Malgré des histoires différentes, les côtes atlantiques et méditerranéennes ont bien des points communs. Lignes de contact par excellence, le littoral, quel qu'il soit, voit se côtoyer le marin et le terrien, parfois confondus en un seul individu. Les littoraux peuvent être côtes inhospitalières et désertes, petits bourgs à la fois ports de pêche et marchés locaux ou encore grandes villes vouées au négoce et à l'industrie. Des évolutions profondes ont eu lieu avec une diversification des activités et si la vie littorale fait la part belle aux traditions, l'innovation technique y a souvent été fort brutale en impliquant le renouvellement complet des acteurs. La diversité des situations et des angles d'approche fait toute la richesse de ce volume.
Nombre de pages
369
Date de parution
20/03/2002
Poids
480g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782735504954
Titre
La vie littorale
Auteur
Guillaume Pierre
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
145
Poids
480
Date de parution
20020320
Nombre de pages
369,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Entre l'histoire préconiale, privilégiée aujourd'hui par certains, et l'histoire actuelle du tiers-monde, se situe l'histoire de la colonisation, partie intégrante du passé de l'ex-colonisateur comme de l'ex-colonisé. Le partage du monde, de 1815 à la Seconde Guerre mondiale, en empires coloniaux suscite des rivalités qui pèsent sur les relations internationales. Qu'il s'agisse des empires anglais, français, belge, hollandais, portugais, de l'expansion allemande, italienne ou russe, du partage de l'Asie des moussons, de l'impérialisme américain, l'explication du fait colonial n'est jamais simple : les motifs et les conditions de la conquête en transforment profondément le sens. Mais, avec toutes les nuances qu'implique la diversité des situations, un système transparaît à travers les vicissitudes de la pénétration européenne, de l'administration coloniale, de la mise en valeur du monde d'outre-mer. L'activité missionnaire, l'exploration géographique, les vagues migratoires et les transferts de main-d'oeuvre, la nature des échanges économiques et le choix des investissements y jouent leur rôle. Ce système colonial est démantelé à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La colonisation appartient désormais au passé. Elle ne relève plus de la condamnation ni de la justification, mais de la compréhension historique, que cette seconde édition entièrement refondue s'efforce d'argumenter et de faire entendre.
Sans prétendre en analyser tous les aspects, ce volume tend à montrer la grande diversité des modes de vie caraïbes, due à l'éclatement insulaire, à l'hétérogénéité des héritages coloniaux, à la multiplicité des influences qui s'exercent sur eux aujourd'hui. Dans le panorama proposé, les Antilles françaises ont une place privilégiée. Ce qui s'y fait, ce qui s'y vit, est marqué par l'influence métropolitaine mais est une adaptation à un contexte économique, social, culturel, original. Ce n'est pas là un monde immobile, mais un monde qui évolue à ses propres rythmes. C'est un univers culturel qui assimile ses multiples emprunts, avec l'espoir d'un épanouissement des individus tout aussi physique, avec une attention poussée accordée au corps, qu'intellectuel, avec la reconnaissance espérée d'une identité créole.
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.