EssaiHors office Hiver 2016 Informations génériques Titre : La Main gauche de Jean-Pierre LéaudColl. : Liberté grandeAuteur(s) : André Habib Editeur : Editions du Boréal Date de MEV : 15 février 2016Format : 14 x 21 cm Prix : 18, 50 eurosNombre de pages : 312ISBN : 978-2-7646-2409-8 Contenu du livre Il y a les cinémathèques pour les conserver et les programmer, mais qu'est-ce qui demeure en chacun de nous des films que nous avons vus pour la première fois au cinéma ? Que reste-t-il de nos amours cinématographiques ? André Habib se livre à une exploration docte et maniaque de ces restes de cinéma qui s'accumulent, en désordre, dans la mémoire du cinéphile, la sienne et celle d'une vingtaine d'autres fous de cinéma qu'il a interrogés et pour qui le septième art est une passion, un vice impuni. Universitaire mais mordu, il signe un essai sur la cinéphilie qu'il considère comme une discipline anarchique. L'auteur André Habib est professeur agrégé au Département d'histoire de l'art et d'études cinématographiques de l'Université de Montréal. Il est l'auteur de L'Attrait de la ruine (Yellow Now, 2011) et a dirigé des ouvrages collectifs sur le cinéaste Chris Marker, le patrimoine cinématographique et le réemploi, ainsi que sur le groupe d'action en cinéma Epopée. Il est également coéditeur, depuis 2002, de la revue électronique Hors champ. 1
Nombre de pages
312
Date de parution
15/02/2016
Poids
382g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782764624098
Titre
La Main gauche de Jean - Pierre Léaud
Auteur
Habib André
Editeur
BOREAL
Largeur
127
Poids
382
Date de parution
20160215
Nombre de pages
312,00 €
Disponibilité
Epuisé
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D'où vient-il que la ruine au cinéma exerce un attrait, au point de vouloir lui consacrer du temps, un livre, et penser qu'un quelconque lecteur puisse vouloir y accorder son attention? Peut-être est-ce parce que la ruine, telle qu'elle s'incarne au cinéma, que ce soit comme décombres de guerre ou vestiges antiques, chantier désaffecté ou lambeau de pellicule rescapé, exacerbe ce lien mélancolique, quasi ontologique, qui nous attache au temps et à la mémoire du cinéma (c'est-à-dire, comme le dirait Daney, à "la promesse d'un monde"): présence d'une absence, insaisissable trop tard, toujours-déjà passé, en train de disparaître. Cet essai s'intéresse ainsi à décrire ces moments de cinéma où le temps, sous diverses modalités, apparaît de manière sensible, en tant qu'expérience. Ces pages décrivent moins une histoire en bonne et due forme de la ruine au cinéma, qu'un parcours subjectif de fragments disparates qui constitue un programme possible et très partiel de cet attrait.
Ce livre offre un parcours stimulant à travers l'oeuvre de Chris Marker. De ses premières poésies, critiques et nouvelles, publiées dans la revue Esprit à la fin des années quarante, jusqu'à ses récentes expositions (Staring Back, A Farewell to Movies), Chris Marker a été et demeure un témoin, inquiet et rieur, désemparé et enthousiaste, de plus d'un demi-siècle d'histoire qu'il a su, comme peu d'artistes, faire résonner dans son propre "présent". Héritier de Medvedkine et des artisans du "ciné- train" inventeurs de l'"imprimerie du regard", Marker s'est toujours accordé le privilège d'un "droit de regard" dans l'après-coup. Son oeuvre opère ainsi un jeu de balancier, fait d'incessants allers-retours, entre le passé et le futur, par quoi se constituent sa mémoire et une archéologie sensible et unique des techniques. La force et la liberté de son regard consistent aussi à fonder une mémoire, jamais close, toujours en mouvement, à partir de ce qui n'était qu'une simple "impression". Et c'est en cela, aussi, qu'il parvient à imprimer son regard sur les choses du monde - les villes, les visages, les pages arrachées de l'Histoire -, en nous mettant dans l'intimité de celui qui a vu, qui revoit, et qui fait que notre regard en reste profondément marqué. Les textes de ce collectif déplacent le regard de l'observateur sur des "détails" des oeuvres de Marker, partant d'un support ou d'une pensée de la technique, tout en témoignant du nouage de relations qui compose chacune d'elles. Les auteurs réunis ont aussi tenté de rendre compte du tressage complexe qui habite ces oeuvres ou qu'elles nous invitent à tisser, à la croisée de plusieurs disciplines, médiums et champs d'investigation.
Habib André ; Pelletier Louis ; Sirois-Trahan Jean
L'histoire du cinéma n'existerait pas sans les collectionneurs. Que ce soit par leur travail de collecte pionnier ou par leur défense passionnée de pans oubliés de la production cinématographique mondiale, leur influence durable se fait sentir tant sur le terrain que par leurs méthodes pour appréhender l'histoire des images animées. Leur contribution est toutefois restée dans l'ombre des travaux menés dans les institutions universitaires et archivistiques jusqu'à ce qu'un intérêt nouveau pour les questions relatives aux archives, à l'archéologie des médias et à l'histoire des techniques jette la lumière sur l'importance de leurs activités. Cet ouvrage, qui réunit universitaires, collectionneurs, cinéastes, conservateurs et archivistes internationaux, permet de mieux comprendre l'apport unique des collectionneurs à l'esthétique et à l'histoire du cinéma, ainsi que de réfléchir aux questions d'ordre épistémologique et historiographique liées à la constitution, à la conservation et à l'usage de collections. En provoquant un dialogue entre des milieux qui ont bien souvent entretenu des rapports complexes et parfois tendus, il a la modeste ambition de proposer un champ de réflexion nouveau et un réel défi à l'histoire, tant pour les personnes que les institutions impliquées dans le monde du septième art.
La question de la conservation, de la restauration et de la diffusion du patrimoine cinématographique et audiovisuel devient de plus en plus cruciale. Des pans entiers de l'histoire du cinéma demeurent toujours difficiles d'accès et sont souvent menacés de disparition. Que faire de ces gisements de films et de documents audiovisuels que les archives ont de moins en moins les ressources et la possibilité de faire connaître ? Où commence et où s'arrête la notion de patrimoine ? Quels sont les critères de pertinence qui mènent une cinémathèque à favoriser la restauration de telle oeuvre plutôt que de telle autre ? Comment la redécouverte de certains corpus de films contribue à modifier notre connaissance de l'histoire du cinéma ? Quelle influence la conservation du cinéma a eue sur les créateurs de cinéma ? Comment certaines oeuvres de réemploi participent-elles d'une forme de valorisation singulière du patrimoine filmique ? Quels sont les nouveaux défis des cinémathèques et des archives à l'ère du "tout-numérique" et quels rôles peuvent jouer les "nouveaux supports" dans la conservation et la diffusion de certaines zones oubliées du patrimoine cinématographique ? Sans avoir la prétention d'épuiser les multiples ramifications de ces questions pressantes, vastes et complexes, cet ouvrage voudrait poser quelques jalons d'une réflexion plus que jamais nécessaire sur l'avenir de la mémoire des archives cinématographiques et audiovisuelles.
Cet ouvrage est le fruit d'une enquête magistrale qui dévoile les dessous de l'opération cartographique en Nouvelle-France. Pour en percer les secrets, il aura fallu parcourir archives et bibliothèques des deux côtés de l'Atlantique, confronter mémoires de géographes, rapports d'ingénieurs, récits de voyageurs, correspondances administratives et notes diplomatiques. On y découvre une diversité de motivations politiques, économiques, scientifiques et techniques qui ont guidé la confection des cartes et l'usage qu'en faisaient les rois, les ministres et les autorités coloniales. De chapitre en chapitre, le lecteur suit la prise de possession de l'Amérique du Nord, de la vallée du Saint-Laurent aux Grands Lacs et du Mississippi à Terre-Neuve. Fonctionnaires, géographes, ingénieurs, hydrographes et explorateurs y apparaissent comme les artisans d'un immense chantier de connaissance et de contrôle du territoire. Des ateliers du cartographe à la cour de Versailles, des postes de traite aux bureaux des administrateurs coloniaux, se tisse un réseau d'interactions qui éclaire la fabrication de ces documents stratégiques et symboliques. En offrant une plongée inédite dans les coulisses de la cartographie française en Amérique du Nord, l'essai de Jean-François Palomino s'impose comme une lecture essentielle pour quiconque souhaite comprendre, interpréter et contextualiser les cartes de la Nouvelle-France.