Les études, ici rassemblées, portent toutes sur l'assertion célèbre de la Politique d'Aristote (Politique I, 1-2), selon laquelle "l'être humain est un animal politique". Elles prennent en compte les éventuels effets du "tournant biologique" sur la fameuse formule aristotélicienne, "l'être humain est un animal politique par nature", et en explorent les implications. L'analyse répétée des mêmes passages permet de remettre la formule de l'animal politique dans son contexte, ce qui est le premier effet attendu de cette publication. L'objectif est de défaire la proposition étudiée de son statut d'énoncé absolu ou, pire encore, de slogan, pour en montrer les inflexions et les conditions. Un consensus semble bien s'établir entre les différents auteurs sur l'impossibilité d'une lecture réductionniste de la thèse de l'animal politique humain.
Date de parution
15/03/2017
Poids
284g
Largeur
160mm
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EAN
9782859449827
Titre
ARISTOTE L ANIMAL POLITIQUE
ISBN
2859449825
Auteur
GUREMEN/JAULIN
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
284
Date de parution
20170315
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Une baie perdue en Méditerranée : parmi les genévriers et les troupeaux vivent Kâni, le paysan turc et Yanni, le pêcheur grec. La barque de Stélyo au moteur poussif qui apporte courrier et ravitaillement de la Ville représente leur seul contact avec le monde extérieur. Liés par une amitié ancestrale aussi inaltérable que leur amour de la nature et de la terre, Yanni et Kâni n'ont besoin de personne : ensemble ils jurent la mort du renard dévoreur de poules, ensemble ils escaladent les collines au son de la flûte et se laissent éblouir par la beauté de l'espadon qui sommeille entre deux eaux. Ici, la vie n'a pas changé depuis le temps de Virgile. L'ambition et la violence finiront pourtant par rompre cette harmonie paisible : Haralambos - le pope politicien - et son homologue turc viennent haranguer les villageois, consternés à l'idée qu'ils devraient être ennemis. Le requin, déjà, dévore la pêche. Niko, le fils de Yanni, revient de l'étranger décidé à exploiter à son seul profit les ressources locales, quitte à dévaster la baie. Ayshé, la fille de Kâni, arrive d'Istanbul, mitraillette au poing, exigeant le partage des terres entre Turcs et Grecs. A leur suite, déferle le cortège d'avocats, de promoteurs, de gendarmes et de touristes... Car l'espadon, par sa forme, est aussi le symbole de leur île : Chypre, déchirée par un conflit fratricide. telle est la toile de fond de ce récit vibrant. Osman Necmi Gürmen retrouve ici le souffle épique qui parcourait L'écharpe d'Iris, son premier roman.
Quatrième de couverture Entre la mer de Marmara et les collines d'oliviers s'étend la ferme de Selim, dit «le Toqué». Sans ambitions et sans besoins, il règne sur un monde encore épargné par le progrès. Fatin, préfet de la ville voisine, ancien camarade du Quartier latin, demain député, bientôt ministre, incapable de posséder la beauté, pratiquera la vengeance. Il fait lotir la ferme. Une kermesse monstre lui permet de profaner les lieux, la vieille bâtisse flambe, le sang coule. Par-delà son contenu, cette parabole nous est contée dans une langue d'une richesse inusitée, où l'imagerie de l'Orient, une profonde poésie de la nature méditerranéenne rejoignent la précision de mots dont nous avons souvent perdu l'usage.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.