L'empire urbain de la finance. Pouvoir et inégalités à l'ère du capitalisme de gestion d'actifs
Guironnet Antoine ; Halbert Ludovic
AMSTERDAM
22,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782354802745
Quand les villes sont transformées en actifs financiers. Les métropoles sont les fronts pionniers d'une accumulation qui implique la transformation du cadre bâti en placements financiers. Si les liens de la finance et de la ville remontent au Second Empire, le capitalisme urbain connaît depuis les années 1990 une financiarisation frénétique sous la houlette de certains investisseurs institutionnels (fonds souverains, fonds de pension, caisses de retraite, compagnies d'assurance, sociétés foncières cotées en bourse) et de leurs intermédiaires (gérants de fonds, cabinets de conseil et d'avocats). Cette nouvelle élite, qui contrôle une masse considérable de capitaux, décide du futur des métropoles. Elle agit à différentes échelles, au niveau national, où elle joue de son influence auprès des acteurs politiques pour faire adopter des législations favorables à ses intérêts, mais aussi au niveau local, chez les promoteurs immobiliers, dans les mairies ou les agences d'urbanisme et de développement économique. D'autre part, les contreparties qu'elle attend pour ses investissements transforment non seulement les modalités politiques de la production des villes, mais aussi leur paysage social et matériel. Ces dernières sont ainsi devenues le reflet et le moteur d'un mode d'accumulation capitaliste branché sur la finance, qui marque en profondeur les politiques locales et alimente les inégalités territoriales. Par exemple, la concentration des capitaux dans des complexes d'affaires reproduit ad nauseam des quartiers standardisés et vides en dehors des horaires de travail. Elle contribue également à une surproduction d'immeubles de bureaux qui freine la construction de logements pourtant trop peu nombreux. En se fixant dans l'espace, la finance modifie concrètement la vie ordinaire. Ce livre novateur en fait la démonstration méthodique.
Résumé : Chaque année, le gratin de l'urbanisme se réunit à Cannes pour le plus grand salon immobilier au monde. Quelques mois avant les stars de cinéma, promoteurs anglais, fonds de pension américains, architectes japonais et élus des métropoles françaises foulent les marches du Palais des festivals. Mais à l'image du marché qu'il incarne, le salon déroule avant tout le tapis rouge aux grands investisseurs pour qui l'immobilier n'est qu'un placement financier. En nous plongeant dans les allées et les coulisses du Marché international des professionnels de l'immobilier (MIPIM), Au marché des métropoles donne à voir comment la financiarisation de la ville se joue à travers "l'accréditation" des territoires par les investisseurs. Cette enquête menée entre Cannes, Paris, Londres et Lyon dévoile le rôle de la finance dans la transformation de pans entiers de nos villes. Elle constitue une contribution inédite à la critique des rouages par lesquels le capital étend son pouvoir sur nos quotidiens.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.
Comment lutter contre l'évasion fiscale ? Les Français travaillent-ils moins que les autres ? L'IA va-t-elle vraiment doper la croissance ? Faut-il arrêter les énergies renouvelables ? La TVA sociale peut-elle sauver la Sécu ? Est-ce la fin de la mondialisation ? Voici quelques-unes des questions sur lesquelles Dominique Seux et Thomas Porcher débattent tous les vendredis matin sur France Inter depuis plus de deux ans. En réunissant une quarantaine de leurs chroniques, revues et actualisées, ce livre a pour but de permettre au lecteur de se forger sa propre opinion, de nourrir ses réflexions voire, quelquefois, de découvrir des sujets qu'il ne connaissait pas. Un ouvrage essentiel pour appréhender les problèmes économiques actuels qui vont alimenter la prochaine campagne présidentielle. A votre tour désormais de prendre part au débat !
Une histoire originale et puissante de la manière dont le capitalisme détruit les Etats-nations et la démocratie. Si l'on jette un rapide coup d'oeil à un planisphère, nous ne verrons qu'un patchwork d'Etats-nations. Et si notre réalité était tout autre ? La mondialisation a bouleversé l'ordre du monde, entraînant un foisonnement de nouvelles entités juridiques : paradis fiscaux, ports francs, cités-Etats, enclaves fermées et zones économiques spéciales. Au sein de ces nouveaux espaces libérés des formes ordinaires de réglementation, de taxation et d'obligations mutuelles, les fanatiques de l'ultracapitalisme échappent au pouvoir des gouvernements et au contrôle démocratique. Cette enquête magistrale sur les traces des libertariens radicaux à travers le monde nous mène de Hong Kong dans les années 1970 à l'Afrique du Sud à la fin de l'apartheid, du sud des Etats-Unis à la ville de Londres, et jusqu'au métavers, partout là où progresse de manière terrifiante le capitalisme sans la démocratie.
« La France n?a pas fait de réformes depuis plus de trente ans », « Notre modèle social est inefficace », « Le Code du travail empêche les entreprises d?embaucher », « Une autre politique économique, c?est finir comme le Venezuela » ; telles sont les affirmations ressassées en boucle depuis plus de trente ans par une petite élite bien à l?abri de ce qu?elle prétend nécessaire d?infliger au reste de la population.Quand ces idées ne semblent plus pouvoir faire l?objet du moindre débat, ce livre cherche justement à tordre le cou aux prétendues « vérités économiques ».Savez-vous qu?il y a eu plus de 165 réformes relatives au marché du travail depuis 2000 en France ? Que nous avons déjà connu une dette publique représentant 200 % du PIB ? Que plus de la moitié de la dépense publique profite au secteur privé ?Dans ce traité d?économie hérétique, Thomas Porcher nous offre une contre-argumentation précieuse pour ne plus accepter comme une fatalité ce que nous propose le discours dominant. Membre des Économistes atterrés, Thomas Porcher est docteur en économie à l?université Paris I Panthéon-Sorbonne et professeur associé à la Paris School of Business.Notes Biographiques : Membre des Économistes atterrés, Docteur en économie à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, Thomas Porcher est professeur associé à la Paris School of Business. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, notamment Introduction inquiète à la Macron-économie (Les petits matins), et de publications dans des revues académiques internationales.