Connexions N° 118, 2023-1 : Vivre et penser la participation. regards croisés pour une autre interve
Guerra Giovanni ; Pinel Jean-Pierre
ERES
26,50 €
Épuisé
EAN :9782749277363
Traversé par des changements d'ordre institutionnel, organisationnel et doctrinal, le travail social est en pleine mutation. Dans les années 2000, les nouvelles politiques sociales impulsent une culture managériale que les établissements sont sommés d'intégrer. La commande publique tend à plus de contrôle et cherche à orienter les missions des travailleurs sociaux vers des logiques sécuritaires. Dans le même temps, la tendance est au renforcement du pouvoir d'agir des populations, les professionnels sont incités à prendre en compte leurs aspirations, leurs capacités individuelles ou collectives et leur implication dans les actions. Après la loi 2002 qui pose les jalons d'un management participatif élargi aux usagers, le décret du 6 mai 2017, précisant la nature des savoirs placés au coeur du travail social, fixe les attentes et les perceptions des bénéficiaires comme point nodal de l'intervention. Encadré par la doctrine managériale, l'impératif de participation est cependant loin d'être une évidence. C'est une autre relation entre science et action qu'il s'agit de construire. Trois thèmes composent ce numéro centré sur les rapports entre travail social et participation, dont l'ambition est de croiser les analyses de différents acteurs concernés (personnes sollicitées dans le cadre de dispositifs de participation, professionnels et chercheurs) : 1. La participation instrumentale - leurre managérial -, ses dispositifs concrets et types d'assujettissement ; 2. La participation émancipatrice et ses finalités, à travers ses pratiques, expérimentations et conceptualisations ; 3. Les leviers théoriques, méthodologiques et épistémologiques permettant une critique revisitée et de nouvelles formes de lutte.
Nombre de pages
225
Date de parution
25/05/2023
Poids
392g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782749277363
Titre
Connexions N° 118, 2023-1 : Vivre et penser la participation. regards croisés pour une autre interve
Auteur
Guerra Giovanni ; Pinel Jean-Pierre
Editeur
ERES
Largeur
160
Poids
392
Date de parution
20230525
Nombre de pages
225,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qu'est-ce que la confiance en temps de pandémie ? Les réunions pluri-professionnelles, temps de relance de la pensée. La traduction aux frontières : un paradigme transdisciplinaire du travail de construction de la pensée. Croire ou Penser ? Confiance et aliénation. Restaurer de la confiance... en chassant les fantômes. Enquête sur un épistémicide - Cold case rouvert par les épistémologies du Sud. Le psychanalyse peut-il avoir confiance en ses patients ? Et si les adultes acceptaient que les enfants prennent la parole ? Une confiance critique verrait le jour. Trame schématique du parcours administratif et psychologique obligé des demandeurs d'asile et des conséquences possibles de l'échec à ces démarches. Quand le bâtiment va, tout va... Mais à qui donc passer la queue du Mistigri ? Des traces de l'utopie dans la groupalité, de la psychothérapie institutionnelle à la créolité du groupe. Ecouter ou entendre la musique ?
Tarkovski Andreï ; Chiaramonte Giovanni ; Guerra T
La photographie à développement instantanée accompagne Andreï Tarkovski dans la dernière partie de son oeuvre : en Russie lorsqu'il mûrit la décision de quitter pour toujours sa patrie, et en Italie, lorsqu'il tourne, avec Tonino Guerra, Temps de voyage et Nostalghia, en cherchant un lieu où se construire une demeure pouvant accueillir non seulement sa femme Larissa, en exil avec lui, mais aussi son fils Andreï, resté douloureusement loin, otage du pouvoir soviétique.De ces polaroids en couleurs, pourtant de petite dimension, jaillissent toute la force et la douceur de la lumière qui les a modelés à travers les yeux et le coeur de l'auteur. Si l'on se penche vers eux avec attention, alors on peut y percevoir l'univers profondément personnel de Tarkovski. Un univers que Dominique Fernandez qualifie de "nostalgie de ce qui n'est pas tout à fait de ce monde, de ce qui renvoie aux conditions incertaines où toute chose flotte et part à la dérive..."
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Aujourd'hui, de plus en plus de personnes sont aidées sous influence, sous injonction, sous contrainte. Sans qu'ils ne l'aient réellement voulu ou demandé, nombre de nos concitoyens sont invités, voire convoqués chez des éducateurs, travailleurs sociaux ou psychologues (que l'injonction soit médicale, administrative ou judiciaire). Véritable oxymore, l'aide contrainte trouve sa justification dans la protection des enfants, des adolescents, des femmes battues, des personnes fragiles, des aînés... La gestion de toute déviance, de toute délinquance, y conduit inéluctablement, ce dont témoigne le glissement législatif tant en Suisse, qu'en France, en Belgique ou encore au Québec. A travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit l'inconfort de la position des "aidants" professionnels et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Pour dépasser ce paradoxe, les intervenants sociaux doivent envisager des changements profonds dans leurs approches, leurs méthodologies. Ce livre ouvre des pistes de réflexion sur l'étendue des possibles et la création de nouvelles marges de manoeuvre. Il présente sans complaisance les démarches alternatives mises en oeuvre au sein du centre d'intervention psycho-médico-social Carpe, dans lesquelles ni le juge, ni les parents, ni les enfants ne sont disqualifiés.
Résumé : Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.