Cet ouvrage de Maurice Halbwachs paru en 1930, soit trente-trois ans après le célèbre texte d'Émile Durkheim, n'avait connu jusqu'ici aucune réédition. Il était presque tombé dans l'oubli. Pourtant Marcel Mauss disait clairement dans son avant-propos que l'on ne pouvait pas lire Durkheim sans lire aussi Halbwachs. Ceux qui ont lu Le suicide doivent donc aussi lire Les causes du suicide. En désaccord sur de nombreux points avec Durkheim, Halbwachs est resté néanmoins son fidèle disciple et n'a pas cherché à apparaître comme son rival. Dans Les causes du suicide, il montre les failles et les limites du Suicide de Durkheim. Il reprend, nuance, corrige le maître, et parvient à des conclusions différentes des siennes, mais n'emploie jamais un style polémique pour s'en démarquer. Cet ouvrage mérite d'être lu aujourd'hui, non seulement parce qu'il prolonge celui de Durkheim - ce qui est déjà une raison suffisante -, mais aussi parce qu'il suscite des interprétations nouvelles et contribue à dépasser l'opposition classique, mais à la longue stérile, entre individu et société. Il conduit à l'analyse de la conscience sociale des sociétés, ce qui relève de la psychologie collective. Il constitue aussi, à travers l'interprétation minutieuse des statistiques du suicide, une remarquable leçon sur la variabilité des genres de vie et sur les fondements du lien social.
Nombre de pages
386
Date de parution
19/11/2002
Poids
555g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130520900
Titre
Les causes du suicide
Auteur
Halbwachs Maurice
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
555
Date de parution
20021119
Nombre de pages
386,00 €
Disponibilité
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Intégrant les grandes approches du XIXe siècle et celles de son temps (Saint-Simon, Marx, Weber, Schmoller...), Maurice Halbwachs (1877-1945) présente ici une théorie synthétique et originale des classes sociales, où il explique que chacune d'entre elles est le produit d'une histoire qui détermine sa place dans la société actuelle et les rapports qu'elle entretient avec les autres classes. Critiquant Marx sans le rejeter, il montre que la position de chaque classe dépend essentiellement de représentations liées à l'inégale participation des individus à la vie collective, à la proximité ou à l'éloignement des occupations considérées comme les plus prestigieuses, et à l'intériorisation par ceux-ci de ce qui les différencie des personnes appartenant à d'autres milieux. Au moment où le débat sur la "disparition" ou le "retour" des classes sociales bat son plein, il est temps de redécouvrir ce grand texte méconnu de la sociologie française que constitue le cours donné par l'un des proches collaborateurs d'Émile Durkheim à Strasbourg puis à la Sorbonne entre le début des années 1930 et 1942. Aboutissement d'une trentaine d'années d'investigations sur les classifications et la morphologie sociale, il se situe au confluent des recherches de l'auteur consacrées au travail, aux niveaux de vie et aux consommations, à la mémoire et à la conscience collectives, à la ville et à l'urbanisation. Biographie de l'auteur Gilles Montigny, professeur de classes préparatoires (lycée Hoche, Versailles), chercheur associé à l'EHESS et auteur de Maurice Halbwachs. Vie, oeuvres, concepts (Ellipses, 2005).
Héritier et critique de Durkheim, Maurice Halbwachs (1877-1945) fut le véritable initiateur et théoricien de la sociologie de la mémoire. Parue pour la première fois en 1925, son étude des Cadres sociaux de la mémoire a profondément influencé les historiens et les sociologues; elle retrouve toute son importance aujourd'hui que la question de la mémoire collective s'impose plus que jamais.La présente édition est accompagnée d'une postface de Gérard Namer, professeur de sociologie à l'université de Paris-VII et auteur d'un essai sur la pensée de Halbwachs (Mémoire et société, Paris, 1987), qui, grâce à une lecture des cahiers laissés par l'auteur, éclaire son oeuvre d'un jour nouveau.
Préface et postface de Gérard Namer. Cette réédition de la Mémoire collective est un événement. Il s'agit en réalité de la première édition critique de ce texte paru aux P.U.F (1950) après la disparition de son auteur. Fondée sur le manuscrit, retrouvé dans la famille, et sur les carnets, cette édition critique restitue environ une vingtaine de pages autographes qui pour des raisons obscures sont restées inédites. Le sommaire de l'ouvrage a été rendu conforme aux volontés de M. Halbwachs et les variantes de textes importantes figurent en notes.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.