Il fallait faire mieux.... Entretiens avec Stefan Müller-Doohm et Roman Yos
Habermas Jürgen ; Müller-Doohm Stefan ; Yos Roman
GALLIMARD
21,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 9 avril 2026
EAN :9782073123374
Jürgen Habermas, dernier philosophe de l'école de Francfort (né en 1929), héritier de la tradition des Lumières, a construit son oeuvre en discussion avec les penseurs majeurs du XX? siècle, en Allemagne comme ailleurs. Commentant sa décision d'être non pas seulement philosophe mais philosophe et sociologue, afin de s'évertuer à améliorer le monde au lieu de le décrire - "il fallait faire mieux" est un impératif fondamentalement politique -, Habermas revient sur les grands événements de son existence. Il expose la genèse des concepts proprement habermassiens (éthique de la discussion, espace public), décrit le contexte dans lequel il a rédigé ses livres, commente ses prises de position (sur la construction européenne notamment), répond aux critiques que ses interlocuteurs, fins connaisseurs de sa pensée, n'hésitent pas parfois à lui adresser. Rompant avec les règles de l'exercice académique, Habermas parle de lui-même, de ses sentiments, de ses craintes et de ses hésitations, ainsi que de sa vie familiale et amicale, lieu de discussions intellectuelles. Pour qui n'a jamais lu Habermas, cet ouvrage constitue l'introduction idéale, fluide et accessible, sous forme de dialogue, à son oeuvre philosophique. Pour qui le connaît déjà, il est la synthèse limpide des grands thèmes de sa pensée, toujours exposés dans leur contexte biographique et social.
Nombre de pages
240
Date de parution
09/04/2026
Poids
290g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782073123374
Auteur
Habermas Jürgen ; Müller-Doohm Stefan ; Yos Roman
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Date de parution
20260409
Nombre de pages
240,00 €
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C'est dans cet ouvrage fondamental, dont la version allemande date de 1976, que Jürgen Habermas, dernier représentant en date de l?École de Francfort, fixe les bases de sa théorie de la communication. Recueil d'articles ou de conférences, cet essai décisif s'inscrit dans un mouvement de critique et d'approfondissement de l'analyse marxiste de la société, profitant entre autres de l'apport nouveau des sciences sociales.
Connaissance et intérêt se présente comme une histoire de l'argumentation. Le livre examine les principales positions de la pensée moderne - kantisme et hégélianisme, marxisme et psychanalyse, pragmatisme anglo-saxon et tradition herméneutique allemande - pour mettre au jour les structures des processus de recherche qui déterminent le sens et la validité de nos énoncés scientifiques. Cette épistémologie fait partie intégrante de la théorie critique de la société, qui est la seule forme que puisse prendre aujourd'hui la critique radicale de la connaissance. La réflexion sur les sciences y occupe une place prépondérante.
Quelle est la place de la philosophie dans la cité ? Jürgen Habermas aborde cette question sans cesse renaissante en esquissant le profil intellectuel de huit penseurs allemands dont l'?uvre a marqué la conscience philosophique de notre temps : Martin Heidegger, Karl Jaspers, Karl Löwith, Ludwig Wittgenstein, Ernst Bloch, Herbert Marcuse, Theodor W. Adorno et Arnold Gehlen. Revenant sur un passé proche, Jürgen Habermas relève l'impuissance de la pensée face à une catastrophe comme le Troisième Reich. Dans notre société plus libérale, la question ne se pose plus dans les mêmes termes ; pourtant la fonction de la philosophie y paraît aussi précaire. En tant que matière d'enseignement, elle a du mal à se situer dans un monde que régissent les communications de masse. Du fait, d'autre part, de l'extension et de la mutation de l'enseignement, elle ne s'adresse plus à une élite fortunée à laquelle elle était destinée pendant des siècles. C'est pourtant à ce monde et à ses conditions nouvelles qu'il lui faut s'adapter.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.