Comme entre l'arbre et l'écorce, entre Bernard et Franck, le coup de foudre, la connivence étaient inévitables. Comme une collision entre deux planètes : le Juif d'Afrique du Nord qui n'est chez lui nulle part et qui est partout chez lui et l'Haïtien le plus Haïtien qui soit, portant en lui toute la culture d'un peuple mais qui offre aux regards une peau qui dit qu'il est d'ailleurs. Deux egos qui se sont construits dans la souffrance, dans la différence, dans la pauvreté. D'un côté une locomotive qui tire tous et tout après lui, de l'autre un créateur qui n'a pas peur de ses fantasmes et de ses émotions. Le livre renvoie constamment du vécu haïtien de Bernard au vécu de Franck. I)e la solidarité de Bernard, sur tous les fronts de la vie quotidienne rongée par la lèpre de la misère dans les bidonvilles de Port-au-Prince, sur tous les fronts de la culture ouverts par le tremblement de terre du 12 janvier 2010 (bibliothèques détruites, archives et livres à ramasser, fresques à sauver...), à la prescience de Franck pour qui c'est le tremblement de terre tous les jours il y a l'espace d'une amitié, le récit de deux vies. C'est l'initiation à l'oeuvre de Franck dont bien des clés nous sont données, c'est aussi le parcours d'une vie qui voit se profiler, aboutissement de toute une oeuvre, un Nobel de littérature qui se dérobe.
Nombre de pages
195
Date de parution
16/05/2012
Poids
260g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782360130993
Titre
Frankétienne. L'universel Haïtien
Auteur
Hadjadj Bernard
Editeur
RIVENEUVE
Largeur
140
Poids
260
Date de parution
20120516
Nombre de pages
195,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La progression de l'islamisme radical, qui sème terreur meurtrière et désolation tant dans les pays arabes que dans le reste du monde, est le phénomène le plus inquiétant de ce début de XXIe siècle. Avec le 7 octobre 2023, en Israël, un nouvel échelon a été franchi. Comment expliquer tant de haine ? Depuis quelques années, une nouvelle forme d'antisémitisme voit le jour, à la confluence hier inimaginable de la gauche libertaire et de l'islamisme identitaire, de l'insoumis et du soumis (c'est le sens littéral du mot "musulman"). Postmoderne, elle reprend à son compte les formes précédentes tout en faisant du judaïsme l'expression d'un racisme universel. Avec vigueur, Bernard Hadjadj s'élève contre cette haine sidérante et en établit les origines et les complicités qu'elle rencontre désormais.
C'est à l'heure où une chose est sur le point de disparaître qu'elle se révèle à nous dans ses contours singuliers et sa présence irremplaçable. Le mot "apocalypse" le suggère, dans lequel on entend "désastre", et qui veut dire "dévoilement". Dans notre époque critique où l'humain est trois fois menacé d'extermination (technologique, écologique et théocratique), les lignes bougent, les ennemis d'hier deviennent alliés, les plus révolutionnaires éprouvent la nécessité de recourir à une certaine tradition... C'est sur cette alliance de la tradition et de la modernité, de l'eschatologie et de la culture, de la lucidité devant la mort et de l'éducation ouverte à la vie, que porte ce recueil de textes et conférences.
Résurrection mode d'emploi " Forcément, l'événement d'un Ressuscité paraît difficile à avaler pour un habitué des avatars, des profils, des objets 3D qui ne sont ni nés ni morts ni vivants. Mais pour un gars positif et manuel d'autrefois, un paysan, un meunier, un mégissier [...], ça devenait simple, c'était aussi vrai qu'avril, le renouveau de la verdure, l'or des moissons... " Que nous disent les apparitions du Christ après sa Résurrection ? Comment les comprendre aujourd'hui ? A travers une méditation à la fois profonde et légère, souvent mordante, Fabrice Hadjadj pose un regard neuf et plein de finesse sur le mystère du Ressuscité, montrant qu'il nous permet d'assumer pleinement l'aventure humaine, de la naissance jusqu'à la mort. " A tous les déçus de Suicide, mode d'emploi et de Comment s'éclater dans sa carrière, ce petit guide autrement efficace. " Fabrice Hadjadj Agrégé de philosophie, essayiste et dramaturge, il dirige l'institut Philanthropos, à Fribourg. Il est l'auteur de nombreux essais, dont Réussir sa mort (Presses de la Renaissance, 2005 ; Points 2010), La Profondeur des sexes (Seuil, 2008), Le Paradis à la porte (Seuil, 2011).
Sensible au comique de situation comme à la force de l'improvisation du réel, l'acteur Thierry de Carbonnières écoute depuis des années les conversations dans le métro, entre deux ou trois stations. La (t)rame du quotidien est loin d'être banale : elle cache tout un mystère d'humanité avec sa drõlerie, son drame, ses émotions. L'auteur offre ici une sélection des perles enfilées au gré des lignes et des stations, avec humour et tendresse aussi.
Un roman à deux voix. Deux voix empruntées tour à tour par Edith Weibel pour explorer d'une écriture extrêmement fine et juste les moindres nuances de la relation à soi et à l'autre. Passages de gares en gares, défilés d'images zébrées derrière les vitres d'un train, voyage, voyage, encore voyage, ce livre de Sébastien Kérel semble a priori une sorte d'échappée dont on ne peur vraiment saisir le point de départ ni le point d'arrivée, seulement le sens, d'est en ouest. Pourtant, première découverte à l'ouest (de... ?), il y a ce bureau parisien, siège central de l'ennui quotidien, ce lieu où naissent tous les désirs d'ailleurs, fuir les ombres, repartir. Où ? N'importe, on y va : la Bretagne, le Golfe du Morbihan, et puis Tanger, le Maroc, et puis à nouveau la Bretagne, Belle-île, mais il faut aller plus loin, le Chili, jusqu'aux derniers mots d'une éternelle évasion, celle des " pêcheurs en cirés " qui comme les crabes ne savent pas où finit le monde". Notes éparpillées, poésies, correspondances, le chemin ne s'arrête '' jamais. La fin du livre n'est pas une fin, peut-être même le commencement. Roman ? Poème ? Ni l'un ni l'autre, ou un peu des deux. Carnet de bord, oui, en toutes formes, bouts de prose et de vers. Sébastien Kérel est bien un Arpenteur, un de ceux qu'on a envie de suivre, non pas pour découvrir les étapes du voyage, mais pour les fondre dans une sorte de confort crépusculaire, la douce lueur de l'Ouest, si peu près de tout.
L'histoire emblématique du "bon juge" Paul Magnaud qui fait la jurisprudence d'acquitter une mère de famille ayant volé du pain pour nourrir ses enfants, en 1898. Héros des uns, salaud des autres, le portrait d'un grand monsieur oublié, cerné par un magistrat et souligné par maître Henri Leclerc dans sa préface. - Un portrait emblématique d'un grand juge, Paul Magnaud, qui a fait jurisprudence en acquittant une voleuse "par nécessité" en 1898 - Une biographie historique écrite par un magistrat - Une préface d'un grand avocat engagé, maître Henri Leclerc, à la Ligue des droits de l'Homme - Le 7e titre de la collection de poche "Pépites" - Un environnement graphique original signé de l'artiste France Dumas
Kirk Douglas est né Yssur Danielovitch Demsky le 9 décembre 1916 dans l'Etat de New-York. Il aura donc 103 ans pour Noël 2019. En dehors de son autobiographie (Le fils du chiffonnier, bestseller mondial en 1988) et de plusieurs titres (J'ai croisé ma chance par accident, Dernier tango à Brooklyn), le lecteur francophone n'a pas accès à son dernier ouvrage (Let's face it), et curieusement à aucune biographie française depuis le Kirk Douglas de Roland Lacourbe en 1980, sur celui qui reste le dernier des grands monstres sacrés encore vivants du cinéma américain des années 50 et 60. La collection Riveneuve Cinéma permet d'offrir la biographie et la filmographie d'un acteur d'exception, mais aussi des analyses de chacun de ses films. Issu d'une famille d'immigrés juifs biélorusses, il s'illustre dans tous les genres. Il tourne dans le western La Captive aux yeux clairs et dans de grands classiques comme Les Ensorcelés et La vie de Vincent Van Gogh, tous deux réalisés par Vicente Minnelli, et joue Spartacus, un des rôles qui lui collera le plus à la peau. L'acteur se retire du cinéma en 1993, après une crise cardiaque. Il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière en 1996.