La douleur. Difficile d'en parler, de la douleur. De ce voile autoritaire qui vous enveloppe en douce, vous anéantit plus sûrement que le plus puissant des anesthésiants ; qui fait de vous un pantin désarticulé et languissant se prenant en permanence les pieds dans les fils troublés du destin. Douleur de ma mère, massacrée autant par ces incapables de médecins que par le mal mystérieux qui la diminuait jour après jour, de moins en moins mère, elle était, de moins en moins femme à mesure qu'elle devenait patiente. Patiente. Drôle de mot. Pour ne pas dire passive. Consentante. Douleur de mon père, impuissant et maladroit face au lancinant cataclysme. Douleur mienne, enfin. Moi. Dont Maud avait dit que je ne savais pas aimer. Elle a sans doute raison, Maud, mais est-ce parce qu'on ignore l'amour qu'on repousse pour autant le chagrin ? Question sans réponse. A présent, il s'agit de me secouer. Quitter mon lit et ses bouillottes tentantes. Se laisser envahir par la haine, sorte de sorcière voluptueuse et irrésistible. Emerger de la confortable torpeur. Et agir. Seule cette idée me soutient maintenant. Pour qu'enfin s'inverse le cours de l'histoire et s'accomplisse ma mission, régler les comptes. Engeance de la vengeance : j'en fais partie. Alors, en route. Sur ma moto, j'aspire l'asphalte à larges lampées libérées. Mais Dieu que c'est lourd un flingue !
Nombre de pages
255
Date de parution
05/01/1999
Poids
315g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070754755
Titre
Bouillottes
Auteur
Halphen Eric
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
315
Date de parution
19990105
Nombre de pages
255,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
En charge à partir de 1994 du dossier des HLM de Paris, Eric Halphen a eu à instruire l'une des plus importantes affaires politico-financières de ces vingt dernières années. La mise en examen de Jean Tiberi; la manipulation Schuller-Maréchal; les perquisitions aux sièges du RPR et du PR, au domicile du maire de Paris (en 1996), dans les locaux de Didier Schuller; le vrai-faux rapport de Xavière Tiberi; la cassette Méry et la convocation comme témoin de Jacques Chirac sont les moments forts d'une enquête qui aura duré sept ans. Dessaisi en septembre 2001 par la cour d'appel de Paris, Eric Halphen, qui ne s'est jamais exprimé, a décidé de rompre le silence. Bien plus qu'un simple plaidoyer, ce livre est le récit du parcours en solitaire d'un juge, de son quotidien d'un tribunal à l'autre, d'un dossier à l'autre et des tentatives de déstabilisation tant politiques que personnelles qu'il a eu à subir. Eric Halphen dresse le portrait accablant des acteurs (politiques, journalistes, avocats, juges, procureurs, policiers) d'un système politique et judiciaire à la dérive.
Quand tu ne fréquentes que les petits bourges du VIIe, ton premier acte de révolte, ton premier acte d'adulte, c'est la fuite. Partir loin de la frime, des faux-semblants, des fêtes où on s'enfle le champagne des parents tout en les critiquant. La fuite, c'est tout essayer, la dope, la route, le premier mec que tu croises avec une belle gueule de baroudeur, il t'emballe comme il veut. je suis tombée sur un truand, un vrai de vrai, il me tapait dessus, il me prêtait à ses potes, j'adorais ça, ma vie était une chanson de Billie Holiday. Plutôt que de l'attendre comme une potiche quand il partait sur un coup, je l'ai accompagné. Après qu'il m'eut larguée, j'ai continué toute seule. Quand j'ai plongé, ça a été la jouissance suprême. Delcroix est juge à Caen. Stimulé par son travail, comblé par une femme aimante, il peut croire que tout lui est facile et éternel. Jusqu'au jour où Elvire Romano entre dans son bureau, menottes aux poignets. Indifférente, d'une liberté d'esprit dévastatrice, la jeune femme va être la cause de quelques déboires... Mai 68. Mai 81. Baisers maudits, au ton faussement léger, dresse le portrait nostalgique d'une époque : celle où l'on croyait aux vertus de l'engagement. Éternel indécis, éternel enfant, le juge Delcroix ne perdra-t-il pas sa vie à force de ne pas la risquer...
Le nouveau roman d'Eric Halphen met en scène le flic Bizek et le juge Barth, rencontrés dans les deux précédents romans, mais il introduit une protagoniste féminine, Olivia, qui est commissaire à l'Office central de répression du trafic de stupéfiants. Cette femme est aussi la compagne d'un jeune loup qui veut faire carrière en politique et fait partie de la garde rapprochée d'un candidat à la présidentielle que ses soutiens appellent tous « Le Boss » qui peut faire penser à quelqu'un dans la vie réelle !La jeune commissaire étant, au moment où s'ouvre le roman, assez perturbée dans sa vie personnelle et professionnelle (elle découvre qu'elle est enceinte et son patron direct est mis en examen pour collusion avec l'un de ses indics), elle commet, lors d'une intervention, un acte irréparable dont la gravité et la médiatisation peuvent nuire à son compagnon. Ce dernier reçoit parallèlement des menaces sur son téléphone portable dont le sérieux va crescendo au fil des chapitres ...Notes Biographiques : Après avoir instruit l'affaire des malversations au sein des HLM de la ville de Paris et des Hauts-de-Seine, Eric Halphen fut dessaisi du dossier en septembre 2001. Il se mettra en disponibilité en 2002, période largement consacrée à l'écriture. Il est de nouveau magistrat depuis janvier 2007. Il est aujourd'hui vice-président du Tribunal de Grande Instance de Paris.
Le juge Barth et le commandant de police Bizek font équipe pour la première fois pour résoudre le meurtre sordide et tragique d'une jeune maquilleuse portugaise. Une plongée passionnante et réaliste dans les arcanes d'une enquête qui va déboucher sur un scandale politico-médiatique.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.