Vertige du jeu. La société française et les jeux d'argent (1776-1933)
Guillet François
CHAMP VALLON
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EAN :9791026714002
Les jeux d'argent forment un trait caractéristique de la civilisation urbaine du XIXe siècle, dont les maisons de jeu du Palais-Royal, avec leur public mêlé, sont le symbole et constituent un motif familier de la littérature. Face à l'importance du phénomène, les contemporains ont eu le sentiment d'une invasion ludique, marquée par la multiplication des lieux, des institutions et des formes de jeux, et par l'ampleur de la contagion parmi la population. Vertige du jeu retrace l'histoire des jeux, dont l'Etat tente de tirer profit par le lancement de la loterie en 1776 ou la création de la ferme des jeux, c'est-à-dire d'un réseau de maisons de jeu contrôlé par les autorités, sous le Directoire. Il prend aussi pour objet l'histoire de la sociabilité ludique, qui concerne tant les ouvriers que la haute société de cette époque, et des émotions des joueurs, qui expérimentent le thrill ludique et acceptent le risque de la ruine au cours d'une épreuve qui atteste leur qualité d'homme et représente une des conditions de leur intégration sociale. Il entend enfin étudier la question du jeu, une question morale, sociale et politique, qui agite les cercles du pouvoir, les instances religieuses et les sociétés de philanthropie, et fait réfléchir nombre d'observateurs, dont les médecins, qui l'inscrivent au début du XIXe siècle dans la médecine des passions. Risque pour la stabilité de l'ordre social, générateur de crimes et de délits, le jeu consume celui ou celle qui s'y adonne. Il devient ainsi un des aspects les plus sombres de la modernité et le joueur une des figures contemporaines de la souffrance morale.
Nombre de pages
432
Date de parution
06/02/2026
Poids
680g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791026714002
Auteur
Guillet François
Editeur
CHAMP VALLON
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155
Date de parution
20260206
Nombre de pages
432,00 €
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Le développement durable est sur le devant de la scène et s'annonce comme l'un des chantiers du siècle. Déployer le développement durable, dans ses différentes dimensions économiques, sociétales et environnementales, conduit à mobiliser toutes les fonctions de l'entreprise et en particulier la fonction ressources humaines. Faire co-exister réussite économique, intégrité environnementale et justice sociale, en associant les parties prenantes internes et externes, et en évitant le greenwashing, les décalages entre les discours et les réalisations pratiques, représente autant de défis pour une fonction ressources humaines renouvelée. C'est à ces défis que s'attaquent les 15 études de cas présentées dans cet ouvrage. Les cas explorent en profondeur, via des situations concrètes, les problèmes auxquels les ressources humaines se trouvent confrontées. Tous les cas sont tirés de situations réelles. Plusieurs d'entre eux portent le nom original de l'entreprise ou l'organisation traitée, d'autres utilisent des noms d'emprunt. Les cas concernent aussi bien de grandes entreprises ou organisations que des petites et moyennes entreprises, dans des secteurs d'activités variés, dans un cadre français ou international.
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Tenant des carnets (un journal ?) depuis la jeunesse, je n'y ai jamais écrit que par spasmes, par bouffées, et dans une sorte d'état d'urgence. Brusques afflux de souvenirs, rêves ou lectures pareillement commentés, ce double qui n'a cessé de m'accompagner est bien aussi projet, que le livre entrevu ait abouti ou non, et interrogation sur ce projet même. Aussi m'a-t-il semblé que je ne pouvais extraire des fragments de ce long flux tout ensemble intermittent et proliférant sans tenter d'y introduire au moins un fil d'Ariane. Si le thème de la mémoire, chez l'être de souvenir qu'est, par définition presque, l'autobiographe, s'est imposé à moi, c'est que la mémoire m'est longtemps apparue comme la dépositaire de l'être même. Souvent, il va sans dire, ces plongées ou ces visitations fortuites s'accompagnent d'une réflexion sur la littérature. Au naïf émerveillement des premières années ici retenues - contemporaines de L'Adoration et s'aventurant à tâtons vers Le Retour - succède assez vite un soupçon qui, dû pour la plus grande part à la cruelle expérience de la mère internée, et qui va s'accusant dans ces pages mêmes, est tout près de s'en prendre au chant longtemps tenu pour " doré " d'une mémoire qui, par places traversée de nostalgie, entend bien pourtant ne se confondre avec aucun " passéisme ", sans cesse au contraire jouaillé, dénoncé que, pratiquement dès le début, est ce dernier. " J. B.
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