeuvre par l'occupant pour lutter contre ces combattants d'un nouveau genre.
Dans le court XXe siècle de l?âge des extrêmes, la part de l?acteur en tant que sujet constitue d?évidence une thématique privilégiée et des plus nécessaires en Histoire. Les formes justement extrêmes de l?aliénation, de l?acceptation ou de l?enfouissement comme les répliques inverses d?affranchissement, de libération ou d?extériorisation interrogent sur les besoins conjoncturels de faire groupe, ou sous-groupe, de se donner ou de se désinhiber. En mettant la focale sur les figures de l'engagement, à travers des portraits d'acteurs et des tableaux de groupes, c'est à une traversée du XXe siècle fait d'individus intervenant sur leur quotidien et celui de la collectivité, que ce volume convie. Mais, bien que le jalon des guerres soit présent ? de la Première guerre mondiale à la guerre d?Algérie en passant par la guerre froide ?, une lecture seconde apparaît, celle frappée au sceau de l?émancipation. Dans un siècle dernier marqué par les victimes et placé sous l'emprise du traumatisme, le passé des femmes et des hommes figurant dans ce tableau distille un air épris de liberté, d'action et d'autonomie. Ces destins se disent et se lisent à la mesure des possibles induits par des contextes empreints de fortes contraintes politiques, sociales et culturelles, mais aussi de résolutions à mener librement une existence, à conquérir et pouvoir affirmer une identité, voire à changer la vie. Les débats historiographiques transverses à ces deux thématiques et à ces portraits, précisent ou reprennent des discussions qui ont nourri l'histoire contemporaine sociale et politique ces vingt dernières années. En particulier, l'articulation entre histoire culturelle et histoire politique, études de genre et des féminismes, emboîtements d'échelles, histoire orale, mais aussi écriture de l'histoire avec témoins, mémoire de la résistance et de l'occupation trouvent ici place. Ce volume offert à Jacqueline Sainclivier forme ainsi une variation contemporaine en quatre mouvements autour d?une certaine conception de l?histoire.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.