Le philosophe et théologien anglais Guillaume d'Ockham (v. 1 285-134 ?) a développé une théorie de la connaissance forte et originale à l'intérieure de laquelle il opère une distinction capitale entre intuition et abstraction. Le présent ouvrage offre la toute première traduction française des textes dans lesquels le Venerabilis Inceptor expose sa pensée au sujet des connaissances intuitive et abstractive. L'étude philosophique qui accompagne cette traduction inédite comporte une mise en contexte théorique et une analyse des concepts clefs de la doctrine ockhamienne de la " duplex notitia incomplexa ", ainsi qu'une discussion de quelques questions cruciales que celle-ci soulève, notamment : les données sensorielles suffisent-elles à la formation de jugements intellectuels ? A quelles conditions une intuition est-elle naturellement produite ? Quelles sont les implications gnoséologiques de l'intuition du non-existant ? Quel rapport la connaissance abstractioe entretient-elle avec la singularité et l'existence de son objet ...
Date de parution
27/04/2006
Poids
255g
Largeur
180mm
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EAN
9782711618064
Titre
INTUITION ET ABSTRACTION
ISBN
2711618064
Auteur
GUILLAUME D OCKHAM
Editeur
VRIN
Largeur
180
Poids
255
Date de parution
20060427
Nombre de pages
0,00 €
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Dans son Traité sur la prédestination et la prescience divine des futurs contingents, Guillaume d'Ockham aborde une question déjà largement disputée, à laquelle il donne une "solution" à la fois traditionnelle et originale. Traditionnelle, parce qu'il défend l'idée d'une compatibilité de la science divine du futur, et même du choix divin des destinées individuelles, avec la liberté de chaque homme. Originale, parce que le principe de sa solution réside dans une distinction de deux sortes de passés: un passé dur, et un passé souple. Cette conception s'étend à la considération des rapports entre la grâce et la liberté, et entre l'élection divine et le mérite, qui, contrairement à certaines interprétations reçues, le situe à l'opposé de Pélage comme de Luther.
Dans les deux traités Sur la quantité et Sur le corps du Christ, Guillaume d'Ockham, philosophe anglais connu pour son nominalisme, répond à des détracteurs qui l'accusent de défendre des thèses métaphysiques incompatibles avec la doctrine catholique de la présence réelle du corps du Christ dans l'hostie lors du sacrement de l'Eucharistie...
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.