En mars 1871, commandité par le New York Herald, Henry Morton Stanley entreprend une expédition vers le coeur de l'Afrique pour retrouver l'explorateur David Livingstone. Les Baleines du lac Tanganyika s'inspire de cette aventure authentique ; le roman est le journal imaginaire d'un des membres de l'expédition : John Shaw, un ancien marin alcoolique, recruté par Stanley sur un quai de Zanzibar. Peu à peu, au contact de l'Afrique, soumis à l'autorité sadique de Stanley, Shaw sombre dans la folie ; dans son journal alternent les rêves hallucinés et le récit de la difficile progression à travers la jungle. Et le voyage se transforme bientôt en une sorte d'introspection fuyante, un jeu complexe de miroirs et de mirages, au coeur d'un paradis exotique et luxuriant qui est aussi un enfer...
Nombre de pages
208
Date de parution
08/01/1992
Poids
208g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782080662712
Titre
Les Baleines du lac Tanganyika
Auteur
Hagerfors Lennart
Editeur
FLAMMARION
Largeur
130
Poids
208
Date de parution
19920108
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.