L'âge d'or du capitalisme 1852 : Napoléon III est élu Empereur des Français. 1879 : Au lendemain de l'exposition de 1878 qui a démontré que la France, ayant pansé les blessures du désastre de 1870, a reconstitué ses forces vives, la démission du maréchal de Mac Mahon consacre l'établissement de la IIIe République. Entre ces deux dates, le capitalisme connaît, en France, un essor indiscuté. Les banques se multiplient, les chemins de fer se construisent à un rythme rapide ; les principales villes s'agrandissent et se modernisent, les grands magasins se développent ; le rôle de Paris s'accroît à la grande inquiétude de la province. Un tel bouleversement se traduit-il dans les moeurs et les habitudes ? Cette époque que l'on croit paisible voit la naissance du prolétariat urbain, les souffrances ouvrières, éprouvera l'atroce déchirement de la Commune. Cette société raisonnable et sévère connaîtra les frivolités de la fête impériale et la fièvre de l'affairisme. Mais, de temps en temps, cette image contrastée se corrige : la patrie retrouve un visage unanime; toujours jeune et naïf, le peuple de Paris se rend à Longchamp, voir la revue, rêver de revanche, proclamer son espérance de grandeur.Pierre GuiralPierre Guiral, agrégé ès lettres, est professeur honoraire à l'université de Provence, président à la Fédération historique de Provence. Il s'est surtout intéressé à l'opinion et à la presse françaises aux XIXe et XXe siècles ainsi qu'à l'histoire politique et sociale du XIXe siècle. En collaboration avec Guy Thuillier il a publié en 1978 La Vie Quotidienne des domestiques en France au XIXe siècle couronnée par l'Académie française.
Nombre de pages
265
Date de parution
04/10/1995
Poids
303g
Largeur
130mm
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EAN
9782012351882
Titre
L'âge d'or du capitalisme. 1852-1879
Auteur
Guiral Pierre
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
303
Date de parution
19951004
Nombre de pages
265,00 €
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Lorsque Thiers meurt en 1877 après avoir dominé plus d'un demi-siècle de vie politique, l'affliction est quasi unanime : la patrie vient de perdre un grand homme qui a voulu empêcher la guerre de 1870, a libéré le territoire, relevé la France en trois années et fondé la République. Mais cette image se dégrade vite : les statues que les municipalités ont décidé d'élever en son honneur sont bien rarement érigées. De nos jours, il apparaît comme un bourgeois étriqué et égoïste, un médiocre qui n'a jamais eu l'avenir à l'esprit, comme le massacreur allègre de la Commune. C'est oublier la figure du libéral de la Restauration de l'animateur des Trois Glorieuses, de l'apôtre de la liberté sous Louis-Philippe et Napoléon III, du brillant orateur, du journaliste à la plume meurtrière, de l'historien de très haut niveau (avec son Histoire du Consulat et de l'Empire, la première du genre), de l'ami des romantiques. De touts les hommes d'Etat du XIXème siècle, sans doute est-il celui qui en incarne le mieux les contradictions, les hésitations : ordre ou mouvement, progrès ou conservation ...
Né en Vendée en 1841, médecin de formation, député dès 1875, chef de la gauche radicale, il combattit la politique coloniale de Jules Ferry, prit fait et cause pour Dreyfus. Président du Conseil et ministre de l'Intérieur (1906-1909), il rompit avec les socialistes. De nouveau au pouvoir en 1917, il se consacra à la poursuite de la guerre et négocia en vainqueur le Traité de Versailles avant d'être écarté de la présidence de la République (1920). Le Tigre"continuera à se passionner pour la médecine: en 1884, quand la Chambre lui refuse la création d'une commission d'enquête sur Toulon touché par une épidémie de choléra, il part quand même, visite tous les hôpitaux de la ville et prend le pouls des cholériques. Précurseur de la médecine du travail, il se fera, encore, le héraut de la lutte contre l'alcoolisme populaire ou contre le manque d'hygiène aux armées, et créera le premier ministère du Travail en 1906. Journaliste enfin, l'on s'émerveille d'apprendre qu'au plus fort des batailles parlementaires il dirige un quotidien. Le personnage mythique et truculent aimait les femmes, les bons mots, les mondanités, les voyages..."
Pierre GuiralNé en 1909 à Marseille, agrégé de l'Université, docteur ès lettres, professeur honoraire à l'Université de Provence. Auteur de nombreux ouvrages sur la conquête de l'Algérie, la vie politique au XIXe siècle, la société française de 1815 à nos jours, il a publié La Vie quotidienne en France à l'âge d'or du capitalisme.Guy ThuillierNé en 1932, conseiller référendaire à la Cour des Comptes. Il a publié notamment en 1976 La Vie quotidienne dans les ministères au XIXe siècle. Et en 1979 : Regards sur la haute administration en France.Ils ont publié ensemble, en 1978 : La Vie quotidienne des Domestiques en France au XIXe siècle, qui a reçu le prix Broquette-Gonin de l'Académie française.La vie quotidienne des députés en France de 1871 à 1914 De 1871 à 1914, des hommes politiques de premier plan ont siégé au Palais-Bourbon. Mais si l'histoire a braqué ses projecteurs sur Jules Ferry Gambetta, Clemenceau, Jaurès, Poincaré, Briand, Caillaux... elle a, le plus souvent, laissé dans l'ombre le député moyen et celui-ci est mal connu, malgré ses fréquents contacts avec ses « chers électeurs ». Sa vie est épiée, ses paroles sont pesées, ses moindres déclarations examinées. Mais nul ne le regarde avec un oeil objectif. C'est donc ce qu'ont voulu faire les auteurs de ce livre en étudiant, grâce à une énorme documentation, rigoureusement analysée, la vie quotidienne des députés de 1871 à 1914. Qui avait le plus de chances d'être élu député ? Le propriétaire foncier, l'avocat, le médecin ? Comment devenait-on député ... Quel était le train de vie des députés ? Jusqu'à la loi de 1907 qui fait passer l'indemnité parlementaire de 9 000 francs à 15 000, le député qui n'avait pas de fortune vivait difficilement. Enfin, que représentait la Chambre pour le député ? Un club où les députés se tutoyaient ? Un théâtre où s'affrontaient les idéologies les plus opposées et les personnalités les plus fortes ? Les deux, pour Maurice Barrès, qui nous a laissé des pages inoubliables sur les houles de l'hémicycle au temps de Panama.
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.