Choisir / La cause des femmes : Viol, le procès d'Aix-en-Provence
Halimi Gisèle
GALLIMARD
5,30 €
Epuisé
EAN :9782070353989
Dans cette affaire de viol, tout est symbolique, tout est exemplaire. Par "hypothèse", les victimes resteront, jusqu'au bout, suspectes. Les accusés soutiendront, jusqu'au bout, qu'elles étaient consentantes. La justice piétinera quatre ans, dans ce rapport de culture où le viol peut encore être un "dragage" un peu poussé. Les gauchistes, eux, à l'autre bout du problème, continuent de s'interroger: "Faut-il condamner les violeurs?".Les témoins d'Anne et d'Araceli voulaient provoquer un débat, dénoncer le viol et ses causes, dire qu'il est non seulement le seul crime contre les femmes, mais aussi contre leurs relations avec les hommes, contre l'amour en somme.Le Président de la Cour d'Assises leur refusa la parole: "la question ne sera pas posée!".... Sauf dans ce livre qui reproduit la sténotypie intégrale de ces débats passionnés et où les témoins - des femmes députés de tous les horizons politiques: Gisèle Moreau (PCF), Florence d'Harcourt (non inscrite), Marie Jacq (PS), Louise Moreau (UDF), Hélène Missoffe (RPR), et Arlette Laguiller, Pierre Emmanuel, le professeur Minkowski, Armand Lanoux, Françoise Mallet-Joris et le docteur Vellay - forcent le barrage du silence.Ces pages retracent l'affaire depuis le récit hallucinant de la nuit du viol jusqu'aux lumineuses manifestations de solidarité des mouvements des femmes. Elles donneront à chacune de nouvelles raisons de lutter et de vivre. A chacun, celles de comprendre.Gisèle Halimi, dans un texte inédit, fait pour la première fois le point lucide sur "le crime". Celui qui nous concerne tous.
Nombre de pages
416
Date de parution
19/07/1978
Poids
230g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070353989
Titre
Choisir / La cause des femmes : Viol, le procès d'Aix-en-Provence
Auteur
Halimi Gisèle
Editeur
GALLIMARD
Largeur
108
Poids
230
Date de parution
19780719
Nombre de pages
416,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le féminisme, c'est quoi ? Ça existe ? Aujourd'hui ça pourrait exister. Et pour quoi faire ? «Les femmes ont tout obtenu», répondent-ils, et même répondent-elles, quelquefois. Et pour quels résultats ? La solitude de fond de la féminité, et la déroute de nos mâles devant leurs égales. «La super woman» est épuisée. Quant au commun des hommes, sans le «miroir grossissant» que présentait, à ses exploits masculins, sa compagne d'antan, il se sent réduit de moitié. Donc grandeur nature. [...] Enfermée dans son rôle féminin, la femme ne mesure pas à quel point son oppresseur est lui-même prisonnier de son rôle viril. En se libérant, elle aide à la libération de l'homme. En participant à égalité à l'Histoire, elle la fait autre. Cela ressemble fort à une révolution tranquille, mais forte et sûre de l'avenir. Pourquoi le féminisme aujourd'hui ? Justement pour réussir là où l'égalité économique a échoué. Là où la culture patriarcale résiste. Le féminisme vient seulement de commencer sa longue marche. Dans vingt ans, dans cent ans, il aura changé la vie.Gisèle Halimi.
« Ma mère ne m'aimait pas. Ne m'avait jamais aimée, me disais-je certains jours. Elle, dont je guettais le sourire - rare - et toujours adressé aux autres, la lumière noire de ses yeux de Juive espagnole, elle dont j'admirais le maintien altier, la beauté immortalisée dans une photo accrochée au mur où dans des habits de bédouine, ses cheveux sombres glissant jusqu'aux reins, d'immenses anneaux aux oreilles, une jarre de terre accrochée au dos tenue par une cordelette sur la tête, elle, ma mère dont je frôlais les mains, le visage pour qu'elle me touche, m'embrasse enfin, elle, ma mère, ne m'aimait pas. » Gisèle Halimi
Fini le féminisme ?..." La question est posée, quelquefois avec soulagement et souvent avec regret... Le temps des Manifestes et des manifestations semble, en effet, révolu... Mais la cause des femmes, la cause de la moitié de l'humanité, reste le problème éthique et politique fondamental de cette fin du XXe siècle. C'est ce qu'a établi, avec éclat, le Colloque international organisé par CHOISIR, les 13, 14 et 15 octobre 1983, au Palais de l'Uhesco, sur le thème "Féminisme et Socialismes" et auquel étaient représentées plus d'un milliard de femmes... Ce livre reproduit intégralement les actes de ce Colloque.
4e de couverture : Une enfant de huit ans qui engage le combat contre l'institutrice qui la traite de "sale Juive" ou de "sale bicote". Une écolière qui ne se soumet pas au culte rendu à Pétain dans les écoles, du temps de Vichy. Une adolescente qui se révolte contre le Dieu des Juifs, parce qu'il n'accorde pas leur place aux femmes. Une jeune avocate qui refuse de prêter le serment traditionnel, parce qu'elle le juge trop servile... Parcours d'une rebelle, qui permet de retrouver les moments forts d'une vie marquée par des combats difficiles, voire dangereux. Défense des militants du F.L.N. pendant la guerre d'Algérie, ce qui lui vaut d'être arrêtée par les militaires putschistes. Procès de Bobigny sur l'avortement, cause des femmes, Gisèle Halimi ébauche ici une nouvelle réflexion sur le féminisme, née de la tendresse et des contradictions d'"une jeune mère indigne" à l'épreuve d'"un couple impossible". Bien des hommes et des femmes célèbres traversent cette histoire passionnée. Coty, de Gaulle, Giscard, Mitterrand, Chirac, Simone Veil, Bourguiba ou encore Camus, Sartre, Simone de Beauvoir... Peints souvent avec amitié, quoique toujours sans complaisance et parfois d'une plume acérée. Mais, sans doute, pour cette actrice et témoin privilégiée de quelques événements importants de notre époque, le vrai grand homme a-t-il été Édouard, cette figure paternelle à laquelle elle revient toujours, par-delà la vie et la mort, et qu'elle appelle "le magicien".
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.