Je comptais souvent le nombre des sillons labourés au cours de l'attelée, supputant, par comparaison au travail des jours précédents, quand viendrait l'heure de partir. En arrivant à la bouchure dans laquelle s'ouvrait la barrière ou ?claie? du champ, j'épiais à la dérobée la physionomie de l'aîné - presque toujours impénétrable, - et je devais retourner les boeufs, faire un long tour encore, au bout duquel m'attendait une nouvelle déception plus profonde de toute la croissance de mon espoir. D'ailleurs, le plus souvent, mon parrain attendait pour partir qu'on appelât de la maison : car il n'avait pas de montre et, par les temps sans soleil, rien ne pouvait le régler que la besogne accomplie ou le degré de faim qu'accusait son estomac. À cause de l'éloignement des villages, nous entendions même rarement la sonnerie de l'angélus de midi qui, arrivant juste au milieu de la tâche quotidienne, aurait pu nous donner une indication." Cette édition réunit les quinze premiers chapitres de La vie d'un simple, roman de la vie rurale, d'une vie rurale au XIXe siècle, par Émile Guillaumin, écrivain, paysan, figure essentielle de la "littérature prolétarienne".
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Nombre de pages
144
Date de parution
11/06/2026
Poids
100g
Largeur
108mm
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EAN
9782073147288
Auteur
Guillaumin Emile
Editeur
FOLIO
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108
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20260611
Nombre de pages
144,00 €
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La Vie d'un simple est un livre qui vient du fond du peuple, chose bien rare, et du fond du peuple paysan, chose unique... D'un grand-père conteur d'histoires il tint le goût de conter, et il eut le courage d'ajouter au labeur paysan un labeur d'écrivain. Le plus bel exemple d'homme de lettres pratiquant le deuxième métier, c'est Emile Guillaumin qui le donne... Le Bourbonnais est loin, et la rumeur parisienne nous distrait d'y connaître et d'y entendre un juste. Mais la rumeur est chose passagère, la valeur ne passe pas, et Emile Guillaumin est sûr d'occuper, dans l'histoire de notre peuple, une place où il est indispensable et seul.
La première biographie consacrée au fascinant duo Depuis "Temps X", dans les années 1980 et leurs combinaisons argentées, ils sont restés les mêmes... ou presque. Inclassables, loufoques et déroutants, Igor et Grichka Bogdanov semblent tout droits sortis de la quatrième dimension. Leur carrière ponctuée de scandales et leur stupéfiante transformation physique se conjuguent pour une étrange odyssée. S'ils parviennent à poursuivre leur carrière sur le petit écran depuis 1974, c'est par la fascination que les deux jumeaux les plus célèbres du PAF continuent d'exercer. Leur possible "immortalité", leur QI inégalé et leur intrigante métamorphose sont autant de mystères qu'ils entretiennent. Etat civil, diplômes, réseaux : le sympathique duo a créé une nébuleuse impénétrable. Ces Dorian Gray cathodiques, qui approchent des soixante-dix ans sans prendre une ride, soignent leur étrangeté pour séduire les foules et pénétrer les sphères du pouvoir. Car la galaxie des "Bogda" s'étend de Luc Ferry à Carla Bruni, d'Edmonde Charles-Roux à Pierre Sarkozy en passant par Cyril Hanouna. Incontestables phénomènes de librairie, ces vulgarisateurs sont pourtant désavoués par la communauté scientifique, qui dénonce des chercheurs d'opérette, aux thèses aussi ahurissantes que leur look. Derrière des dehors romanesques, élevés dans un château du Moyen Age, ces chevaliers sans peur mais non sans reproches maîtrisent les pirouettes et brouillent les pistes depuis 40 ans.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys