Faire face aux violences sexistes et sexuelles. Changer les représentations, repenser les prises en
Hamidi Bérénice ; Marti Gaëlle
PU VINCENNES
27,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 5 mars 2026
EAN :9782379245855
Un livre essentiel, à la fois témoignage et guide, qui dévoile le continuum des violences sexistes et sexuelles. En croisant les voix de chercheur·es, expert·es, artistes et personnes concernées, il ouvre des pistes concrètes pour comprendre, prévenir et agir collectivement. Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas l'exception. Elles sont la règle cachée. De la "blague" humiliante aux féminicides, elles forment un continuum soutenu par nos institutions, nos imaginaires et nos silences. Elles touchent toutes les sphères de nos existences - famille, école, travail, culture, etc. Et détruisent des millions de vies. Tant que nous continuerons à les considérer comme des faits divers isolés et non comme une réalité structurelle et protéiforme, les choses ne changeront pas. Chercheur·es, militant·es, professionnel·les de la justice et du soin, artistes et personnes concernées croisent ici leurs regards et leurs voix, pour comprendre les mécanismes de ces violences et ouvrir des pistes pour changer les représentations et repenser les prises en charge : trouver les mots, construire de nouveaux récits, changer les lois, repenser les dispositifs judiciaires et thérapeutiques, imaginer d'autres formes de justice, de prévention et de réparation. Car apprendre à voir et à dire ces violences, briser la culture de l'aveuglement et de l'excuse, interroger le rôle clé des témoins et les enjeux de l'impunité massive des agresseurs, ne peut être qu'un effort collectif. Bérénice Hamidi est professeure en études théâtrales à l'Université Lyon 2. Derniers ouvrages parus : Le Viol, notre culture, Editions du Croquant, 2025 et avec Maxime Cervulle (dir.), Les Damné·es de la scène. Penser les controverses théâtrales sur le racisme, Presses universitaires de Vincennes, 2024. Gaëlle Marti est professeure de droit public, titulaire d'une Chaire Jean Monnet en droit européen, à l'Université Lyon 3. Derniers ouvrages parus : European Citizenship through the Lens of EU values, Intersentia, 2025 et, avec Loïc Robert (dir.), La conflictualité dans l'Union européenne, Bruylant, 2024.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
368
Date de parution
05/03/2026
Poids
300g
Largeur
137mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782379245855
Auteur
Hamidi Bérénice ; Marti Gaëlle
Editeur
PU VINCENNES
Largeur
137
Date de parution
20260305
Nombre de pages
368,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Culture du viol : on entend de plus en plus souvent l'expression dans le débat public à la faveur des affaires médiatisées depuis les débuts de #Metoo. Souvent mal comprise, elle ne signifie pas que nous vivrions dans une société qui s'assumerait pro-viol. Elle désigne un phénomène bien plus insidieux et complexe, qui nous place dans une situation de dissonance cognitive lourde de conséquences individuelles et collectives, politiques et esthétiques. D'un côté, nous nous pensons acquis aux valeurs d'égalité et de liberté dans les relations sexuelles et affectives entre les hommes et les femmes. De l'autre, nous baignons dans des représentations stéréotypées qui, tout en dénonçant le viol, invisibilisent, normalisent et érotisent des formes de violences dans les rapports sexuels et les relations affectives hommes/femmes. Or, les productions culturelles jouent un rôle clé dans la perpétuation de cette injonction paradoxale. Les plus dangereuses ne sont pas celles qui affirment des valeurs misogynes, mais plutôt celles qui dénoncent les violences tout en étant fascinées, et celles qui les maquillent en amour comme en humour. Cet essai interroge donc le rôle des oeuvres - toutes les oeuvres, les grands classiques d'hier comme la pop culture d'aujourd'hui - et tous les genres (littérature, cinéma, musique, théâtre) - en explorant les diverses stratégies esthétiques, explicites et implicites, qui façonnent nos imaginaires, nos regards et nos désirs. Pour sortir du déni et avec la conviction que de nouveaux modèles de relations sexuelles et affectives sont possibles.
L'histoire socio-politique des pays du Sud de l'Amérique latine s'est caractérisée, depuis le milieu du xxe siècle, par une série de cycles de révolutions et de contre-révolutions. Trois pays, l'Argentine, le Brésil et le Chili ont en commun d'avoir été successivement marqués par les effervescences révolutionnaires des années 1960 puis par leur répression par une série de coups d'Etat soutenus et la mise en place de dictatures militaires. Près de quarante ans plus tard, nombreux sont les fantômes de ces régimes, et le présent politique des pays concernés ne cesse de convoquer les questions que les politiques transitionnelles ont laissées irrésolues. Quelles pratiques du théâtre ont été possibles sous les dictatures ? Selon quelles stratégies esthétiques mais aussi économiques vis-à-vis des régimes en place ont-elles pu rester en vie ? L'après-dictature inclut pour sa part deux temps distincts. Quelles reconfigurations ou réinventions des pratiques artistiques se sont opérées durant ces années, dans des contextes économiques et politiques autant marqués par des éléments de rupture que par des " restes " des régimes autoritaires ? Les traces de ce passé politique, institutionnel, social, économique et culturel dans les pratiques théâtrales qui se sont développées à partir des années 2000 sont manifestes. Depuis les débats sur la transmission des mémoires des dictatures et leur restitution jusqu'aux discours critiques dénonçant les continuités économiques entre les régimes autoritaires et les démocraties néolibérales actuelles, la question de l'héritage des dictatures du Cône sud est centrale dans nombre de créations récentes des théâtres de cet espace. Aucune recherche d'ensemble n'avait été jusqu'ici menée pour investiguer cet espace-temps singulier dans une approche soucieuse d'articuler les enjeux esthétiques, institutionnels et économiques. C'est l'enjeu de cette publication qui réunit les contributions de chercheurs et chercheuses qui travaillent sur ces questions depuis des perspectives disciplinaires diverses (études théâtrales, études hispaniques, études lusophones, sociologie, économie), et fait dialoguer ces recherches avec des témoignages d'artistes des pays concernés.
Décliné en quatre parties (littérature, arts plastiques, cinéma et arts vivants), accordant une place centrale au sensible, le livre évoque les rapports que les artistes nouent avec les idées de Jacques Rancière. Des entretiens sont réalisés par les auteurs avec la plasticienne Esther Shalev-Gerz, le cinéaste Sylvain George, le photographe Philippe Bazin et la philosophe Christiane Vollaire. Un quatrième entretien a été réalisé avec Firat Yücel, cinéaste que le philosophe a côtoyé lors de l'occupation du quartier de Gezi à Istanbul, en Turquie. Le livre atteste de la volonté d'analyser les concepts du philosophe dans un rapport indissoluble entre pratique artistique et pensée théorique, en particulier à travers la notion de dissensus, et le propos montre son évolution, vers une politique de la représentation. Comment maintenir vive cette volonté de division, et éviter le " consensus dans le dissensus" ? Le livre revient sur le rôle des productions artistiques selon Rancière.
Ce livre s'attache aux "troupes", "compagnies", "collectifs", etc, quelle que soit la façon dont ces entités collectives visant à la production de spectacles se désignent ou sont désignées. Il s'intéresse plus précisément aux différentes manières dont elles s'organisent pour créer des oeuvres, tout en ouvrant l'analyse aux conjonctures politiques, sociales et culturelles qui leur donnent forme et sens. A l'heure où les appels à une refondation de l'économie du spectacle vivant se multiplient, en France comme dans d'autres pays, la question des formes d'organisation du travail artistique se pose avec une force sans précédent. Si certaines voix plaident pour une conformation aux valeurs et aux formats des industries culturelles, d'autres affirment le projet de "faire autrement" que selon les normes hégémoniques de l'économie capitaliste, manifestes désormais jusque dans les pays où la culture relève d'une économie subventionnée. Elles prônent le développement de modèles fondés sur des valeurs de l'économie sociale et solidaire. En focalisant le regard sur les compagnies, parent pauvre des dispositifs de financement public, ce livre entend rappeler que c'est avant tout en leur sein que se fait la création des oeuvres dans les arts vivants. Il prête ce faisant une attention forte aux relations de pouvoir et aux ambivalences propres à un univers professionnel très marqué par la "coopétition".
Extrême-Orient, Extrême-Occident explore le fonctionnement et les conséquences culturelles et sociales de la pluralité religieuse en Asie de l'Est en dépassant une simple approche essentialiste et en analysant les modes de coexistence et les expressions de tolérance ou d'intolérance par les Etats, les groupes et les individus. En Asie de l'Est, différentes traditions religieuses cohabitent depuis près de deux millénaires, mais l'histoire de leurs relations n'est pas dénuée de tensions souterraines. La problématique envisagée dans ce numéro vise à comprendre leurs interactions au sein d'une société donnée en explorant le fonctionnement et les conséquences culturelles et sociales de la pluralité religieuse. Quels sont les phénomènes tenant à cette pluralité qui peuvent être observés dans les pays d'Asie de l'Est, hier et aujourd'hui ? Qu'est-ce qui caractérise leurs modes de coexistence et leurs expressions de tolérance ou d'intolérance ?