L'ère du coaching. Critique d'une violence euphémisée
Guilhaume Geneviève
SYLLEPSE
11,00 €
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EAN :9782849502068
Place à l'ère du coaching! Promouvoir le développement professionnel et personnel, favoriser l'épanouissement au travail, accroître les potentialités individuelles pour obtenir des performances plus élevées dans le management ou dans la conduite de projets... Telles sont les captivantes promesses des consultants coaches. S'étendant aujourd'hui à tous les domaines de la vie privée et publique, le coaching, d'abord institué dans le sport, envahit peu à peu le monde des affaires et celui de l'entreprise. Pourquoi cette emprise? Le coaching offre à chacun de nous l'hypothétique fantasme de pouvoir se dépasser, d'aller au-delà de ses limites voire de réaliser ses rêves les plus intimes! C'est fort de ces aspirations individuelles que les consultants coaches oeuvrent à légitimer des dispositifs de. management et de communication contribuant au développement de stratégies d'adaptation et de flexibilité. A charge pour les managers coachés de s'accommoder d'une violence euphémisée tant dans les finalités, les objectifs mis en rouvre que dans les méthodes utilisées. Comment y sont-ils préparés? Quelle conscience ont-ils des paradoxes de leur situation? Développent-ils des pratiques de résistance face à ces nouvelles formes de domination? La plume acérée de l'auteur fournit au lecteur des réponses aussi sensées qu'engagées. Biographie de l'auteur Geneviève Guilhaume est enseignante à l'Université Paris 13. Membre associé du Labsic (laboratoire des sciences de l'information et de la communication, Université Paris 13). Responsable du master en formation continue Communication et ressources humaines.
Nombre de pages
145
Date de parution
05/03/2009
Poids
174g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782849502068
Titre
L'ère du coaching. Critique d'une violence euphémisée
Auteur
Guilhaume Geneviève
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
130
Poids
174
Date de parution
20090305
Nombre de pages
145,00 €
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Ce qui nous reste du "Père" Bugeaud ou du "dangereux fanatique Abd el-Kader" fait-il partie de ce que l'on peut nommer un récit légendaire ? Peut-on aborder sérieusement le sens des discours xénophobes si l'on ne prend pas de recul sur l' "histoire" coloniale écrite par nos Ancêtres ? Quels sont les effets pervers de l'universalisme dans un contexte colonial ? Voilà quelques-unes des questions motrices qui ont conduit cette recherche. Concernant l'Algérie coloniale, et à partir d'une certaine époque, l'historien chercha à "démystifier" une pseudo-vérité historique. Complémentairement, l'anthropologue s'intéresse plutôt ici au discours qui est produit sur les faits. En s'attachant à déterminer comment les groupes sociaux produisent le sens de leur propre histoire, l'auteur, qui se positionne dans cette démarche, a donc cherché à "démystifier" le sens qui est ainsi attribué à l' "histoire" des groupes. Dans cette perspective, l'ouvrage se donne pour objectif principal d'apporter des hypothèses sur les fondements de la mémoire collective coloniale, ainsi que sur l'évolution de celle-ci.
Alexandre, le chef incomparable, est mort à trente-trois ans, et on ne sait ce qui est le plus admirable entre les prodigieux exploits qu'il a réalisés et les prodigieux projets qu'il allait entreprendre.
A travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.
Au travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.
Y a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.