L'irremplaçable expérience de l'explosion de la tête
Guinzburg Michael
GALLIMARD
16,25 €
Epuisé
EAN :9782070746507
Cashampton by the Sea, où Jackson Pollock est mort, où Pieter van Lukens, ami et condisciple de Pollock, vit et peint toujours, est une station balnéaire où se retrouvent les plus grosses fortunes du monde entier. Chargé par un éditeur japonais d'enquêter sur les activités picturales et sexuelles de Pollock pendant la dernière année de sa vie, Roger Lymon, critique d'art à la mode des années 80 - c'est-à-dire largement ignorant et carrément cupide -, s'y installe. Il vit chez John Dough, personnage mystérieux, multimillionnaire après avoir vendu chez Sotheby's des perles prétendument rapportées de Turquie... Dans le même temps, les riches succombent à un virus sexuellement transmissible qui leur fait éclater la tête. La complexité de l'intrigue répond à celle des idées, comme si, à l'instar d'Hegel, Guinzburg tentait de penser le monde. Le racisme, les camps nazis, l'arrogance de la fortune, la débauche, le cynisme, la bêtise, la cupidité, la bonne conscience, tout y est, même l'amour et l'amitié. Mais le plus important peut-être est l'interrogation sur l'art. Pollock, mort pauvre en 1956, était-il le dernier artiste digne de ce nom ? L'action painting, dont la technique consistait à déjouer la suprématie du raisonnement, marque-t-elle la fin de l'art ...
Nombre de pages
328
Date de parution
22/04/1997
Poids
334g
Largeur
138mm
Plus d'informations
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EAN
9782070746507
Titre
L'irremplaçable expérience de l'explosion de la tête
Auteur
Guinzburg Michael
Editeur
GALLIMARD
Largeur
138
Poids
334
Date de parution
19970422
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Nu et seul. La brève vie de Frankie Lawrence se résume à ces deux mots. Nu et seul au début, enfermé chez lui, tandis que sa mère va travailler. Nu et seul à la fin, dans une cellule du couloir de la mort. Entre les deux, le meurtre d'un camarade de jeu, la maison de correction et la violence, la rue, le trafic de drogue, et comme toujours chez Guinzburg, la découverte des cadavres cachés dans les placards maternels. Entre les règlements de comptes d'une hallucinante sauvagerie et la lutte permanente pour garder le pouvoir, Frankie, le gangster en rouge, n'arrivera jamais à retrouver l'amour et la tendresse qu'il avait fugitivement entrevus...
«Je m'appelle Ed et je suis un sale crétin alcoolique et drogué.»Cette phrase, qui ouvre le roman, revient comme un leitmotiv, d'une brutalité sans appel. Après avoir été quitté par sa femme et ses enfants, Ed tente de décrocher du crack et de l'alcool qui l'ont amené à la plus extrême déchéance. Il rejoint les rangs de «Drogues Dures Anonymes», une association semblable à un échantillonnage grotesque, pitoyable, terrifiant, de ce que New York peut compter de gens en perdition. Le programme de sevrage de l'association comporte douze étapes, mais Ed est pressé : aux grands maux, les grands remèdes, et le moyen qu'il a trouvé pour ne pas retomber dans les bras de «Scotty» (le crack, dans l'argot des drogués américains) le fait plonger dans une autre dépendance aussi sanglante que cocasse...
«Je m'appelle Ed et je suis un sale crétin alcoolique et drogué.»Cette phrase, qui ouvre le roman, revient comme un leitmotiv, d'une brutalité sans appel. Après avoir été quitté par sa femme et ses enfants, Ed tente de décrocher du crack et de l'alcool qui l'ont amené à la plus extrême déchéance. Il rejoint les rangs de «Drogues Dures Anonymes», une association semblable à un échantillonnage grotesque, pitoyable, terrifiant, de ce que New York peut compter de gens en perdition. Le programme de sevrage de l'association comporte douze étapes, mais Ed est pressé : aux grands maux, les grands remèdes, et le moyen qu'il a trouvé pour ne pas retomber dans les bras de «Scotty» (le crack, dans l'argot des drogués américains) le fait plonger dans une autre dépendance aussi sanglante que cocasse...
La fonction du " plombier des âmes ", agent du service de renseignement d'une grosse organisation religieuse basée à Rome ? Purger les êtres des miasmes qui les font souffrir. Tirer la chasse... Ainsi, quand on accuse un jeune homme, orphelin élevé dans une institution religieuse, d'avoir tué la femme et la fille d'un gros producteur de foie gras, c'est le plombier des âmes qui obtient les aveux de celui qui a hébergé le jeune homme. Quand l'héritier du plus gros producteur britannique de viande de b?uf et de hamburgers décide d'épouser une génisse, c'est encore le plombier des âmes qui, forçant sa soeur à purifier son âme dans le train qui les conduit de Paris à Trouville, reconstitue l'incroyable histoire de la maladie de la vache folle... Une importante baisse de la fréquentation de Lourdes ? Et le plombier des âmes se retrouve dans les égouts de Paris, à la recherche des Merdistes - secte fondée à la Libération par d'anciens résistants aussi réfractaires aux Américains qu'aux Allemands... Il y a de la rage et de la fureur dans ce roman de Guinzburg. L'ombre de la mort plane sur les hommes. Dans un monde que dominent, pêle-mêle, le goût de l'argent, la passion du rentable, du profitable, un monde qui ouvre la porte au cynisme le plus fou, seul l'amour - l'amour des femmes - et peut-être la souffrance - la souffrance du semblable - peuvent nous faire revivre.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.