Né le 4 décembre 1899 à Tunis et décédé le 7 décembre 1935, Tahar Haddad est un penseur, syndicaliste et homme politique tunisien de premier plan. Comme militant syndical de la première heure, il a participé en 1924, avec Mohamed Ali El Hammi et d'autres syndicalistes, à la fondation de l'Association de coopération économique ainsi qu'à la mise en place de la Confédération générale des travailleurs tunisiens (CGTT). Dans son livre, Les travailleurs tunisiens, dont des extraits son repris dans le présent fascicule, il expose les combats qui y ont présidé et ses objectifs. Précurseur et féministe convaincu, proposant une lecture lumineuse de l'islam dont il se réclamait lui-même, il a par ailleurs ardemment milité pour l'évolution de la société tunisienne au début du XX ? siècle. Son ouvrage le plus célèbre, Notre femme dans la législation islamique et la société, paru en 1930 et dont des extraits sont également reproduits, constitua un tournant dans la perception qu'avait la société t
Nombre de pages
96
Date de parution
15/10/2019
Poids
84g
Largeur
105mm
Plus d'informations
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EAN
9782880531348
Titre
Tahar Haddad
Auteur
Haddad Tahar ; Amri Laroussi
Editeur
CETIM CH
Largeur
105
Poids
84
Date de parution
20191015
Nombre de pages
96,00 €
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Août 1924 : parti des docks de Tunis, un mouvement de grève gagnait Bizerte, réclamant le "salaire unique de 24 francs, comme c'est la règle aux docks de Marseille ". Plus tard, ouvriers tunisiens, mineurs, dockers se dressaient unis face aux patrons et à leurs lois coloniales qui ne leur reconnaissaient pas les mêmes droits que les ouvriers européens. Ils proclamèrent la Confédération Générale Tunisienne des Travailleurs : l'étincelle qui conduira à l'indépendance trente ans plus tard.
Dans ce livre, Tahar Haddad développe son programme de réforme sociétale et considère l'enseignement de la femme comme un vecteur essentiel dans son émancipation et celle du peuple tunisien. Il y plaide pour sa libération des coutumes et traditions ancestrales, responsables des maux qui rongent la société tunisienne et l'empêchent d'évoluer. Ainsi il consacre deux grandes parties à cet ouvrage. Une première partie législative où il interroge l'Islam et sa position à l'égard de la femme à travers plusieurs questions telles que le choix du conjoint, le mariage, le divorce, la polygamie, l'hérédité et le port du voile qu'il reprend dans la partie sociale sous forme d'enquête auprès d'éminents professeurs de l'Université de la Zitouna. Une seconde partie qu'il qualifie de sociale où il décrit la société tunisienne de l'époque et ses fléaux, en mettant l'accent sur l'éducation dispensée aux filles et aux garçons, qu'il considère inadaptée en comparaison à celle des européens qui prépare l'individu à affronter la vie et ses difficultés.
Choukri Mohamed ; Ben Jelloun Tahar ; Haddad Huber
Résumé : Dans le Maroc des années 1940, Mohamed assiste terrorisé au meurtre de son frère par son propre père. Fuyant le "monstre" , il erre dans les bas-fonds de Tanger, côtoie la famine et la délinquance. De ces nuits à la belle étoile, il gardera le goût du sexe et l'amertume de la prison. La vérité crue et l'audace littéraire de Mohamed Choukri ont fait de cette autobiographie une oeuvre culte. Né dans le Rif marocain, Mohamed Choukri [1935-2003] est l'auteur de romans - notamment Le Temps des erreurs, disponible en Points -, de nouvelles, de pièces de théâtre et d'essais qui l'ont placé parmi les auteurs majeurs de la littérature arabe. "Un texte nu. Dans la vérité du vécu, dans la simplicité des premières émotions". Tahar Ben Jelloun
Résumé : Tueurs en série, empoisonneurs, femmes criminelles, enfants tueurs, anges de la mort, crimes passionnels, braquages et cambriolages sanglants, kidnappeurs et autres égorgeurs... Le XXe siècle est émaillé d'affaires qui ont fait frémir, ont transformé la société, ou sont restées à jamais sans réponses... A chaque année son lot de fait divers, des plus incroyables aux plus sanglants, des plus insolites aux plus médiatiques et mystérieux. Ce livre raconte 150 affaires retentissantes. On y croise Landru, les soeurs Papin, des terroristes, des milliardaires assassinés, des accidentés célèbres, Marie Besnard ou Pierrot le Fou. L'histoire du siècle est ainsi revisitée au rythme de ses chroniques judiciaires et de ses faits divers les plus marquants.
Ses ennemis, militaires et administrateurs coloniaux, l'appelaient le "Ho Chi Minh camerounais". Son peuple le nommait le "Mpodol", "celui qui porte la parole de"... Né "vers 1913" dans la région administrative de la Sanga-Maritime d'un" Kamerun" encore sous protectorat allemand, Ruben Um Nyobè est célébré comme pionnier de l'indépendance du peuple camerounais. Syndicaliste aussi bien que militant politique, secrétaire général adjoint de l'Union des syndicats confédérés du Cameroun (USCC) sitôt après sa création après-guerre, Ruben Um Nyobè participe à la fondation en avril 1948 de l'Union des populations du Cameroun (UPC) afin de promouvoir l'indépendance du pays. Il en devient le secrétaire général puis rapidement la figure emblématique. Propagandiste et orateur redoutable, Um Nyobè parcourt le Cameroun et intervient à plusieurs reprises à l'ONU pour y défendre le droit à l'autodétermination et à la réunification de son pays. Suite à l'interdiction de l'UPC par la France en juillet 1955, les militants nationalistes sont contraints à la clandestinité puis à la lutte armée. Trois ans plus tard, le 13 septembre 1958, Ruben Um Nyobè est arrêté au maquis et immédiatement assassiné par l'armée française. Son visage est défiguré et son corps traîné dans la boue devant la population locale.