LA FRACTURE DE L'HISTOIRE. Douze essais sur Heidegger
Haar Michel
MILLON
23,20 €
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EAN :9782841370092
L'Histoire occidentale, devenue planétaire, donne aujourd'hui des signes d'épuisement. Elle semble incapable d'imaginer son avenir. Sera-t-il un crépuscule interminable, ou verra-t-il une nouvelle aurore ? Depuis longtemps déjà, au-dessus de la " Terre du Soir ", le soleil des grands principes qui firent époque, décline. Sommes-nous sur le point d'entrer dans une longue " nuit du monde ", où seuls nous guideront quelques feux clignotants et nos divers écrans allumés en permanence ? Les utopies sur la " fin de l'Histoire " se sont successivement effondrées. -N'est-il pas également utopique d'espérer un " nouveau commencement " ? En quel espace une " autre Histoire " se situerait-elle ? Par delà celle de l'Etre, qui s'achèverait dans la gigantesque Machinerie technologique ; ou bien, parallèlement à son ultime époque, comme son envers ou son Histoire secrète ? Le plus clair de l'interprétation heideggérienne de Nietzsche sert à poser les bases de la " métaphysique achevée ", que régit la " volonté de volonté ". Cette lecture est-elle tenable ? Et, bien plus, la métaphysique en son essence est-elle oubliable, achevable ? Un tel adieu est-il possible ? Si l'on préfère parler ici de " fracture de l'Histoire " c'est que rien de ce qui a fait date de façon essentielle ne s'achève : les brèches de l'Histoire ne se comblent pas, mais se recomposent imperceptiblement, laissant entrevoir de l'extra-historique ou de l'inachevable. Il ne s'agit pourtant pas dans ces essais de simplement " critiquer Heidegger ", mais de réentendre ou de prolonger les questions invieillissables qu'il nous a léguées - afin d'élucider s'il se peut la lente, douloureuse et incertaine mutation de l'époque.
Nombre de pages
298
Date de parution
01/10/1994
Poids
425g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782841370092
Titre
LA FRACTURE DE L'HISTOIRE. Douze essais sur Heidegger
Auteur
Haar Michel
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
425
Date de parution
19941001
Nombre de pages
298,00 €
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Bien des malentendus au sujet de Nietzsche ont été dissipés. Sa pensée nous paraît presque " évidente ", familière et comme " contemporaine ". Pourtant, elle reste déroutante, toujours encore " inactuelle " et prophétique. Elle semble résister à ses commentateurs. La difficulté de Nietzsche ne tiendrait-elle pas à la nature de son entreprise ? En renversant le platonisme, en montrant le jeu des forces souterraines, en démasquant les identités illusoires, il subvertit la métaphysique : il déstabilise en effet le système des antinomies dont elle se nourrissait, bien/mal, vrai/faux, essence/apparence, etc. Cette subversion n'est ni une abolition, ni une restauration de la métaphysique ; c'est un ébranlement, un entre-deux, et, malgré l'allégresse dominante, une longue et incertaine bataille. Dans cet entre-deux - épreuve redoutable du nihilisme - ni la question du sens ni celle du divin ne sont oubliées : elles se retrouvent métamorphosées, en attente de leur avenir.
Résumé : La pensée de Nietzsche, loin d'avoir vieilli, suggère et appelle de nouvelles et continuelles reformulations. Le souci qui fut le sien, celui du dépassement du nihilisme, demeure notre souci premier. Le nihilisme n'est pas l'absence de valeurs et de sens, mais leur affaiblissement indéfini. Les sens anciens, subsistent mais frappés d'asthénie, d'insuffisance, d'irréalité. Dans le nihilisme, rien ne vaut plus, ou tout se vaut, tout s'égalise, tout est égal, équivalent, sans force. Tout est dépassé, usé, affaibli, terni, mourant. Pour sortir d'un potentiellement interminable crépuscule des valeurs et des sens anciens, Nietzsche ne voit d'autre issue que leur renversement, leur totale refondation.
Les philosophes français contemporains ont-ils des points de rencontre ou de convergence ? Quoi de commun entre une philosophie de la conscience, chez Sartre, et une philosophie de l'écriture chez Derrida ? Pourtant tous revendiquent de placer leur démarche sous le titre de phénoménologie. On s'efforcera de montrer que ce qui la différencie, au-delà même des thèmes propres à chacun, c'est la manière dont ils prennent ou non au sérieux la question de la métaphysique.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Résumé : Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c?ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c?ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.