Eduquer la nation en Ethiopie. Ecole, Etat et identités dans le Wolaita (1941-1991)
Guidi Pierre ; Rogers Rebecca
PU RENNES
30,00 €
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EAN :9782753576810
À travers les dynamiques scolaires de la région éthiopienne du Wolaita, ce livre retrace l'histoire de l'État-nation à partir de ses marges, dans la seconde moitié du XXe siècle. De la monarchie de droit divin de Haylä Sellasé au régime militaire marxiste-léniniste du Därg, il s'intéresse aux manières dont les habitants d'une région incorporée à la fin du XIXe siècle ont réagi face à leur situation dominée au sein de l'ensemble national, en négociant avec l'institution scolaire - ses idéologies successives, ses savoirs, ses langues d'enseignement, ses pratiques de pouvoir - pour prendre place dans la communauté politique. En s'attachant aux sentiments d'appartenances quotidiens et au nationalisme ordinaire tel que manifestés dans les dynamiques scolaires, ce livre témoigne de la façon dont les nations sont construites et remodelées dans l'interaction et les tensions entre divers groupes sociaux et l'État. Par ailleurs, les manières dont les gouvernements éthiopiens se sont approprié les modèles scolaires nord-américain puis soviétique offrent un regard particulier les positionnements changeants de l'Éthiopie vis-à-vis du monde extérieur dans le contexte de la Guerre Froide, ainsi que les formes de traductions à l'oeuvre jusqu'à l'échelle locale. Mettant en scène une multiplicité d'acteurs - femmes et hommes, urbains diplômés et paysans, fonctionnaires nationaux et locaux, coopérants nord-américains du Peace Corps et conseillers est-allemands, missionnaires catholiques et protestants - ce livre s'adresse à une audience plus large que celle des seuls éthiopisants.
Nombre de pages
350
Date de parution
11/06/2020
Poids
552g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753576810
Titre
Eduquer la nation en Ethiopie. Ecole, Etat et identités dans le Wolaita (1941-1991)
Auteur
Guidi Pierre ; Rogers Rebecca
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
552
Date de parution
20200611
Nombre de pages
350,00 €
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
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