Les paysages sonores. Du Moyen Age à la Renaissance
Hablot Laurent ; Vissière Laurent
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753542945
Si l'homme ne retient pas les sons dans sa mémoire, ils périssent, car ils ne peuvent être écrits", déplore Isidore de Séville. Par définition, les bruits et les sons s'envolent, et de fait, à première écoute, les sociétés anciennes - le monde d'avant Edison - apparaissent désespérément silencieuses. Comment étudier les bruits, les rumeurs, les clameurs qui animent le monde médiéval ? Peut-on même se représenter ces centaines de cloches qui, dans une ville comme Paris, sonnent à la volée les heures de la journée ? Peut-on imaginer les embarras de rues étroites où se côtoient hommes et bêtes, où hurlent du matin au soir crieurs et colporteurs ? C'est cet ensemble qui constitue un paysage sonore. Depuis les travaux pionniers de R Murray Schafer et d'Alain Corbin, l'histoire du sensible a suscité un intérêt qui ne s'est jamais démenti, et qui a donné lieu à un grand nombre de travaux pour les XIXe et XXe siècles. Or, le Moyen Age est moins silencieux qu'on pourrait le croire, et une partie au moins des sons quotidiens et familiers se retrouve transcrite dans des chroniques, des chansonniers, des romans, voire dans des actes judiciaires. Il s'agit de les retrouver, de les analyser et de les donner à entendre de nouveau, dans une sorte d'extraordinaire essai d'archéologie sonore. Partageant le même intérêt pour la perception sensible de l'univers médiéval, Laurent Vissière et Laurent Hablot se sont attachés à réunir autour du thème des paysages sonores des historiens, des musicologues et des littéraires dans une perspective résolument interdisciplinaire. Rassemblant leurs savoirs, ces spécialistes du Moyen Age et de la Renaissance nous font entendre ici le bruissement oublié du quotidien des femmes et des hommes de jadis.
Nombre de pages
308
Date de parution
18/02/2016
Poids
501g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782753542945
Titre
Les paysages sonores. Du Moyen Age à la Renaissance
Auteur
Hablot Laurent ; Vissière Laurent
Editeur
PU RENNES
Largeur
153
Poids
501
Date de parution
20160218
Nombre de pages
308,00 €
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Et si Jeanne d'Arc, "la bonne Lorraine / Qu'Anglais brûlèrent à Rouen" était l'un des personnages les plus importants de notre histoire ? Le 16 mai 1920, Jeanne est canonisée et le gouvernement décrète que "la République française célébrera annuellement, le 8 mai, la fête de Jeanne d'Arc, fête du patriotisme". Cette unanimité n'est qu'apparente. Si on n'ose plus écrire comme l'a fait Voltaire dans sa Pucelle (1672) que Jeanne est "une idiote hardie qui se croyait une inspirée", elle dérange. Elle ne se laisse pas annexer à un camp. Sainte ? Mais brûlée vive par l'Inquisition. Fille du peuple ? Mais elle écoute Dieu et s'agenouille devant le Dauphin. Patriote ? Mais icône de la droite nationaliste (Charles Maurras). On la célèbre donc timidement : la nation a mauvaise presse parmi les élites, historiens et politiciens. Que faire d'elle, qu'on ne peut réduire à un jugement sommaire ? C'est Michelet qui a le mieux exprimé la singularité de la plus grande des héroïnes nationales. "Elle est la simple fille des campagnes, du pauvre peuple de France car il y eut un peuple, il y eut une France... En elle apparurent à la fois la Vierge et déjà la Patrie", écrit-il. On peut récuser le romantisme de Michelet. Il reste qu'au moment peut-être le plus dramatique de l'histoire de France, quand s'entrelacent guerre civile et guerre étrangère, une inconnue a surgi et a conduit le Roi à Reims. Vivante énigme, mystérieuse créature" écrit Michelet de la Pucelle. C'est "Jeanne la bonne Lorraine / Qu'Anglais brûlèrent à Rouen". Elle avait 19 ans. Quand on oublie de la célébrer, c'est que la France doute d'elle-même.
Historien des couleurs et des animaux, spécialiste de l'héraldique et de l'emblématique du Moyen âge, auteur plébiscité par le grand public, Michel Pastoureau partage avec gourmandise son appétit gargantuesque pour les sujets les plus divers. Ce livre rassemble les hommages qu'ont voulu lui rendre quelques-uns de ses amis, de ses collègues et de ses élèves. Chaque auteur de ce livre a choisi une image et la commente brièvement dans un style alerte. Le résultat, c'est un véritable cabinet de curiosités visuelles qui reflète la variété des objets passionnants auxquels s'est intéressé Michel Pastoureau (armoiries, emblèmes, enluminures, sceaux, couleurs, et d'autres plus surprenants encore ! ). Ce livre kaléidoscope propose ainsi au fil de ses 86 images un portrait composite de Michel Pastoureau, fidèle à la diversité des facettes de son savoir et à sa pratique malicieuse et bienveillante de l'érudition.
Résumé : Apparue au cours du XIIe siècle, l'héraldique connait un développement soutenu au XVe siècle, particulièrement dans le domaine de l'emblématique, intégrant une façon de penser la société par les rites de la vie quotidienne de l'ensemble de ses couches. L'ouvrage montre comment se croisent les techniques (sculpture, peinture, enluminure, vitrail, orfèvrerie, émail etc.) et les thématiques sociales (les rois, les femmes, nobles et bourgeois, religieux et laïcs, corporations etc.) ainsi que la variété des domaines d'application. Tout au long du XVIe siècle, l'héraldique et l'emblématique constituent un véritable miroir de l'époque et de l'évolution de ses mentalités.
- J'ai entendu le prêtre vous appeler sorcier. En êtes-vous un ? - En effet. - Sorcier, comte, et un peu magouilleur sur les bords si j'entends bien ce que vous me dites ! Sacrée liste ! - D'ordinaire, je me tiens à un seul de ces titres pour les gens avec qui je traite, il est plus facile pour eux d'appréhender une seule de ces facettes que l'ensemble, mais Carain m'a trahi et je ne vois pas pourquoi je vous mentirais. Pour compléter un peu, on pourrait ajouter contrebandier, poète, explorateur et scientifique à la liste, mais je dois reconnaître que les trois termes que vous avez choisis donnent une idée générale assez pertinente."
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
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