Je crois que j'ai mis dans mes films beaucoup de ma vie personnelle, de mes expériences émotionnelles, et peut-être intellectuelles. J'avais un refoulement d'auteur, d'écrivain, qui s'est, je crois, manifesté dans la plupart de mes films... d'une façon qui les a enrichis, embellis. C'est pour cela que je ne regrette pas trop de ne pas avoir écrit l'?uvre que je voulais écrire au début de ma vie, parce qu'il me semble qu'elle transparaît à travers les films que j'ai réalisés. J'ai dit à peu près ce que j'aimais et ce que je n'aimais pas. Je regrette de ne pas l'avoir fait davantage, de ne pas avoir commencé suffisamment tôt. Si j'avais compris au début, lorsque j'avais 18 ans, que je devais faire du cinéma, j'aurais gagné 10 ans, et je crois que j'aurais fait beaucoup plus de films. Mais enfin... Est-ce que l'on sait ce que l'on doit faire quand on a 18 ans? Il y a des gens qui le savent, qui le savent dès l'âge de 12 ans, et je les envie. Alors donc, le cinéma a été pour moi une aventure, que j'ai commencée vers 28 ou 29 ans. Mais une aventure plus qu'une ?uvre! C'est-à-dire que chaque film a été une aventure, et la découverte d'un monde différent. Jacques Baratier, juin 2003.
Nombre de pages
253
Date de parution
20/01/2005
Poids
340g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782847361469
Titre
Jacques Baratier. L'aventure cinéma
Auteur
Hardouin Frédéric ; Buache Freddy
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
340
Date de parution
20050120
Nombre de pages
253,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A la veille de la Seconde Guerre mondiale, le sport conquiert un nombre de plus en plus accru de pratiquants et de spectateurs. Il occupe des espaces, mobilise des intérêts économiques et politiques, illustrés pour le pire aux Jeux olympiques de Berlin en 1936. Au cours des " années noires " le sport français est soumis aux rigueurs des pénuries et de l'Occupation et à la volonté du régime de Vichy d'en faire un instrument de la révolution nationale. A ce titre, il lui est attribué un nouveau statut qui le place sous la tutelle légale de l'Etat français. C'est pourquoi on peut s'étonner du peu de cas qu'ont fait du sport les ouvrages généraux sur l'Occupation. Le mythe de l'" apolitisme sportif " cultivé par des personnalités et des groupes influents est assez répandu, malgré les tentatives d'instrumentalisation. Le temps de Vichy est à la fois celui des compromissions, voire pour certains du collaborationnisme, et pour d'autres du refus ou de la Résistance. Pour une majorité de Français, le sport reste un refuge. Le cas des sportifs juifs, à l'exemple du champion de natation Alfred Nakache, est le plus douloureux. En quelques années, le champ sportif se trouve ici remanié et bousculé comme il ne l'avait jamais été auparavant. Les années de Vichy laissent une trace profonde dans le sport français.
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