Au marché des métropoles. Enquête sur le pouvoir urbain de la finance
Guironnet Antoine
RUE DES ETAQUES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782490205097
Chaque année, le gratin de l'urbanisme se réunit à Cannes pour le plus grand salon immobilier au monde. Quelques mois avant les stars de cinéma, promoteurs anglais, fonds de pension américains, architectes japonais et élus des métropoles françaises foulent les marches du Palais des festivals. Mais à l'image du marché qu'il incarne, le salon déroule avant tout le tapis rouge aux grands investisseurs pour qui l'immobilier n'est qu'un placement financier. En nous plongeant dans les allées et les coulisses du Marché international des professionnels de l'immobilier (MIPIM), Au marché des métropoles donne à voir comment la financiarisation de la ville se joue à travers "l'accréditation" des territoires par les investisseurs. Cette enquête menée entre Cannes, Paris, Londres et Lyon dévoile le rôle de la finance dans la transformation de pans entiers de nos villes. Elle constitue une contribution inédite à la critique des rouages par lesquels le capital étend son pouvoir sur nos quotidiens.
Nombre de pages
208
Date de parution
11/02/2022
Poids
197g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782490205097
Titre
Au marché des métropoles. Enquête sur le pouvoir urbain de la finance
Auteur
Guironnet Antoine
Editeur
RUE DES ETAQUES
Largeur
120
Poids
197
Date de parution
20220211
Nombre de pages
208,00 €
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Résumé : Quand les villes sont transformées en actifs financiers. Les métropoles sont les fronts pionniers d'une accumulation qui implique la transformation du cadre bâti en placements financiers. Si les liens de la finance et de la ville remontent au Second Empire, le capitalisme urbain connaît depuis les années 1990 une financiarisation frénétique sous la houlette de certains investisseurs institutionnels (fonds souverains, fonds de pension, caisses de retraite, compagnies d'assurance, sociétés foncières cotées en bourse) et de leurs intermédiaires (gérants de fonds, cabinets de conseil et d'avocats). Cette nouvelle élite, qui contrôle une masse considérable de capitaux, décide du futur des métropoles. Elle agit à différentes échelles, au niveau national, où elle joue de son influence auprès des acteurs politiques pour faire adopter des législations favorables à ses intérêts, mais aussi au niveau local, chez les promoteurs immobiliers, dans les mairies ou les agences d'urbanisme et de développement économique. D'autre part, les contreparties qu'elle attend pour ses investissements transforment non seulement les modalités politiques de la production des villes, mais aussi leur paysage social et matériel. Ces dernières sont ainsi devenues le reflet et le moteur d'un mode d'accumulation capitaliste branché sur la finance, qui marque en profondeur les politiques locales et alimente les inégalités territoriales. Par exemple, la concentration des capitaux dans des complexes d'affaires reproduit ad nauseam des quartiers standardisés et vides en dehors des horaires de travail. Elle contribue également à une surproduction d'immeubles de bureaux qui freine la construction de logements pourtant trop peu nombreux. En se fixant dans l'espace, la finance modifie concrètement la vie ordinaire. Ce livre novateur en fait la démonstration méthodique.
Résumé : Née à Bruxelles d'un père franco-israélien et d'une mère allemande, la narratrice part au Proche-Orient puis au Maghreb pour suivre les traces de son histoire paternelle. L'obtention inattendue d'un passeport israélien bouleverse ses aspirations. Comment assumer la nationalité d'un pays en guerre qui suscite l'hostilité de ses amis ? Comment ce passeport affecte-t-il son rapport au monde et aux autres ? De Jérusalem à Ramallah, du Caire à Alger, de Rabat à Paris, Le Passeport interroge notre relation à l'Histoire et aux frontières, aux langues et aux mémoires, aux identités nationales et aux liens familiaux. Ce récit d'apprentissage questionne notre manière d'habiter le monde, de le penser et d'y agir.
Si l'art de policer une ville possède une longue histoire, il connaît aujourd'hui un certain raffinement : il y a mille moyens de tenir la rue propre et bien ordonnée. De l'interdiction d'un marché populaire en centre-ville aux politiques de réfection de la voirie, en passant par la répression des Gilets jaunes et la lutte contre les graffitis, une même bataille se répète, inlassablement : faire plier les corps réfractaires, radier leurs mots, invisibiliser les présences indésirables, gommer leurs gestes et leurs traces. En dessinant ce que la métropole cherche à effacer, ce livre en dresse une critique au ras du sol - et esquisse, en creux, ce qui tente de lui résister.
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Delfini Antonio ; Snoriguzzi Rafaël ; Boggio Emili
Plus gros chantier d'Europe au moment de sa construction, troisième quartier d'affaires de France, Euralille est célébré comme le signe réussi d'une nouvelle ère : celle qui devait permettre à un centre commercial, une gare et des immeubles de bureaux de propulser la ville de Lille dans le monde enchanté des métropoles européennes. Ce que l'on pourra reprocher à ses promoteurs, ce n'est pas simplement d'avoir accouché de l'un des complexes urbains les plus laids de son époque. C'est aussi d'avoir transformé ses habitants en consommateurs, maintenu l'emprise du patronat sur la ville, et réduit la politique à une petite affaire de notables sans idées. Euralille incarne une utopie rendue à son sens originel - soit la négation d'un lieu. Par-delà l'histoire des politiques qui balafrent une ancienne terre ouvrière, Contre Euralille dresse le procès de cette utopie métropolitaine qui modèle aujourd'hui Paris, Lyon, Marseille ou Toulouse, et sous couvert de laquelle les élites locales s'affairent à livrer la ville au bon vouloir du capital. Nourri d'archives et d'analyses critiques, ce livre esquisse des pistes pour refaire de la ville non pas l'espace des flux économiques, mais celui de ses habitants.