Dans cette trilogie dédiée au désert, aride et violente, Shulamith Hareven raconte une histoire du peuple hébreu après la sortie d'Egypte, réécriture iconoclaste de l'Exode, sans parole donnée, sans miracle, avec un dieu invisible et muet. "... ils s'échappaient des terres habitées du pays d'Egypte et rejoignaient ceux qui les avaient précédés. " Ils sont des va-nu-pieds en haillons qui laissent derrière eux les terres fertiles d'Egypte pour rejoindre d'autres miséreux dans la chaleur du désert. Ils fuient le joug de l'esclavage et découvrent qu'" une liberté prodigieuse, immense, au-delà de la mesure humaine, flottait dans l'air. Il n'y avait pas d'ordre du jour, il semblait qu'il n'y avait pas d'ordre du monde. [...] Il n'y avait ni maître, ni esclave, seulement le désert... " La Loi imprègne lentement leur esprit dans l'immobilité du temps. Et dans cette même immobilité, de l'autre côté du désert, les Gabaonites attendent cet ennemi invisible aux coutumes étranges, ces égarés du désert, ils attendent et ils ont peur...
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Nombre de pages
249
Date de parution
06/10/1999
Poids
394g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782883400948
Titre
SOIF. La trilogie du désert
Auteur
Hareven Shulamith
Editeur
METROPOLIS
Largeur
130
Poids
394
Date de parution
19991006
Nombre de pages
249,00 €
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Un livre à quatre voix et peut-être un livre pour quatre voies Quatre voix qui s'entrechoquent, s'entremêlent Quatre voies qui se tissent pour se perdre Quatre voix qui s'étreignent et s'éteignent Chaque voix trace sa voie. Chaque voie porte une voix Chaque voix vibre à l'écoute des vents, des nuages, des pluies Chaque voie s'égare dans la nuit des souvenirs C'est ainsi que l'auteur ébaucherait une présentation de son roman. Comme à bout de souffle devant l'incommensurable silence qui se dégage de son propre ouvrage. Autour du viol d'un enfant, David, à sauver, à aimer. Quatre personnages nous parlent de son histoire. Axel, l'homme qui, le recueillant, va le sauver, au-delà de sa vie. La fille de cet homme, Claire, elle-même survivante, qui, le recueillant, va l'aimer au-delà de sa vie. La meilleure amie de Claire, Palmyre, celle qui est faite pour l'amour, pour la vie, et qui reste, elle, et témoigne. Et lui, David, il l'écrit dans son cahier, son histoire, et peu à peu, on ouvre ce cahier. Toute sa vie, David la dit avec ses mots, avec son orthographe et sa grammaire de dyslexique, à l'encre de ses peurs, de ses incompréhensions, de ses émerveillements, de ses curiosités, de ses joies, de sa détresse d'orphelin, de sa douleur insurmontable, de sa colère aussi. Une sourde colère. Et un amour immense. Mais une immense colère.
La cuisine de mes souvenirs. Tel est le titre de notre collection, tel pourrait être le titre de cet ouvrage qui multiplie avec légèreté et profondeur les approches de la cuisine : mémoire historique de la petite et de la grande histoire, empreinte ethnologique, sociologique et culturelle singulière... Certaines recettes qui en parsèment les pages sont presque de l'ordre du journal intime, d'autres sont écrites comme des dialogues avec de chers disparus, toutes construisent " une mémoire de parfums, de couleurs, de saveurs, qui surgit parfois spontanément ou se raconte par tendresse pour les moments heureux ou malheureux d'un passé proche ou lointain ". Non, ce n'est pas un livre de cuisine. C'est un livre qui chante la vie, la famille, l'amour, la nostalgie, le désespoir, la magie de l'enfance, la grâce de l'éphémère : " A table, que ce cri résonne pour tous comme un appel au bonheur d'être. "
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