Né en 1874 à Genève, Pétérelle arrive à Paris en 1891. Il s'installe à Montmartre au Bateau Lavoir dans un atelier qu'il quitte en 1908 pour la Cité Falguière où il travaille jusqu'à sa mort, en 1947. Une de ses premières expositions a lieu en 1913, à la galerie l'Encrier. Engagé dans la Légion étrangère, Il est blessé dans la Somme et perd un oeil. Réformé et naturalisé français, il retrouve son atelier. Il expose à la galerie du Montparnasse en 1927, puis à la galerie Georges Bernheim en 1930 où il remporte un grand succès. Il participe au salon d'Automne et régulièrement au salon des Tuileries. Une importante exposition à la galerie Charpentier en 1938 est suivie, en 1942, d'une autre à la galerie de France. Soutenu par la critique, il bénéficie de commandes de l'Etat et ses oeuvres sont acquises par de nombreux collectionneurs. Ainsi, le musée de Dijon possède-t-il, grâce à trois donations du critique Pierre Granville, une collection de ses peintures et oeuvres graphiques très représentatives de son art. Peintre singulier que l'on peut rattacher as mouvement expressionniste, c'est également un maître du clair-obscur et le naturalisme reste au coeur de son inspiration. Cet ouvrage, permet de redécouvrir une oeuvre forte, tombée progressivement dans l'oubli depuis le décès de Pétérelle, en 1947 et la grande rétrospective qui lui avait été consacrée en 1952, au musée Galliera.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
144
Date de parution
14/01/2021
Poids
1 252g
Largeur
248mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782353403189
Titre
Adolphe Pétérelle (1874-1947). Oeuvres sur papier
Auteur
Harambourg Lydia ; Berra Jean
Editeur
GOURCUFF GRADEN
Largeur
248
Poids
1252
Date de parution
20210114
Nombre de pages
144,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Jean-Michel Coulon a passé sa vie à créer, dessiner et peindre... dans un secret quasi-absolu. Il ne laisse personne entrer dans son atelier et à sa mort, en 2014, sa famille découvre une oeuvre structurée, intacte et inédite qui compte plus de 800 peintures et collages. Dès 20 ans, il décide de se consacrer entièrement à la peinture. D'emblée ses oeuvres sont toutes abstraites. Au cours des années d'après-guerre il est introduit dans les cercles artistiques comme la seconde Ecole de Paris et devient proche de peintres tels que Nicolas de Staël, André Lanskoy, Maria Helena Vieira da Silva et Arpad Szenes. Ses débuts sont prometteurs puisqu'à 30 ans il expose seul à la galerie Jeanne Bucher dont le livre d'or témoigne de la présence d'artistes qui connaitront bientôt la célébrité. Parmi eux, Rothko, Vieillard, Deyrolle ou Arnal. L'année suivante, en 1950, il participe à une exposition de groupe à New York. Ensuite, cependant, sans jamais cesser de créer, il refusera presque toutes les propositions d'exposition. Cet ouvrage propose de découvrir le travail d'un artiste qui a refusé la reconnaissance du grand public de son vivant, alors qu'il a dédié sa vie à son oeuvre.
Fervent défenseur du patrimoine - il fut à plusieurs reprises chargé de mission auprès du ministère des Affaires culturelles sur la recommandation d'André Malraux -, ancien collaborateur du journal Le Monde et de la revue Connaissance des Arts, Philippe L
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.