La construction de mosquées ou de minarets est un thème controversé dans plusieurs pays européens. En Suisse, des milieux politiques ont lancé une initiative populaire " contre la construction des minarets ". Ce n'est pas simple affaire d'architecture. A l'ombre des minarets déjà construits ou en projet se profile un débat plus large : sur la nature de l'immigration musulmane, sur l'islamisme en Europe, et sur l'islam lui-même. Cet ouvrage fait appel à plusieurs spécialistes de l'islam et des religions dans le monde contemporain pour éclairer les questions dans le monde contemporain pour éclairer les questions soulevées par le débat autour des minarets.
Nombre de pages
111
Date de parution
30/10/2009
Poids
147g
Largeur
110mm
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EAN
9782884747073
Titre
Les minarets de la discorde
Auteur
Haenni Patrick ; Lathion Stéphane
Editeur
INFOLIO
Largeur
110
Poids
147
Date de parution
20091030
Nombre de pages
111,00 €
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Depuis une trentaine d'années, la dissidence urbaine est l'un des scénarios récurrents des dérives du politique dans le monde arabe: guerre de milices au Liban où les identités de quartier se marquaient à coup de tranchées dans les années soixante-dix, bandes imposant leur loi dans les "ceintures de pauvreté" cairotes lors de la décennie suivante, furie destructrice de la seconde guerre d'Algérie qui s'empara des zones sinistrées des grandes villes dix ans plus tard. Allant de mal en pis, "la banlieue" dans le monde arabe semble toujours plus incontrôlable et fuyante. Pauvreté et atavisme obligent, elle serait par excellence la terre d'élection pour les appelés de l'islam radical. A la tête des élans rebelles des bas quartiers, on trouve toujours le caïd. Maître chez lui, héros toujours un peu crapuleux, dépositaire de l'honneur du petit peuple, il est historiquement prédisposé à la geste séditieuse et à la protestation sociale qui, avec ou sans islamistes, a toujours emprunté au vocabulaire de l'islam. Pourtant, "l'ordre du caïd" est un peu plus contrasté, à l'image du personnage lui-même et du rôle que lui confient les opportunités politiques du moment: patron toujours, souvent voyou, militant parfois, le caïd sait aussi, à l'occasion, être notable. Dans ce rôle, il est d'ores et déjà une pièce centrale des nouveaux dispositifs de contrôle politique émergeant avec la poussée néo-libérale dans la région et particulièrement en Egypte, sujet du présent ouvrage. Ainsi réajusté, "l'ordre du caïd" signe pourtant moins la victoire de l'Etat sur l'islamisme et les bandes que la richesse politique des "cultures de pauvreté". Car la loi régissant le quartier, qu'elle soit islamiste ou étatique, a toujours été en partie celle du caïd, flexible de nature mais jamais inféodé à quiconque, preuve, s'il en est, que la politique se construit aussi par ceux d'en bas et que, sous le joug de l'injustice, la banlieue peut échapper au dilemme maudit de la soumission ou du sang.
A l'ombre de l'islamisme radical, un autre islam est en train de voir le jour en Égypte, en Turquie, en Indonésie et l'ensemble du monde musulman : l'islam de marché. Tissé de compromis pragmatiques avec l'Occident, il s'alimente à la culture managériale, vante la réussite individuelle, prône la réalisation de soi, acclimate les interdits aux impératifs du marketing et de la consommation de masse, et instruit le procès de l'étatisme et des organisations militantes. Transformant les modes vestimentaires, musicales, audiovisuelles et les formes de la solidarité, ses agents (entrepreneurs religieux, prédicateurs télé, coachs spirituels...) ne renoncent pourtant en rien à la rigueur morale et fustigent la pluralisation des modes de vie. Porté par les nouvelles bourgeoisies urbaines, leur idéal préfigure une " révolution conservatrice " comparable en bien des points à celle qui triomphe en Amérique. Loin de " l'islam éclairé " tant attendu, une convergence paradoxale s'affirme le long d'un " axe de la vertu " fondé sur la religion, la morale, les ?uvres et le marché.
Un sujet d'actualité Les villes s'étendent et se complexifient, entraînant une exposition croissante à l'aléa et des crises à répétition. La résilience est désormais présentée comme la qualité nécessaire aux milieux urbains pour les surmonter. Seulement, ayant affaire à l'imprévu, celle-ci peut difficilement compter sur des calculs et des prévisions. Elle demande de l'intuition et un savoir-faire qui sont davantage ceux d'un art que d'une science. Ne pouvant être entièrement planifiée, elle se déploie surtout au moment de la crise, qui renoue ainsi avec son sens étymologique, celui du choix menant vers un dénouement. En partant de la théorie issue de l'écologie, cet ouvrage propose d'explorer la possibilité d'une résilience urbaine abordée comme un art de la crise, et d'en explorer les retombées sur la perception, la théorisation et la conception de l'architecture.
Georges Simenon a écrit 192 romans et près de 200 romans populaires publiés d'abord sous divers pseudonymes ! Tous ces romans se réfèrent à des lieux que l'écrivain a connus, de Liège à Paris et sa banlieue, en passant par le Midi de la France, la Vendée, l'Afrique noire, l'Europe centrale et les Etats-Unis. Ce livre propose un parcours chronologique de cette oeuvre immense, constitué d'arrêts sur des romans - "Maigret" ou "romans durs" - se déroulant dans les lieux habités ou visités successivement par l'écrivain. Chaque roman choisi fait l'objet d'une présentation qui en renouvelle l'approche. Ainsi ce livre présente à la fois les grandes étapes de la vie hors du commun de Simenon en même temps que quelques-unes de ses oeuvres les plus représentatives de sa vision du monde et de son art.
Tout comprendre de la ville antique de Clermont-Ferrand, la Civitas Arvernorum : Augustonemetum, son organisation spatiale, sa genèse et son évolution de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Augustonemetum - Aug nemeto sur la carte de Peutinger - (centre de Clermont-Ferrand) est une ville neuve créée au début de notre ère sur la voie d'Agrippa qui relie Lugdunum (Lyon), capitale des trois Gaules impériales, à la province de la Gaule Aquitaine. Cette publication est le fruit d'un travail collectif engagé depuis 2005 associant une cinquantaine de chercheurs. L'objectif était de comprendre l'organisation spatiale, la genèse et l'évolution du chef-lieu de la cité des Arvernes de la fin du Ier av. J. -C. au Ve ap. J. -C. Cette monographie a pris la forme d'un atlas au format A3 et s'inscrit dans la lignée des villes précédemment publiées en Lyonnaise et en Narbonnaise (Lyon, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Fréjus Aix), dont elle s'est inspirée du protocole d'étude.