Günday Hakan ; Korman Cloé ; Larnaudie Mathieu ; D
INCULTE
17,90 €
Sur commande en 2-4 jours
EAN :9791095086710
Depuis deux décennies, dans de nombreuses villes du monde, les places se sont imposées comme les principaux foyers des élans de contestation populaire. De Tahrir à Maïdan, de Taksim à la Puerta del Sol, de Syntagma à République, elles font figure de points de ralliement : à la fois lieux de surgissement d'une hypothèse politique et scènes centrales des événements auxquels elles ont souvent donné leur nom. Par-delà le motif spatial qui rapproche ces esplanades urbaines, quelle est la spécificité de chaque place ? Quelles en sont les réalités géographiques, historiques, sociales, symboliques propres ? Quelles formes de vie, de rassemblement, de contestation, mais aussi de contrôle ou de répression recèlent-elles ? En recueillant les récits qui s'y sont fait jour, en écoutant retentir les voix qui s'y sont élevées, Le Livre des places esquisse une géographie politique possible du XXIe siècle.
Nombre de pages
269
Date de parution
04/04/2018
Poids
302g
Largeur
141mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791095086710
Titre
Le livre des places
Auteur
Günday Hakan ; Korman Cloé ; Larnaudie Mathieu ; D
Editeur
INCULTE
Largeur
141
Poids
302
Date de parution
20180404
Nombre de pages
269,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Gazâ a neuf ans et vit sur les bords de la mer Egée. Il travaille avec son père Ahad, passeur de clandestins. Ils entreposent dans un dépôt les individus qui viennent de parcourir plusieurs milliers de kilomètres. Un jour, Gazâ cause la mort d'un jeune Afghan. Dès lors, le garçon ne cesse de penser à lui et conserve précieusement la grenouille en papier qu'il lui avait donnée - ce qui ne l'empêche pas de devenir le tortionnaire des clandestins qui ont le malheur de tomber entre ses mains. Un soir, tout bascule, et c'est désormais à Gazâ de trouver comment survivre...On retrouve dans ce roman coup de poing le regard sans concession sur le monde contemporain et l'insolence de ton de l'auteur de D'un extrême l'autre (Prix du meilleur roman de l'année 2011, Turquie). Un sujet brûlant évoqué sans pudeur ni angélisme. Un roman aussi dur que beau.Yann Perreau, Les Inrockuptibles.Rageur et enfiévré. Juliette Bénabent, Télérama.
Zamir a six jours lorsqu'une bombe explose à al-Aman, un camp de réfugiés à la frontière turco-syrienne où sa mère l'a abandonné. Il survit, grâce à l'acharnement d'un chirurgien, mais reste défiguré. Élevé par All for All, une organisation humanitaire internationale, il devient un symbole, une image idéale pour collecter des fonds. Jeune adulte, il s'en émancipe pour rejoindre la Fondation pour la Première Paix mondiale et investir un poste clé de négociateur de l'ombre. Partout où un conflit armé est sur le point d'éclater, Zamir se précipite, l'empêche. Il rencontre des ministres, des dictateurs, des terroristes, ne recule devant rien. Pour les forcer à négocier, il les trompe, les fait chanter. Il n'a qu'un seul mot d'ordre : la paix avant tout, quel qu'en soit le prix. D'une plume alerte et franche, Hakan Günday lève le voile sur la corruption et l'hypocrisie qui se cachent derrière la charité des organisations humanitaires, le cynisme des individus, la façon dont l'Occident lave sa conscience. Dans un monde alternatif qui a tout en commun avec le nôtre, il tire les fils de problématiques contemporaines pour bâtir une fiction palpitante autour d'un personnage inoubliable.
Quelle ville contemporaine, parmi la myriade des cités qui ont connu une explosion démographique ces cinquante dernières années, devrions-nous choisir pour accéder au sens de notre époque, pour espérer entrevoir le secret de notre présence au monde ? Existe-t-il une métropole capable de contracter - comme l'on contracte une maladie ou une habitude - tous les caractères et les tics de notre temps, de les incorporer à ses bâtiments, à ses monuments, à ses habitants, d'en faire son horizon urbain ? Si au XIXe siècle, Berlin ou Londres auraient pu faire office de substituts de premier choix à Paris, la décision du XXe siècle est sans délibération : Los Angeles. Dans un essai qui peut rappeler les meilleures pages du sociologue urbain Mike Davis, Bruce Bégout signe une fois de plus un grand livre sur une cité qui dépasse et déborde toutes les tentatives d'encerclement et de simplification.
On n'habite jamais une ville, seulement l'idée que l'on s'en fait. C'est l'imaginaire et la mythologie, le territoire mental de chacun, qui se surimposent à la ville réelle. Dans ce premier livre, Philippe Marczewski dérive dans le pays qui est le sien depuis son enfance. Ce pourrait être Sheffield, Amiens, Essen ou Gênes. Ce pourrait être n'importe quelle ville. C'est Liège, ses banlieues et sa campagne limitrophe. Passant d'une antique chênaie arrachée à des terrils devenus collines boisées, d'une montagne en escalier d'où l'on aperçoit presque la mer à des usines spectrales se découpant sur l'horizon forestier, l'auteur écluse des bières dans la banlieue rouge, foule la tombe anonyme d'un guitariste de génie, bouscule le fantôme d'un Chet Baker émacié, et se laisse emporter par la mélancolie nocturne d'un fleuve encagé. Ici les Grands Hommes ne sont pas statues mais formes à peine visibles, corps tapis dans l'ombre, fumées évanescentes. Avec ce récit qui rappelle Henri Calet, Jean-Paul Kaufman ("Remonter la Marne"), Philippe Vasset ou le psychogéographe anglais Iain Sinclair, Philippe Marczewski dessine la géographie intime d'une ville et de ses habitants, passés et actuels.
Le grand-père de Jean-Michel Espitallier était cow-boy. Un vrai cow-boy d'Amérique, au bout du bout du Far West : en Californie. Dans sa jeunesse, il a quitté ses Alpes natales pour aller tenter la fortune dans ces contrées lointaines qui condensaient alors toute l'espérance et tout l'or du monde. Et puis, pour une raison inconnue, il est revenu. Il a vécu le reste de son âge dans son coin de France, au milieu de montagnards taiseux dont il faisait partie, lui aussi.De cet aïeul propre à susciter des légendes, on ne sait presque rien. Son histoire est comme un trou de mémoire dans la mythologie familiale.Tour à tour enquête, western, histoire de l'univers en accéléré, peinture de la vie quotidienne des cow-boys en Californie, voyage fantastique à travers le continent américain, méditation sur la mémoire, ce récit reconstitue le parcours de ce personnage inconnu. Jusqu'à la belle histoire d'amour qui l'unit à la grand-mère de l'auteur.D'une grande diversité de cadences et de styles, ce livre singulier joue de la puissance de la littérature à redonner vie à nos fantômes et à reconstituer les choses disparues. Surtout celles que l'on n'a pas vues.
Un ancien casque bleu, de retour chez lui, largue les amarres. Il fuit les images d'une guerre qui le hante et dont pourtant il n'a rien vu ou presque, dont il n'a perçu que les échos, dont il n'a vu que les cadavres et les ruines. Avec "Autopsie des ombres", Xavier Boissel livre un texte sec et puissant, un premier roman magistral.