Les lettres (1220-1240). La perle de l'école rhéno-flamande
HADEWIJCH D'ANVERS
JUBILE
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EAN :9782866793456
À la source de la mystique rhéno-flamande, l'un des grands textes du patrimoine chrétien, d'une étonnante modernité. Hadewijch d'Anvers vécut en Flandre, au XIIIe s. Mais ce n'est qu'au XIXe s. que les érudits redécouvrirent ses Poèmes, puis les Lettres et les Visions. Il fallut encore attendre les années 1950 pour que Hadewijch ressuscite à travers son œuvre. Tout indique qu'elle rédigea les lettres ici présentées entre 1220 et 1240. Un siècle plus tard, Ruysbroeck l'Admirable, qui jamais ne la cite, lui a sans doute emprunté le meilleur de ce que l'on admire chez lui. Sa vocation et sa mission hors pair n'ont jamais été vraiment évaluées à leur juste mesure. Elle fut au départ du mouvement des béguines, l'un des plus beaux fleurons du monde chrétien. Ce mouvement essentiellement féminin donnait la priorité à la vie contemplative. Leurs vertus étaient hautement reconnues. Un siècle après Hadewijch, des contemporains évaluaient le nombre des béguines à quelque deux cent mille. Rares sont les mystiques qui ont parlé comme elle de Dieu et de l'homme. Son originalité propre la différencie d'une Thérèse d'Avila ou d'une Élisabeth de la Trinité. Sa connaissance de la littérature profane, de l'amour courtois et l'étendue de sa culture théologique sont impressionnantes. Le mouvement de sa pensée et son expérience mystique suivent les mêmes lignes que le courant intellectuel et spirituel connu sous le nom d'école rhéno-flamande, qui se développera avec Maître Eckart, Tauler, Suso... Ce courant mystique annonce ses ambitions : on veut connaître Dieu d'une connaissance qui n'est pas scolastique, mais on aspire à une connaissance infuse qui dépasse images et concepts, et qui sera le meilleur chemin d'ascension de l'âme vers Dieu. Il y a là une aventure spirituelle aussi remarquable par la qualité que par le nombre de ceux qui en furent les acteurs. Hadewijch est sans égale dans cette constellation, tant par sa justesse et sa profondeur théologique que dans l'épanouissement exceptionnel de sa vie contemplative.
Date de parution
21/08/2002
Poids
365g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782866793456
Titre
Les lettres (1220-1240). La perle de l'école rhéno-flamande
Auteur
HADEWIJCH D'ANVERS
Editeur
JUBILE
Largeur
140
Poids
365
Date de parution
20020821
Disponibilité
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À la fin du XIIe siècle se développe clans le nord-ouest de l'Europe un nouveau type de communauté religieuse: les béguines, vouées à la prière et aux bonnes oeuvres, vivent hors des cloîtres un retour à des formes simples de religion. Souvent en proie à des extases, ces "inspirées" ont laissé des écrits poétiques témoignant clans une langue nouvelle, influencée par la poésie courtoise, de leur ferveur enthousiaste et de leur liberté. Ce recueil regroupe les Poèmes spirituels d'Hadewijch d'Anvers, l'un des premiers monuments de la poésie lyrique en flamand, et les Nouveaux Poèmes, attribués à Hadewijch II, qui représentent la mystique spéculative des béguines.
Écrits mystiques des béguines « Hadewijch d'Anvers chante, ?ivre d'un vin qu'elle n'a pas bu?. Son poème naît d'un rien. Il est la trace d'une perte. En cela, il ne se distingue pas de l'ivresse, absence de la chose. Quelle est donc cette ivresse poétique ?sans cause?, douleur du corps ouvrant sur la douceur d'un chant, retour de l'altérant dans l'écriture défaite ? » Michel de Certeau À la fin du XIIe siècle se développe dans le nord-ouest de l'Europe un nouveau type de communauté religieuse : les béguines, vouées à la prière et aux bonnes ?uvres, vivent hors des cloîtres un retour à des formes simples de religion. Souvent en proie à des extases, ces « inspirées » ont laissé des écrits poétiques témoignant dans une langue nouvelle, influencée par la poésie courtoise, de leur ferveur enthousiaste et de leur liberté. Ce recueil regroupe les Poèmes spirituels d'Hadewijch d'Anvers, l'un des premiers monuments de la poésie lyrique en flamand, et les Nouveaux poèmes , attribués à Hadewijch II, qui représentent la mystique spéculative des béguines.
D'anvers Hadewijch ; Cunin Daniel ; Darras Jacques
Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'ont été découverts les 45 "poèmes strophiques" d'Hadewijch d'Anvers, qui se sont rapidement imposés comme l'un des plus purs joyaux de la poésie mystique. Cette béguine du XIIIe siècle, dont on ne sait pour ainsi dire rien, a su investir l'art des trouvères et troubadours pour chanter mieux que quiconque le "clair amour" divin. Ces chants en vieille langue néerlandaise constituent aujourd'hui l'une des fiertés nationales des Flandres et des Pays-Bas, où l'on leur consacre de nombreuses recherches savantes. Ces dernières ont débouché en 2009 sur une édition définitive et richement commentée, les Liederen, dont les présents Chants constituent la version française intégrale.
Non pas une autobiographie mondaine, mais une confession, du type de Saint Augustin qui rend gloire à Dieu pour l’œuvre de Sa grâce. Une réponse passionnante et passionnée aux appels de la grâce parvenus dans le silence de la prière ou par les cris de détresse des jeunes. Dans une première partie, l’auteur livre avec pudeur l’essentiel d’une enfance à la fois préservée et solitaire marquée par un appel reçu à l’âge de 13 ans. Par sa famille, il est marqué par des rencontres avec de très grandes figures spirituelles telles celle de jacques Maritain, du cardianl Journet ou de Maurice Zundel. Il entre en vie monastique à 17 ans, d’abord chez les Bénédictins, puis dans une vie quasi érémitique durant dix sept ans au Rwanda. Il acquiert une connaissance encyclopédique des pères de l’Eglise. Il en est comme aspiré en prenant conscience de la détresse d’une jeunesse ignorante du tout de la foi, livrée à un monde sans repères, assoiffée d’authenticité et d’amour. Pour y répondre, il fonde en 1981 l’Ecole Catholique de prière et d’évangélisation « Jeunesse-Lumière », qui propose à des jeunes entre 18 et 30 ans, une année de vie , dans la prière, la vie communautaire, la formation et la mission. Certains anciens ont à leur tour fondé des écoles vivant la même intuition dans plusieurs pays. Dans une deuxième partie, l’auteur fait partager sa vie de prière étroitement intégrée à de multiples missions à travers le monde. Il insiste également sur la liturgie tant romaine que byzantine illuminée par son amour de la création, du langage des créatures, de leur beauté qui parle tant de leur Créateur. Un chapitre est consacré au « célibat d’amour », marqué par sa double expérience de moine et d’apôtre des jeunes, si souvent blessés par un monde qui a fait de la sexualité, sous prétexte de libération, un véritable esclavage. Ces pages sont une réponse forte et belle à ce que l’Eglise subit actuellement. Préface du cardinal Schönborn, Archevêque de Vienne
Le catholicisme a dû se présenter d'abord aux Juifs et aux Grecs, puis à l'Islam aux religions traditionnelles, aux Sagesses de l'Extrême-Orient. En Europe, il est confronté aux diverses philosophies des XVIIIe et XIXe siècles, à l'humanisme athée, au marxisme. Aujourd'hui, il doit tenir compte des sciences humaines. Les manières, comme les auditeurs, ont fort varié à travers les siècles. Comment a-t-il pu résister, s'expliquer, répondre en face de ces diverses tendances'Il a fallu présenter la foi et convaincre l'interlocuteur réticent, voire hostile. Il a fallu renouveler les arguments et l'attitude, remplacer l'agressivité par le dialogue. Il a fallu se montrer, plus que démontrer. Tels sont les propos et le ton de cet ouvrage qui reprend, en la rénovant, une tradition en remontant au Christ. André Manaranche est né en 1927. Il est prêtre de la Compagnie de Jésus depuis 1961 et appartient à la communauté de Vanves (Centre de recherche et d'action sociales). Il donne un cours de morale politique à l'Institut catholique de Paris. Depuis 1966, il s'est attaché à confronter la dogmatique chrétienne aux requêtes des sciences humaines et de la société moderne, pour redire de façon neuve la foi de l'Eglise.