Machiavel avait pensé le premier ce qu'on a appelé plus tard " l'autonomie du politique ". Mais, peut-être parce qu'il était lui-même un homme politique manqué, il n'avait pas su penser de façon aussi originale que Francesco Guicciardini ce qu'on peut appeler " l'autonomie de l'homme politique " : le Prince reste une exception à l'horizon duquel pointe toujours, au-delà des situations de crises, le législateur et les " ordres bons ". Frappé par la crise du Sac de Rome et le réveil de la république florentine, Guichardin comprend que la politique est la gestion d'une crise constante, et il lui revient de faire le portrait du gestionnaire, sorte d'ancêtre des " grands commis ". Lucidité, que la critique, malheureusement qualifiera de pessimisme ou de cynisme inacceptable, mais qui s'appuye sur les trois piliers de l'armée, de la diplomatie et des officiers d'Etat. Guichardin avait déjà d'ailleurs eu l'expérience directe de ces trois formes de pratiques politiques. Aboutissement d'une réflexion politique et d'une réflexion théorique et ébauche d'un travail qui donnera naissance à l'historiographie moderne, les " Avertissements politiques " de Guichardin méritaient d'être enfin traduits en français...
Date de parution
05/09/1988
Poids
225g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204029070
Titre
Avertissements politiques. 1512-1530
Auteur
Guicciardini Francesco
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
225
Date de parution
19880905
Nombre de pages
0,00 €
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En 1530, Francesco Guicciardini (ou Guichardin, 1483-1540) entreprend de rédiger des "considérations" consacrées aux Discours sur la première décade de Tite-Live. Le texte de Guicciardini est volontairement sélectif, et reprend un dialogue interrompu trois ans plus tôt par la mort de Machiavel. Dans ses remarques, parfois sévères, Guicciardini souligne d'abord ce qui le sépare de l'auteur du Prince : il ne partage pas sa confiance immodérée dans les solutions extrêmes et son goût pour les ruptures ou les "moyens extraordinaires". Au nom d'un pragmatisme tempéré, il se méfie des abstractions ou dès séduisantes analogies dont peut être porteur l'exemple de la république romaine. Les propositions de son compatriote et ami sont ainsi passées au crible d'une analyse qui entend toujours partir de la distinction systématique des cas et des conjonctures. Mais, si les réponses peuvent varier, le constat et le questionnement sont identiques car les deux hommes politiques savent que la vieille république florentine doit être réformée : les institutions communales ne peuvent plus répondre aux défis des temps présents ni aux nécessités des temps de guerre. Dans l'articulation des analyses des deux penseurs florentins émergent une réflexion politique et une façon d'écrire l'Histoire inédites. Contemporaine et immédiate, une nouvelle rationalité est dès lors fondée. Ni humaniste, ni thomiste, ni mercantile, elle est appelée à traduire la complexité de la réalité et la violence inéluctable du gouvernement. Jean-Louis Fournel, Centre de Recherche sur la Pensée Politique Italienne.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.
La Traduction Oecuménique de la Bible (TOB), publiée en 1975, a marqué un tournant dans la longue histoire de la traduction de la Bible. Pour la première fois au monde, des biblistes catholiques, protestants et orthodoxes travaillaient ensemble pour produire une traduction moderne dont la fiabilité et le sérieux sont aujourd'hui reconnus par tous. La Bible TOB a bénéficié depuis d'importantes révisions, en 1988 et 2004, proposant un texte plus précis et harmonieux et prenant en compte les avancées de la recherche biblique. Cette édition 2010 comprend de nouvelles actualisations des notes et introductions, avec quelques corrections de la traduction. Elle porte la même exigence de clarté de la langue et de fidélité au texte source. La TOB 2010 constitue aussi un événement éditorial et oecuménique sans précédent: pour la première fois dans l'histoire de la Bible en langue française, elle intègre un ensemble supplémentaire de six livres deutérocanoniques en usage dans la liturgie des Eglises orthodoxes 3 et 4 Esdras, 3 et 4 Maccabées, le Psaume 151, la Prière de Manassé. Avec des introductions générales, une introduction à chaque livre, des notes essentielles sur les particularités du texte, un tableau chronologique, un tableau synoptique, un glossaire et huit cartes couleur, la TOB 2010 est tout indiquée pour se plonger dans les récits plusieurs fois millénaires de la Bible, tels qu'ils ont été reçus dans les diverses traditions juives et chrétiennes.