Guyotjeannin Olivier ; Pycke Jacques ; Tock Benoît
BREPOLS PUBLISH
35,96 €
Épuisé
EAN :9782503523514
Des diplômes des rois mérovingiens aux brèves notariales, des privilèges pontificaux aux actes d'officialité, des notices aux chartes scellées, les actes écrits constituent une source de premier ordre pour les médiévistes. Leur nombre, on les compte par centaines de milliers, la précision de leurs informations, la diversité de leur objet justifient cette place. Dans leur interprétation, pourtant, les difficultés abondent. Les falsifications s'y sont de tous temps glissées, qu'il faut dépister. Les documents sincères, de loin les plus nombreux, ménagent des pièges plus sournois. La rigidité des formulaires est garante d'authenticité ; il faut y jauger la part des traditions et des routines, des sous-entendus et des mensonges, des lieux communs et des codes. Pour ce faire, depuis plus de trois siècles, la diplomatique a accumulé les observations permettant de séparer le faux du vrai. Mais elle a aussi suivi l'évolution de la discipline historique, portant ses regards sur le langage stéréotypé dont les actes usent e. abusent, sur la place de l'écrit dans les sociétés médiévales, sur la circulation des modèles entre chancelleries, sur la formation e le contrôle des écrivains professionnels. Reflet d'une culture, symbole d'un pouvoir, les sources diplomatiques ont encore beaucoup à révéler. Le présent ouvrage invite à la découverte de ces chantiers multiples et introduit au maniement des sources et de la bibliographie. Il explique comment examiner les actes, en expose l'élaboration, en retrace la tradition, du brouillon aux copies. Il indique les grandes pistes pour retrouver les actes, inédits et publiés, le critiquer, les éditer. Un choix de quarante-trois documents, reproduits, transcrits, analysés et commentés, illustre la richesse du matériau et la diversité des questions.
Nombre de pages
486
Date de parution
23/11/2006
Poids
772g
Largeur
154mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782503523514
Titre
DIPLOMATIQUE MEDIEVALE
Auteur
Guyotjeannin Olivier ; Pycke Jacques ; Tock Benoît
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
154
Poids
772
Date de parution
20061123
Nombre de pages
486,00 €
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Résumé : A la fin des années 1280, Salimbene de Adam, enfant de Parme et franciscain de la province de Bologne, compose une Chronique, dernière et seule conservée de ses oeuvres. Le projet, plutôt banal, est métamorphosé par la volonté de transmettre toute l'expérience d'une vie. L'auditoire restreint, qui contient en germe une faible diffusion, autorise une liberté de ton et une pratique débridée des digressions, qui font de l'oeuvre un prodigieux réservoir de choses vues. Prédicateur, Salimbene a le sens du récit et du détail croqué sur le vif. Jadis marqué par le joachimisme, il traque les signes, consigne et commente les prophéties. Ce qu'il a vu d'espoirs et de déchirements dans l'ordre franciscain, où il a vécu un demi-siècle, de drames et d'ambitions dans la vie communale, dont il connait les ressorts et les protagonistes, de dévotions et de curiosités dans les villes et les campagnes qu'il a parcourues, il veut le transmettre. Hommes et miracles, sanctuaires et prêches, chants et bons mots, joutes oratoires et travaux publics, guerres et éclipses sont évoquées avec l'art du conteur et la science du clerc, nourri de grammaire et d'Ecriture : histoires vraies, histoires vues, histoires édifiantes, insérées au fil des années et le plus souvent dans la trame de démonstrations savantes, donnent ainsi naissance à une oeuvre foisonnante et inclassable, qui tient du recueil d'autorités et du répertoire d'histoires exemplaires, du martyrologe et du traité théologico-moral, de la chronique urbaine et du recueil de mirabilia. Salimbene arrive à s'y perdre et les seuls fils que l'on suive de bout en bout sont l'apologie de l'ordre franciscain et les préceptes éthiques. Sa mauvaise foi éclate quand il veut noircir les adversaires et concurrents de l'Ordre, ses préjugés aristocratiques affleurent partout. Sententieux dans ses portraits et partial dans ses préférences, toujours curieux et passionné, il livre sans détour, mais non sans apprêt, un témoignage profondément humain.
Après un premier fascicule, qui envisageait les problèmes spécifiques de transcription des textes médiévaux de toute nature, le présent volume passe en revue l'ensemble des questions qui se posent à l'éditeur des actes et documents d'archives du Moyen Âge: étude de la tradition (originaux et copies, typologie des variantes); histoire des pratiques d'édition du XVIe au XXe siècle; travaux préparatoires (recherche des témoins, collations, établissement du tableau de la tradition); mise au point du texte; présentation de l'édition; problèmes de l'édition des documents de gestion; confection des index et des tables. Le propos est complété par la reproduction et le commentaire d'une trentaine de documents et d'éditions, et prolongé dans neuf dossiers qui permettent d'illustrer la suite des opérations.
Du XIe au XIIIe siècle, le fameux temps des cathédrales, la population augmente, les paroisses se structurent, les villages se stabilisent, dessinant les traits d'une civilisation agraire qui perdurera jusqu'à la Révolution industrielle, alors que les villes retrouvent de leur importance. Quand la paroisse et la seigneurie affirment leur emprise quotidienne, l'Empire, la Chrétienté organisent les relations au niveau universel. Dans ce monde de contrastes, la royauté engendre l'Etat et prépare la Nation. Aux origines, Charles le Chauve (840-877), le roi carolingien de Francie occidentale, est le seul principe d'unité d'un territoire disparate, addition nullement prédestinée de pays aux traditions, langues et coutumes diverses. Des premières manifestations du miracle capétien au XIe siècle jusqu'aux épreuves surmontées de la fin du Moyen Age, l'Etat monarchique devient de plus en plus présent. La scène est dressée pour les siècles modernes : les frontières et les étrangers sont nés, le temps des cartes est venu. Plus de cent cartes commentées, aux échelles et aux approches les plus variées, décrivent cette lente invention de la France du IXe au XVe siècle. Une chronologie détaillée, une bibliographie, un glossaire et un index complètent cette histoire de la France médiévale pour en faire un outil de travail et un ouvrage de référence original.L'auteur, Olivier Guyotjeannin, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur de diplomatique et d'archivistique médiévales à l'Ecole nationale des chartes. Auteur de nombreux ouvrages, il codirige la collection L'atelier du médiéviste (Brepols). Le cartographe, Guillaume Balavoine, collaborateur du quotidien Le Monde, créée les cartes de nombreux ouvrages scolaires. Il a réalisé pour Autrement l'Atlas de la libération de fa France (2004) et l'Atlas de l'islam (2005).
Il en va de l'histoire comme des autres sciences. Le laboratoire, ce sont ici les archives, les musées, les bibliothèques. Le matériau, c'est le document, écrit ou non écrit, qu'une analyse transmue en témoignage et qu'une critique confronte à d'autres témoignages. Il y a le document qui parle de lui-même parce qu'il a été conçu pour raconter - ce qui ne signifie pas qu'il soit sincère. Le récit, la chronique, le journal sont précieux, tout comme le tableau figuré, souvent parce qu'ils fourmillent de détails empruntés à l'observation, toujours parce qu'ils proposent une explication, un éclairage, une version. L'historien sait ne pas négliger de tels témoignages. Il en sait la fragilité. S'imposent le recoupement, la attique, l'assemblage. Le témoin unique ne témoigne de rien que de sa propre version : le peintre des travaux champêtres n'a jamais tenu un mancheron et l'acteur d'une bataille n'en a vu que son entourage. Il y a aussi le document né de l'action, dont l'auteur n'aurait jamais pensé qu'il serait un jour matière première de l'analyse historique. C'est la lettre, la décision, le compte, mais c'est aussi le plan de la ville ou l'ordonnance des champs, l'appareil de la construction ou la forme du soc. Mais ce document, comme la cornue du chimiste ou le microscope du biologiste, ne répond bien souvent à l'interrogation qu'en désavouant l'idée préconçue de l'historien et en le contraignant à de nouveaux points de vue, à de nouvelles questions. La recherche est ici comme ailleurs un interminable dialogue. Autant qu'au maître, à l'étudiant, à l'élève tentés de prendre leur part à l'expérience de l'historien, la collection qui s'ouvre avec ce livre s'adresse à tous ceux qui souhaitent passer derrière le décor planté par l'écriture des historiens quand ceux-ci parviennent à des résultats, qui veulent poser eux-mêmes les questions que suggère l'intelligente de notre temps à la diversité du témoignage des temps passés. Ce que nous proposons ici, c'est évidemment un choix. Les textes inconnus ou peu connus côtoient les pièces illustres qu'on se serait étonné de ne pas trouver sous le prétexte qu'elles sont ailleurs. Des actes solennels alternent avec ceux de la pratique quotidienne. Des récits en forme ont place à côté de l'information diffuse qu'il faut extraire d'une phrase ou d'un vestige archéologique." Jean Favier, de l'Institut.
A la fin du dix-huitième siècle, l'énigmatique Ba'al-Shem-Tov, mystique et thaumaturge, illumina de son charisme les communautés juives de Pologne et suscita le mouvement des Hassidim (les "pieux"). Malgré l'opposition de certains rabbins, le hassidisme gagna les coeurs des foules ashkénazes par sa piété chaleureuse et le rayonnement de ses maîtres spirituels, les rebbés, qui ont parfois formé de véritables dynasties. Décimés par le génocide hitlérien, les Hassidim perpétuent aujourd'hui à Jérusalem, New-York ou Anvers leur amour inconditionnel du judaïsme et bien des traditions des Juifs d'Europe centrale. Formé à Louvain-la-Neuve et Jérusalem, Edouard Robberechts s'est pris de passion pour cette branche souvent mal connue du judaïsme. Son livre aborde de manière nuancée toutes les facettes de l'univers hassidique, son histoire tragique, ses accents doctrinaux et la valeur mystique qu'il confère aux moindres instants et détails de l'existence de ses adeptes. Une anthologie de quelque cinquante textes permet d'entendre la voix de tous les grands rebbés hassidiques, qui furent de merveilleux exégètes, conteurs et poètes.