Au coeur d'un pays baigné de soleil, de télévision et de publicité rayonne la ville de Prokon. Son nom seul, comprimant les mots PROduction et KONsommation, suffit à désigner l'utopie qu'elle incarne avec insolence : Prokon est le lieu du capitalisme parvenu à son stade ultime de perfection. A Prokon, chaque individu possède un emploi qui lui permet de consommer, la consommation justifie la production, la production garantit le niveau d'emploi, le travail salarié assure la consommation, etc. Confits de bonheur, de lotissements résidentiels et de plaisirs standards, les habitants de Prokon se vouent corps et âme à la reproduction sans horizon de leurs désirs et de leurs modèles, à la répétition des gestes et des jours. A ce principe de perfection machinale s'oppose, en marge de la cité, un savant fou, un inventeur mégalomane et génial, le Dr Dracenstein. Ayant compris que la vitalité morbide de Prokon repose sur l'obsolescence programmée des produits manufacturés, le Dr Dracenstein met la main, dans sa cabane au fond des bois, à sa dernière arme : un "spray d'éternité" qui par simple pulvérisation figera à jamais objets, produits et mécaniques dans leurs fonctions et dans leurs qualités d'origine... Sous l'action de l'aérosol, consommer ne sera plus une nécessité. Bientôt, le désir d'acheter s'émousse, les ventes s'effondrent. Le spectre du chômage hante Prokon. Angoissés mais déterminés face à la crise, les patrons décident d'une trêve dans la saine compétition qui les oppose pour faire appel à Ultra-héros, le surhomme... Créée en 1971, la réjouissante bande dessinée de Peter Haars n'avait jamais été publiée hors de Norvège. Sous ses dehors grand-guignolesques, la fable est plus subtile qu'elle n'en a l'air. C'est un attentat à la bombe (aérosol), une vivifiante explosion graphique.
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Nombre de pages
62
Date de parution
14/05/2014
Poids
176g
Largeur
150mm
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EAN
9782916383446
Titre
Prokon
Auteur
Haars Peter ; Bruel Laurent
Editeur
MATIERE
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150
Poids
176
Date de parution
20140514
Nombre de pages
62,00 €
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L?historien britannique Peter Frankopan révèle dans ce passionnant récit historique, écrit avec une grande aisance, le dessous des cartes. [...] En décentrant le regard de l?Occident à l?Orient, le texte de Frankopan est tout à fait passionnant et neuf. [...] Le mélange très réussi entre une érudition certaine et une grande facilité de lecture et d?exposition fait de ce livre une très belle surprise, dans la veine des meilleures productions anglosaxonnes.Table des matières : CartesPréface et remerciementsNote de l?auteurIntroduction1 ? Une Europe en crise2 ? La récupération de Constantinople3 ? La stabilité en orient4 ? L?Effondrement de l?Asie mineure5 ? Au bord du désastre6 ? L?appel de l?Orient7 ? La réponse de l?Occident8 ? Vers la cité impériale9 ? Premières rencontres avec l?ennemi10 ? La croisade se cherche une âme11 ? La croisade se disloque12 ? Les conséquences de la première croisadeAbréviationsNotesLectures complémentairesIndexTable des illustrationsNotes Biographiques : Né en 1971, Peter Frankopan est historien et professeur à l?université d?Oxford, où il dirige le centre de recherches byzantines. Également enseignant aux universités de Yale, Harvard, Princeton et Cambridge, il est l?auteur du best-seller Les Routes de la soie (2015), unanimement salué.
Chez Auzet" est une boulangerie de Cavaillon qui recèle derrière sa modeste façade de véritables trésors d'art culinaire. Gérard Auzet a ouvert les portes de sa boutique à son ami Peter Mayle et nous dévoile le secret des baguettes croustillantes, des fougasses moelleuses et autres pains aux abricots. Un guide gourmand, pour vous mettre Peau à la bouche. .
Montefiore Santa ; Haas Dominique ; Leigniel Stéph
Irlande, 1925. Sur les vertes collines de West Cork, le château de Deverill a été brûlé par les rebelles. Mais la jeune et nouvellement riche Celia Deverill est déterminée à rendre sa splendeur d'antan à la demeure de ses ancêtres. Tandis que sa cousine Kitty se languit toujours de Jack O'Leary, leur amie Bridie Doyle, devenue la coqueluche des cercles mondains new-yorkais, reste hantée par son passé et songe à se venger de ceux qui l'ont autrefois lésée. Toutes trois devront affronter leurs démons et des forces qui les dépassent, alors que le monde lui-même s'apprête à s'écrouler...
Nous sommes en 2050. Notre intelligence nous a conduit au bord du gouffre. Alors qu'une catastrophe climatique sans précédent ravage la planète, l'humanité n'a plus qu'une solution radicale pour éviter l'effondrement : confier son destin à un dirigeant global, chargé de la guider à travers l'apocalypse annoncée. Deux candidats s'affrontent pour ce pouvoir absolu. Lockwood, ancien président des Etats-Unis. Solomon, première intelligence artificielle politique de l'Histoire. Quand la créatrice de Solomon est retrouvée assassinée, le journaliste d'investigation Marcus Tully comprend que cette élection n'est qu'une façade : quelqu'un tire les ficelles. Alors que la rumeur d'un complot mondial enflamme les nations, Tully découvre bientôt que son enquête en cache une autre. Car ce n'est plus seulement l'issue de l'élection qui est en jeu, mais ce qui définit l'humanité : sa liberté.
Résumé : Notes sur le sumo associe les notes - les unes écrites, les autres dessinées -, de deux voyageurs au Japon frappés par leur découverte respective du sumo. L'ouvrage se présente ainsi comme la rencontre de deux points de vue, comme une approche doublement subjective, partielle, décousue, non savante du sumo. Loin d'un éventuel Sumo pour les nuls, donc, ou d'un Lonely Planet des pratiques exotiques, ces Notes ne constituent ni un ouvrage didactique, ni un livre cultivé, érudit et utile. Pas même un de ces savoureux et si contemporains "carnets de bord" en bande dessinée. Il tente essentiellement de porter un regard. Voir, faire voir. Quoi ? Un spectacle, un public, un combat qui n'est pas une guerre, un peuple, un corps. Des choses comme ça... Mais avec la joie, mais avec la légèreté qui caractérisent le sumo.
Danny Steve est une fille pressée. Après avoir réglé leur compte aux Feux de l'amour en dix minutes, voici qu'elle s'attaque à la restitution d'un tournoi de sumo. Cette fois, elle commence par poser la scène : d'un côté (sur les pages gauches de l'ouvrage) le public, de l'autre (à droite, donc) l'aire de combat et les sumotoris. A travers les masses, elle glisse son trait. Où se répètent sans fin les gestes et les postures, elle recommence inlassablement son dessin. Sous la rigidité du rituel, sous le poids des corps, Danny Steve piste la mobilité, restitue le mouvement. Et en effet, le livre s'anime. On suit les phases du combat, intrigués et déjà fervents. Esquive, geste technique, poussée, empoignade, chute : l'ouvrage prend des allures de flip-book, reprend son rythme, accélère encore... Côté public défilent pêle-mêle aficionados, présentateurs TV, publicités, sacs de shopping, images de manga. 176 pages ont passé : Danny Steve n'a rien raconté encore ni rien donné à comprendre du sumo. Dix minutes c'est décidément trop court pour se prendre au sérieux...
Une ville orthonormée, au petit matin. Amérique nord. Réveil, métro. La vie des gens, la rue, l'ouverture des bureaux sur fond de grisaille quadrillée. Soudain parmi la foule, un homme prend la tangente. Police. Course-poursuite. L'homme est pourtant l'un des plus insignifiants de la ville : c'est un homme-sandwich. Mais justement. La pancarte qu'il arbore, et dont il semble ne pas vouloir se défaire, fait aussi de lui l'homme le plus remarquable. "New" : voilà ce qu'il annonce. Le nouveau. Rien moins. Il y a bien des choses à dire, sans doute, de New WANTED : ligne claire, minimalisme, géométrie, inventions formelles, refus de la narration... La vérité c'est que c'est l'irruption du boogie-woogie dans la peinture de Mondrian, c'est Hitchcock qui ferait courir James Stewart directement dans des décors de Saul Bass.
Par une brèche dans un mur, une foule de plusieurs centaines de personnes pénètre dans le "jardin" et découvre peu à peu ce vaste territoire interdit constitué d'une succession de paysages artificiels animés de mouvements automatisés. Le "jardin" est un décor désert, habité uniquement de dispositifs mécaniques, de cliquetis, de chocs et de grincements, un lieu sans orientation ni logique qui paraît généré au fur et à mesure de la curiosité qu'il suscite. Un lieu probablement sans fin, voué à l'inouï, à l'extraordinaire, à l'invention...