Quelle est la place de la philosophie dans la cité ? Jürgen Habermas aborde cette question sans cesse renaissante en esquissant le profil intellectuel de huit penseurs allemands dont l'?uvre a marqué la conscience philosophique de notre temps : Martin Heidegger, Karl Jaspers, Karl Löwith, Ludwig Wittgenstein, Ernst Bloch, Herbert Marcuse, Theodor W. Adorno et Arnold Gehlen. Revenant sur un passé proche, Jürgen Habermas relève l'impuissance de la pensée face à une catastrophe comme le Troisième Reich. Dans notre société plus libérale, la question ne se pose plus dans les mêmes termes ; pourtant la fonction de la philosophie y paraît aussi précaire. En tant que matière d'enseignement, elle a du mal à se situer dans un monde que régissent les communications de masse. Du fait, d'autre part, de l'extension et de la mutation de l'enseignement, elle ne s'adresse plus à une élite fortunée à laquelle elle était destinée pendant des siècles. C'est pourtant à ce monde et à ses conditions nouvelles qu'il lui faut s'adapter.
Nombre de pages
294
Date de parution
22/01/1987
Poids
285g
Largeur
125mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070708864
Titre
Profils philosophiques et politiques
Auteur
Habermas Jürgen
Editeur
GALLIMARD
Largeur
125
Poids
285
Date de parution
19870122
Nombre de pages
294,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
C'est dans cet ouvrage fondamental, dont la version allemande date de 1976, que Jürgen Habermas, dernier représentant en date de l?École de Francfort, fixe les bases de sa théorie de la communication. Recueil d'articles ou de conférences, cet essai décisif s'inscrit dans un mouvement de critique et d'approfondissement de l'analyse marxiste de la société, profitant entre autres de l'apport nouveau des sciences sociales.
Connaissance et intérêt se présente comme une histoire de l'argumentation. Le livre examine les principales positions de la pensée moderne - kantisme et hégélianisme, marxisme et psychanalyse, pragmatisme anglo-saxon et tradition herméneutique allemande - pour mettre au jour les structures des processus de recherche qui déterminent le sens et la validité de nos énoncés scientifiques. Cette épistémologie fait partie intégrante de la théorie critique de la société, qui est la seule forme que puisse prendre aujourd'hui la critique radicale de la connaissance. La réflexion sur les sciences y occupe une place prépondérante.
Jürgen Habermas, on le sait, tient l'usage de communication du langage pour constitutif de la vie sociale : il définit les normes, les valeurs, les rôles nécessaires à toute communauté ; il est ce sans quoi il n'y aurait pas même de société possible. Or, cette théorie critique de la morale, du droit et de la démocratie s'appuie sur une pragmatique du langage, elle requiert l'explicitation des catégories qui rendent possible l'entente rationnelle avec autrui à propos de la vérité des faits, de la justesse des actes et des normes : vérité et objectivité, réalité et référence, validité et rationalité. Ces catégories, Habermas les reprend aujourd'hui du point de vue de la philosophie théorique, passée au second plan, chez lui, depuis Connaissance et intérêt (1976). Ici, donc, nulle dissertation métaphysique sur la vérité de l'être, épistémologique sur la connaissance des objets, ou sémantique sur la forme des propositions énonciatives ; mais la formulation nouvelle de deux questions clés pour la philosophie. D'une part, la question ontologique du naturalisme : comment concilier la contingence du développement historique et naturel des formes de la vie socioculturelle avec la normativité - inéluctable du point de vue des participants à l'activité communicationnelle et propre à un monde vécu structuré par le langage, dans lequel nous nous trouvons "toujours déjà" en tant que sujets capables de parler et d'agir ? D'autre part, la question épistémologique du réalisme : comment concilier le postulat d'un monde indépendant de nos descriptions et identique pour tous les observateurs, avec la découverte de la philosophie du langage, selon laquelle nous ne disposons d'aucun accès direct, non médiatisé par le langage, à la réalité "nue" ? Deux questions qui permettent à Habermas - au terme d'une explication serrée avec les plus récents développements de la philosophie analytique et du pragmatisme américain - de penser à nouveaux frais le rapport entre philosophie théorique et philosophie pratique.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.