
Ecologie politique. Cosmos, communautés, milieux
Quel est l'objet de l'écologie ? Les tigres du Bengale menacés de disparition ou bien les populations habitant près d'usines chimiques polluantes ? Qui compte et qui est oublié, en faisant de la "nature" l'objet privilégié de l'écologie ? De Bruno Latour à Donna Haraway, en passant par William Cronon, Mike Davis ou Jennifer Wolch, le présent recueil nous donne à voir, à travers des textes pour la plupart inédits en français, les questionnements fondamentaux de l'écologie politique comme sa très grande diversité. En proposant aussi bien des textes de référence que des interventions mettant en évidence les débats actuels, Emilie Hache dresse une première cartographie des points nodaux de l'écologie politique. On navigue ainsi de la maltraitance des animaux domestiques à l'élaboration d'une politique des espèces compagnes, du point de vue occidental sur les "parcs naturels" à celui des communautés qui les habitent, de "l'évidence" de la séparation entre nature et humanité à la perception de leur intrication fondamentale. La crise écologique que nous traversons nous oblige plus que jamais à penser ensemble les enjeux théoriques et politiques de l'écologie, afin d'espérer y répondre de manière non barbare.
| Nombre de pages | 403 |
|---|---|
| Date de parution | 11/10/2012 |
| Poids | 440g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782354801144 |
|---|---|
| Titre | Ecologie politique. Cosmos, communautés, milieux |
| Auteur | Hache Emilie ; Le Roy Cyril |
| Editeur | AMSTERDAM |
| Largeur | 140 |
| Poids | 440 |
| Date de parution | 20121011 |
| Nombre de pages | 403,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

De l'univers clos au monde infini
Hache EmilieBiographie de l'auteur Textes réunis et présentés par Émilie Hache (philosophe), Christophe Bonneuil (historien), Dipesh Chakrabarty (historien), Déborah Danowski (philosophe), Giovanna Di Chiro (sociologue), Pierre de Jouvancourt (philosophe), Bruno Latour (philosophe), Isabelle Stengers (philosophe),Eduardo Viveiros de Castro (anthropologue).EpuiséVOIR PRODUIT22,00 € -

De la génération. Enquête sur sa disparition et son remplacement par la production
Hache EmilieLes sociétés industrielles, extractivistes et productivistes, ne manifestent aucun souci pour la reproduction de leurs conditions d'existence car elles ont oublié que la perpétuation du monde avait besoin d'être accompagnée par celles et ceux qui le composent. Mais cela a-t-il toujours été le cas ? Et quel rôle les rapports de genre ont-ils joué dans cette histoire ? L'autrice explore les manières de concevoir cette perpétuation dans différentes sociétés pré- et non industrielles, en Grèce antique, en Europe médiévale ou encore dans certaines sociétés matrilinéaires contemporaines. On découvre qu'une importance majeure y est accordée aux pratiques (re)génératives, chargées d'assurer le renouvellement de la société tout entière ? travail de subsistance, reproduction des générations, liens avec les invisibles, etc.L'avènement du christianisme et du nouveau rapport au monde qu'il a institué a tout bouleversé. Le souci de la (re)génération du monde a progressivement été remplacé par l'idée d'un monde créé une fois pour toutes, n'ayant plus besoin d'être perpétué au quotidien ? la providence infinie se chargeant de tout. Est-il possible de réinventer des pratiques génératives mettant fin à notre illimitisme, de manière non coercitive et égalitaire ? Tel est l'enjeu central de cette enquête, exigeant d'en finir avec le passé que la société industrielle s'est inventé pour justifier sa course en avant effrénée.Ce livre apporte une contribution majeure à l'écoféminisme, en retrouvant la question de la génération derrière l'identification des femmes et de la nature dans la modernité.Table des matières : Introduction. Sous la croûte épaisse et apparemment indéchiffrable du Sabbat1. D'une affinité naturelle entre les femmes et la nature. Retour sur une déconstruction inachevéePoursuivre l'enquêteS'élancer à pieds joints vers le passéLa destruction du monde genré ou " the masculine birth of time "Déléguer aux femmes le renouvellement de la génération2. " Nous habitons un monde qui est le souffle et les ossements de nos ancêtres "Une autre histoire grecqueNé.e de la terre. Un nouveau mythe pour les terrestresQuel nom pour la terre ...Le blé des mortsLe grand mystère de la génération3. Mystère de la créationMystère de la créationSa génération éternelle, sa fécondité infinieLes portes du mondeAlma materNaissance d'un nouveau système de parenté4. De l'oikonomia chrétienne à l'économie unisexeL'oikonomia infiniment sacréeIl n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni homme libre, ni mâle ni femelleLe gouvernement des âmes [unisexes]Providentialisation du mondeGouverner la natureSortir du rêve d'une économie égalitairement neutre5. La régénération comme fait cosmologique totalL'histoire imaginaire des sociétés matriarcales primitivesDes sociétés matriarcales primitives aux sociétés matriarcalescontemporainesLa régénération comme " fait cosmologique total "L'art de ne pas être gouvernéesRéinventer des limites6. MythopoïèsesLe renouvellement colonial des sociétés européennesEngendrer la nationChanger de système de parentéLes enfants queers de GaïaUn peuple parmi les peuplesLa terre qui manqueConclusionRemerciementsBibliographie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 € -

Ce à quoi nous tenons. Propositions pour une écologie pragmatique
Hache EmilieLa crise écologique est tout à la fois une crise scientifique, politique et morale. Il suffit de penser à la réaction suscitée chez des millions de gens par les abattages d'animaux d'élevages lors de la maladie de la vache folle, ou à la crainte partagée par de plus en plus de monde à l'égard desgénérations futures concernant l'état du monde que nous sommes en train de leur laisser. C'est dire aussi que l'eau que nous buvons, l'air que nous respirons, les forêts qui nous entourent ne sont plus des ressources inépuisables parce qu'ils ne sont plus non plus des ressources tout court, au sens de simples moyens mais exigent aujourd'hui d'être traités comme des fins. Comment définir alors notre responsabilité morale dans cette recomposition du monde? Il nous faut pour cela apprendre à parler aussi bien (aussi sérieusement) de l'hypothèse Gaïa que de l'effet de serre, des OVNI que des trous noirs, mais aussi du Gange, mère sacrée des Indiens que d'une manifestation sociale. Une des façons d'y arriver passe par la construction d'une différence entre des propositions morales et des positions moralistes, les premières cherchant à prendre soin de ce à quoi nous tenons, tandis que les secondes au contraire justifient les pires décisions sous couvert de bonnes intentions. La philosophie pragmatique est ici un recours car elle est une pensée du monde en train de se faire. Face à cette crise, il ne s'agit pas en effet de dire ce qu'il faudrait faire mais d'essayer de décrire au mieux ce que les gens font, non de prescrire ce qu'il faut changer dans nos modes de vie, mais d'accompagner les changements en train de se produire. De fait, ce livre cherchera à rendre compte de l'émergence de nouvelles pratiques indissociablement morales et politiques. Et ces expérimentations, amenant les acteurs concernés à « se mêler de ce qui n'est pas censé nous regarder », nous donnent quelques raisons d'espérer.EpuiséVOIR PRODUIT23,00 € -

Ce à quoi nous tenons. Propositions pour une écologie pragmatique
Hache EmilieAvec la crise écologique, l'air que nous respirons, l'eau que nous buvons, les forêts qui nous entourent ne sont plus des choses qui vont de soi et que l'on peut traiter avec indifférence. Nous découvrons qu'elles ne sont plus des ressources inépuisables ni des ressources tout court au sens de simples moyens au service de nos propres fins.Nous n'en avons donc pas fini avec la morale. Mais fabriquer une morale qui inclue les relations que les humains entretiennent avec les animaux, les montagnes, les océans, le climat, etc. implique de nouvelles propositions. Celles-ci ne peuvent pas être la simple déclinaison de principes universels fondés a priori , mais elles doivent s'appuyer sur les multiples expérimentations en cours, engagées aussi bien par des scientifiques que des éleveurs, des économistes, des patients ou encore des activistes se mêlant souvent de ce qui n'est pas censé les regarder.En s'attachant à décrire au plus près ce à quoi nous tenons et non à prescrire ce qu'il faudrait faire, sans jamais séparer ce souci moral de ses conséquences politiques, Émilie Hache explore de nouvelles façons de prendre en compte ces différents êtres. Elle propose ainsi une approche pragmatiste des questions écologiques : il s'agit en effet d'apprendre à élaborer des compromis afin de se donner une chance de construire un monde commun, exigeant de ne pas s'arrêter à la question : " Qui est responsable ? ", mais d'en accepter une autre, bien plus difficile : " Comment répondre ? "Table des matières : IntroductionCrises écologiquesHériter d'une histoire européenneUne responsabilité écologique pragmatiqueI / Faire une différence1. Changer de questionUne responsabilité morale " écologisée " - Réouvrir la question des fins - Répondre à des appels - Changer de question2. Comment répondre ...Une nouvelle figure du philosophe moral - Relativiser - Faire appel à l'expérience - Élaborer des compromisMaintenir " portes et fenêtres ouvertes "II / Se mêler de ce qui n'est pas censé nous regarder3. " Crise des valeurs ? Non, crise des faits ! "Qui compose notre collectif ? - Un compromis moral à inventer - Une figure de la nature imprévisible et indifférente : Gaïa - Une insurmontable faute logique ...4. Moraliser l'économie ..." Pas en son nom ", mais pas sans elle - Internaliser l'écologie = moraliser l'économie ? - Évaluer le " prix juste " - Le calcul de la surpopulation - Annexe. Shallow /deep ecology : une polémique françaiseUne situation tragiqueIII / Composer un monde commun5. Changer de temporalité : (re)faire attention à l'avenirÉthique de la responsabilité versus éthique du progrès - Réexpérimenter un souci pour l'avenir - Les scénarios : un lieu de cohabitation entre les générations ? - Une responsabilité morale hyperbolique6. Écologies politiquesRéarticuler la politique et la morale - L'émergence de nouveaux publics - La proposition de responsabilité partagée face à l'épidémie de sida - Cultiver une intelligence collective - Reclaiming CommonsRalentirDogville, ou le récit d'une hospitalité ratéeBibliographieSur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,50 €
Du même éditeur
-

Epistémologie du placard
Sedgwick Eve Kosofsky ; Cervulle MaximeLorsqu'il fut publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1990, Epistémologie du placard devint immédiatement un classique qui, aux côtés des travaux de Judith Butler et de Teresa de Lauretis, posa les termes de la " théorie queer ". À mi-chemin entre les études féministes et les gay and lesbian studies, Eve Kosofsky Sedgwick déconstruit la sexualité comme Butler le genre. Dans cet ouvrage de référence, elle affirme que l'ensemble de la culture occidentale moderne s'articule autour de l'opposition homo/hétérosexuel et que celle-ci affecte les binarismes qui structurent l'épistémologie contemporaine, de savoir/ignorance à privé/public en passant par santé/maladie. S'appuyant sur de nombreux textes datant de la fin du XIXe et du début du XXe siècles (Wilde, Proust, Nietzsche, Melville et James), l'auteur traque l'émergence des nouveaux discours institutionnels médicaux, juridiques, littéraires et psychologiques, qui produiront en miroir les figures de " l'homosexuel " et de " l'hétérosexuel ", au détriment des multiples différences au c?ur des sexualités.EpuiséVOIR PRODUIT23,00 € -

Lire, interpréter, actualiser. Pourquoi les études littéraires ?
Citton YvesPourquoi étudier aujourd'hui des textes littéraires rédigés il y a plusieurs siècles ? Pour quoi faire ? On répondra à ces questions en proposant un plaidoyer pour les lectures actualisantes, qui cherchent dans les textes d'hier de quoi réfléchir sur les problèmes d'aujourd'hui et de demain. Ce plaidoyer proposera en fait cinq livres reliés en un seul : une théorisation rigoureuse des méthodes, des enjeux et des limites du geste actualisateur ; un essai d'ontologie herméneutique, qui fait de l'activité de lecture le modèle de constitution de notre réalité humaine et sociale ; une tentative de cartographie des principaux changements sociétaux en cours, destinée à situer le rôle nouveau que sont appelées à jouer les activités d'interprétation ; une prise de position politique dénonçant les angles morts et les perspectives étriquées du néo-conservatisme dominant ; un ouvrage de vulgarisation, visant à faciliter l'accès aux problématiques actuelles de la théorie littéraire, de la réflexion herméneutique et des multiples noeuds qui unissent biopolitique, capitalisme cognitif et économie des affects. Cette démonstration articulée en 14 chapitres et scandée par 58 thèses succinctes invite son lecteur à conclure que, loin d'être condamnées à rester une discipline poussiéreuse, les études littéraires peuvent devenir le lieu d'une indiscipline exaltante, en plein centre des débats les plus brûlants de notre actualité.Yves Citton est professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Grenoble-3 et membre de l'UMR LIRE (CNRS 5611). Outre une soixantaine d'articles sur la littérature et la pensée des Lumières, l'histoire de l'économie politique et le jazz, il a publié Impuissances (Aubier, 1994), Portrait de l'économiste en physiocrate (L'Harmattan, 2000), L'Envers de la liberté. L'invention d'un imaginaire spinoziste dans la France des Lumières (Editions Amsterdam, 2006) (Prix Rhône-Alpes du Livre 2007) et Spinoza et les sciences sociales (Editions Amsterdam, 2008, avec Frédéric Lardon). Il est membre du comité de rédaction des revues Multitudes et Dix-huitième siècle.EpuiséVOIR PRODUIT19,30 € -

Pascal et Spinoza. Pensée du contraste : de la géométrie du hasard à la nécessité de la liberté
Bove Laurent ; Bras Gérard ; Méchoulan EricDans la très riche histoire des études sur l'âge classique, c'est la première fois qu'un ouvrage se donne pour projet l'analyse comparative des philosophies de Pascal et de Spinoza. Les univers de pensée des deux auteurs ont longtemps été tenus pour si hétérogènes qu'il apparaissait inutile de réfléchir même à leur incompatibilité. Que pourraient bien avoir à se dire, en effet, le solitaire de Port-Royal, apologiste de la religion chrétienne, et le Juif athée de Voorburg ? C'est oublier que tous deux avaient sur leur table de travail la Bible et le Discours de la méthode, et que la même année, 1670, paraissent les Pensées et le Tractatus theologicopoliticus. Pascal et Spinoza partagent des intérêts communs, développent des problématisations parallèles, engagent des connivences souterraines et des divergences irréductibles. Sans se connaître, ils se sont en quelque sorte répondu. Les lectures croisées que propose cet ouvrage permettent d'apporter un éclairage suggestif sur leurs ?uvres respectives. L'investigation de ces points de rencontres et de désaccords s'avère aussi être, pour nous, une source d'idées nouvelles sur la conception de l'Écriture et de la religion, de l'anthropologie et de l'éthique, des sciences et de la politique, de la sagesse ou du salut. Au-delà de l'histoire des idées, mais aussi grâce à elle, cette première étude systématique et comparative du contraste Pascal-Spinoza offre au lecteur contemporain des frayages philosophiques éminemment prospectifs.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER20,00 € -

Bourdieu / Rancière. La politique entre sociologie et philosophie
Nordmann CharlotteDans ce livre, Charlotte Nordmann propose non seulement un exposé systématique et didactique de la sociologie de la "dépossession politique" élaborée par Pierre Bourdieu - dont elle souligne à la fois les aspects les plus convaincants et les faiblesses -, mais surtout confronte celle-ci à la critique radicale que lui a fait subir Jacques Rancière. Deux conceptions de la politique se trouvent ainsi opposées: la première insiste sur les mécanismes de la monopolisation et de la dépossession intellectuelles et politiques, et semble à première vue drastiquement limiter les possibilités concrètes d'émancipation; la seconde, dans.un geste que l'on pourrait dire pragmatiste, pose qu'une politique d'émancipation authentique doit partir du postulat de l'égalité et de ses effets, et que la considération des déterminismes sociaux ne peut que nous enfermer dans le cercle de la domination et de l'impuissance. La théorie sociologique de la politique est-elle condamnée à ignorer ce qui dans l'espace social interrompt la reproduction indéfinie de la domination? La position de Rancière n'est-elle pas marquée du sceau de l'idéalisme? Ne peut-on penser ensemble l'autonomie et l'hétéronomie radicales de la politique? Le pari à l'origine de ce livre est que la confrontation des travaux de Pierre Bourdieu et de Jacques Rancière, en révélant leurs points forts et leurs points aveugles, permet d'éclairer les voies d'une politique démocratique radicale pour notre temps.EpuiséVOIR PRODUIT9,20 €
